André Genet, né le à LyonArchives municipales de Lyon, arrondissement, année 1914, acte de naissance , cote 2E3727 et mort pour la France le à Châtenois, est un militaire français, Compagnon de la Libération. Jeune médecin mobilisé au début de la seconde guerre mondiale, il décide de se rallier à la France libre en 1940 et participe aux combats en Afrique et en Italie puis prend part à la libération de la France au cours de laquelle il est tué au combat.
Biographie
Jeunesse et engagement
Fils d'ophtalmologiste, André Genet naît le à Lyon. Suivant les traces paternelles, il étudie à la faculté de médecine de Lyon et devient externe des hôpitaux.
Seconde Guerre mondiale
Mobilisé en 1939 au moment du déclenchement de la seconde guerre mondiale avec le grade d'aspirant-médecin auxiliaire, il est affecté au printemps 1940 au bataillon de chasseurs alpins ( BCA) avec lequel il participe à la campagne de Norvège. De retour de Scandinavie, le BCA s'arrête en Angleterre où il apprend l'armistice du 22 juin 1940. Désireux de poursuivre la lutte, André Genet se rallie à la France libre le et, engagé dans les forces françaises libres, est affecté au bataillon de chasseurs de Camberley. Promu médecin-sous-lieutenant, il est muté à la demi-brigade de légion étrangère ( DBLE) en et y exerce la fonction de médecin-chef du bataillon. Au début de l'année 1941, il prend part à la campagne d'Érythrée et participe à la bataille de Keren.
Promu médecin-lieutenant en , il passe du au bataillon de la DBLE, toujours en tant que médecin-chef. Il participe à la guerre du désert en Libye et est blessé par balle au bras dans la nuit du 10 au lors de la bataille de Bir Hakeim. Passé au bataillon en , il est promu médecin-capitaine en est engagé dans la campagne de Tunisie. Le , au sein de la division françaises libre ( DFL) dans laquelle a été intégrée la DBLE, il débarque à Naples et prend part à la campagne d'Italie. Il débarque en Provence le , et participe à la libération de la France.
Le , au cours de la bataille d'Alsace, André Genet participe sous le feu ennemi au brancardage des hommes blessés lors des combats de Illhaeusern. Grièvement blessé par un éclat d'obus, il est évacué à Châtenois où il est hospitalisé à l'hôpital complémentaire . Il y meurt des suites de ses blessures le . D'abord inhumé au cimetière militaire provisoire de Châtenois, il est ensuite ré-inhumé à Ceyzérieu, dans l'Ain.
Décorations
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Chevalier de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationPar décret du 2 juin 1943Croix de guerre 1939-1945Médaille des blessés de guerreMédaille colonialeAvec agrafes "Érythrée", "Libye" et "Bir Hakeim"
Hommages
La promotion 2016 de l'école de santé des armées a été baptisée en son honneur. À Trèves, son nom a été donné à un hôpital militaire des forces françaises en Allemagne. À Lyon, son nom est inscrit sur une plaque commémorative dans une cour de l'Hôtel-Dieu. À Ceyzérieu, son nom est inscrit sur le monument aux Morts de la commune. À Puyloubier, son nom est inscrit sur le monument aux Morts du carré des légionnaires dans le cimetière communal. À Paris, son nom est inscrit sur une plaque commémorative à la faculté de médecine Paris-Descartes.
Références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes
Ordre de la Libération Libération de la France
Liens externes
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