Combretum cacoucia est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Combretaceae. Il s'agit de l'espèce type du genre Combretum Loefl. C'est une liane arbustive néotropicale.
En Guyane, il est connu sous les noms de Queue de ara, Liane poison (Créole), Kaawu arib (Palikur), Rabo-de-arara, Yoyoca (Portugais).
Au Suriname, on l'appelle Vreemoesoe-wisie (Sranan tongo), Sekema (Karib), Jalimino (Arawak), ou encore Fremusunoto, Yanman, Ravetere, Puspustere.
On la nomme Jaroomany, Yanman, Bat-bane, Wild almond au Guyana, Sanajorro au Venezuela, et Rabo de arara au Brésil.
Description Combretum cacoucia est une liane ligneuse montant jusqu'à avec une tige atteignant jusqu'à de diamètre, ou parfois un arbuste haut jusqu'à .
Il porte des trichomes glandulaires pédonculés, longs de , à tige unisériée de 6-14 cellules, et à tête obovoïde de . Combretum cacoucia se distingue par ses longs épis rigides de grandes fleurs zygomorphes, et ses longs fruits à 5 côtes.
Les feuilles sont opposées ou plus ou moins alternes sur l'axe floral, en dessous de l'épi, herbacées à subcoriaces, mesurant , de forme large, elliptique à oblongue-ovale, à l'apex courtement acuminé, et à base arrondie à légèrement cordée. Elles sont souvent finement verruqueuses et plus ou moins pubescentes avec de nombreuses glandes pédonculées le long des nervures de la face inférieur, en dessous peu à très peu mais parfois modérément sur les nervures surtout en dessous, et des glandes pédonculées sont clairsemées au-dessus. Le pétiole est long de , pubescent à densément pubescent, avec des glandes pédonculées rares à fréquentes et non lépidotées. Les 5-9 paires de nervures secondaires sont généralement eucamptodrome ou eu-camptodrome-brochidodrome.
Les inflorescences sont simples, en épis terminaux ou axillaires, allongés; de , à tiges feuillées jusqu'à la base de l'épi. Le rachis est très trapu, densément pubescent à tomenteux, avec de minuscules glandes pédonculées rares à fréquentes, et dépourvues d'écailles peltées. Les bractées foliacées sont linéaires-lancéolées, bien visibles, atteignant aux nœuds inférieurs.
Les fleurs rouges, pentamères, mesurent (du rachis à l'apex des sépales), et sont plus ou moins zygomorphes. L'hypanthe inférieur est long de , pour de diamètre. L'hypanthe supérieur est profondément incurvé-cupuliforme à infundibuliforme, mesurant , et plus ou moins densément pubescent l'intérieur. Le pédicelle de de long rétrécie au cou, densément pubescente, glandes pédonculées très rares à fréquentes. Les 5 lobes du calice sont dressés, longs de , de forme triangulaire à étroite, l'apex aigu. Les 5 pétales (rarement 4) sont dressés, de forme obovale à étroite ou elliptiques à large, mesurant , plus ou moins exsertes à l'anthèse, l'apex aigu à subaigu, pubescent sur les deux faces. Les 10 étamines, sont bien exsertes, avec des filets longs de . Le disque est bien développé, épais, avec les marges formant une crête en anneau qui ferme presque le réceptacle supérieur, étroitement appliqué à la base du style, densément pubescent au bord, long de , avec une portion libre sur environ de long, exserts jusqu'aux filets, glabres ou pubescents à la base, et contenant 3-4 ovules.
Les fruits à 5 crêtes, longs de pour de large, sont de forme elliptique en vue latérale, à apex progressivement effilé à étroitement arrondi puis obtus, à base progressivement effilée en pseudostipe long d'environ , densément pubescents (avec de nombreuses glandes pédonculées) devenant subglabres avec l'âge.
Taxonomie Les espèces alliées les plus proches se trouvent en Afrique tropicale occidentale.
Les relations phylogénétiques de Combretum cacoucia au sein de sa famille ont été étudiées.
Répartition Combretum cacoucia est présent en Amérique centrale du Bélize et du Guatemala au Panama et jusqu'à la Colombie en passant par le Honduras, le Nicaragua, le Costa Rica, et sur la côte atlantique de l'est du Venezuela au sud du delta de l'Amazone au nord-est du Pará (Brésil), en passant par le Guyana, le Suriname, et la Guyane, avec une disjonction sur au moins à travers la Colombie et le Venezuela.
Écologie Combretum cacoucia est une liane commune des végétations ripicoles en Guyane, et dans les forêts anciennes inondées, les forêts marécageuses riveraines ou lacustres, dans les végétations d'arrière-mangrove, les marécages de plaine, et les forêts secondaires, en bord de routes et dans la savane broussailleuse, autour de d'altitude au Venezuela.
Utilisation vignette|gauche |Fruits de Combretum cacoucia Les Palikur brûlent les graines vénéneuses de Combretum cacoucia séchées pour enfumer les colonies et faire fuir les chauves-souris des habitations.
Au nord-ouest du Guyana, les Amérindiens pulvérisent la poudre de graines séchées sur les poulets, pour éloigner les Desmodus (chauve-souris hématophages)
L'ingestion des fruits de Combretum cacoucia provoque principalement d'abondants vomissements, probablement en raison de la teneur des Combretum en saponines triterpéniques.
Selon les croyances populaires de la région de Belém (Pará), les fleurs de Combretum Cacoucia ont la réputation d'être toxiques (sans preuve chimique pour étayer cette affirmation). On a signalé la présence de caféine et de tanins dans le genre Combretum.
Combretum cacoucia contient des substances (tanins) aux propriétés antioxydantes et protectrices contre les UV-B.
Protologue vignette|gauche |Combretum cacoucia par Aublet (1775) Planche 179 : L'on a un peu groſſi les détails de la fleur ; le fruit eſt de groſſeur naturelle. - 1. Ovaire. Bouton de fleur. - 2. Ovaire. Calice. - 3. Ovaire. Fleur épanouie. - 4. Étamine. - 5. Corolle ouverte. Pétales. Étamines. Ovaire. Style. - 6. Pétale. - 7. Amande. - 8. Capſule coupée en travers. - 9. Capſule. - 10. Feuille de grandeur naturelle. En 1775, le botaniste Aublet propose le protologue suivant :
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Liste des plantes décrites par Fusée-Aublet
Liens externes
cacoucia Catégorie:Espèce de Combretaceae (nom scientifique) Catégorie:Végétation tropicale américaine Catégorie:Arbre en Guyane Catégorie:Dicotylédone de Guyane Catégorie:Plante décrite par Aublet