Armand Malaise, né le à Landrichamps dans les Ardennes, et mort en mission le à Lonny (Ardennes), était un directeur d'école, un militant socialiste et un résistant français pendant la Seconde Guerre mondiale..
Biographie
Armand Homère Malaise est né à Landrichamps le Archives départementales des Ardennes. Registres d'Etat civil de la commune de Landrichamps : naissance mariage décès 1883 - 1903. Cote 2 E 247/4. Document numérisé en ligne . Il est le fils d'Auguste Joseph Malaise, ouvrier d'usine, et de Marie Henriette Lambert, couturière.
Ses père et mère sont tous deux originaires de Belgique. Auguste Joseph Malaise est né à Felenne, village situé le long de la frontière française, à quelques kilomètres de Landrichamps, et Marie Henriette Lambert est née à Liège. Ils obtiendront ensuite la nationalité française le 11 mai 1927 par un décret de naturalisationArchives nationales de Pierrefitte-sur-Seine. Décrets de naturalisation de l'année 1927. Cote BB/34/459. Document numérisé en ligne..
Armand Malaise entre à l’École normale d’instituteurs de Charleville en 1904, et devient instituteur en 1907.
Il se marie une première fois, à l'âge de 19 ans, à la mairie de Les Hautes-Rivières le 26 septembre 1908 avec Marie Catherine Zélie StéveninArchives départementales des Ardennes. Registres d'Etat civil de la commune de Les Hautes-Rivières, 1903 - 1909. Cote 2 E218 12. Document numérisé en ligne . Il est alors instituteur, domicilié à Fromelennes.
Il est instituteur en poste à Revin en 1913 et en 1914, années de naissance de deux de ses enfantsArchives départementales des Ardennes. Registres d'Etat civil de la commune de Revin, 1913 - 1924 [en ligne]. Cote 2 E363 25..
Le 1er août 1914, Armand Malaise est mobilisé et incorporé au 148 ème régiment d'infanterie. Il participe aux combats du début de la Première Guerre mondiale, notamment à Charleroi et à Dinant. Le 21 septembre 1914, il est capturé à Laon par l'armée allemandeArchives départementales des Ardennes. Registres matricules [en ligne]. Cote : 1908, 1R 213. , et reste ensuite prisonnier en Allemagne jusqu'à la fin du conflit (Prisonniers de guerre de la Première Guerre mondiale en Allemagne). Sa captivité se déroule au camp de Sennelager, à proximité de la ville de Paderborn. Après l'armistice du 11 novembre 1918 et la capitulation, il est rapatrié à Amiens le 16 janvier 1919.
A son retour, il retrouve sa famille et occupe un nouveau poste d'instituteur à Brognon (Ardennes), puis à Hannappes jusqu'en 1925, date à laquelle il est nommé à CharlevilleL'Ardennais [journal]. Article paru le 16 novembre 1944 (pages 1-2). BNF Gallica [en ligne]..
Armand Malaise devient secrétaire général de la section des Ardennes de la CGT, et est nommé directeur d'école.
Résistance (1941-1944)
À la suite de son refus de travailler pour la préfecture de La Roche-sur-Yon en 1941, il démissionne et subit des représailles du gouvernement de Vichy.
De retour ensuite dans les Ardennes, il organise en 1942 la mise en place du mouvement Libération-Nord dans ce départementhttps://maitron.fr/malaise-armand-homere/, notice MALAISE Armand, [Homère]. par Didier Bigorgne, version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 7 octobre 2024.. Il sert dans les Forces françaises de l'intérieur du 11 janvier 1943 au 04 janvier 1944Archives départementales des Ardennes. Registres matricules [en ligne]. Cote : 1908, 1R 213., jour de son décès. Il meurt accidentellement lors d'une tempête de neige le à Lonny (Ardennes), alors qu'il revenait d'une mission.
Hommages et postérité
Une place de Nouvion-sur-Meuse porte le nom d'Armand Malaise ; et son nom est inscrit également sur le monument aux morts des instituteurs ardennais, situé place de la gare à Charleville-Mézières.
La commune de La Francheville inaugure un nouveau terrain de sport le dimanche 20 juillet 1947 : le stade Armand MalaiseL'Ardennais [journal]. Article paru le 21 juillet 1947 (page 2). BNF Gallica [en ligne]..
En 1981, le lycée d'enseignement professionnel du Bois Fortant (Charleville-Mézières) devient le lycée Armand Malaisehttp://www.lp-charles-de-gonzague.websco.fr/ADI/files/users/HISTORIQUE/historique%20CDG.pdf. Il conserve ce nom jusqu'en 2018.
Postérité familiale
Marguerite Pierquet (1897-1976), seconde épouse d'Armand Malaise, poursuit au moment de la Libération, en 1944, le combat mené par son mari. Elle est élue secrétaire générale du comité syndical des instituteurs le 21 décembre 1944https://maitron.fr/malaise-marguerite-nee-pierquet-marguerite-marie/, notice MALAISE Marguerite [née PIERQUET Marguerite, Marie] par Didier Bigorgne, version mise en ligne le 19 avril 2012, dernière modification le 7 octobre 2024..
Notes et références
Catégorie:Naissance en novembre 1888 Catégorie:Naissance dans les Ardennes Catégorie:Résistant français Catégorie:Décès en janvier 1944 Catégorie:Décès dans les Ardennes Catégorie:Décès à 55 ans Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette