Les Chattonellaceae sont une famille d'algues de l'embranchement des Ochrophyta de la classe des Raphidophyceae et de l’ordre des Chattonellales.
Étymologie Le nom vient de l’ancien genre type Chattonella, dédié au biologiste français Édouard Chatton.
Description Le genre type Chattonella se présente sous forme de cellules solitaires, de tailles diverses (longueur 12 à 140 μm), globulaires ou ovoïdes, ou bien arrondies à l’avant et effilés à l’arrière, éventuellement un peu aplaties latéralement ou dorso-ventralement, fragiles et déformables. Deux flagelles, originaires d’un vestibule situé un peu au-dessous de l’apex (par convention ventralement) ; l’un des flagelles portant des mastigonèmesMastigonème : fibrilles implantées sur le flagelle, faisant ressembler à un peigne l'ensemble flagelle et fibrilles. et dirigé vers l’avant, l’autre lisse, vers l’arrière et peu actif.
Les chloroplastes sont nombreux, périphériques, discoïdes, colorés en vert ou en jaune-brun (couleur variable selon la proportion de pigments de type caroténoïde), chacun pourvu d’un pyrénoïde. On note la présence de mucocystesMucocyste : type d'extrusome (organite susceptible d'être éjecté, comme les trichocystes), mucilagineux, ayant une fonction protectrice contre (par exemple) les toxines, et éventuellement impliqué dans la formation de kystes. et de nombreux petits globules lipidiques à la périphérie. La forme générale de la cellule et, notamment, la présence d’un effilement postérieur (« queue ») sont variables chez une même espèces selon les conditions du milieu. Des stades immobiles ont été observés.
Les flagelles sont dans un sillon qui n’a rien de commun avec celui des dinoflagellés ; mais la morphologie et la fonction de l’appareil flagellaire ressemble à celui des péridiniens.
Distribution Le genre type Chattonella est exclusivement marin et néritique, souvent responsable d’« eaux rouges » sans toxicité signalée.
Cependant des floraisons massives de Chattonella subsalsa, combiné avec d'autres espèces d'algues microscopiques, semblent avoir un effet nocif sur la faune d'un estuaire du Brésil, la Baie de Guanabara T.V. Viana Massive Blooms of Chattonella subsalsa Biecheler (Raphidophyceae) in a Hypereutrophic, Tropical Estuary—Guanabara Bay, Brazil. Front. Mar. Sci., Volume 6, 2019 : lire en ligne.
Liste des genres Selon : Entomosigma J.Schiller, 1925 Heterosigma Y.Hada ex Y.Hara & M.Chihara, 1987 Oltmannsia Schiller, 1925
Selon : Chattonella B.Biecheler, 1936 genre type Espèce holotype : Chattonella subsalsa B.Biecheler, 1936 Biecheler, B. (1936). Sur une Chloromonadine nouvelle d'eau saumatre Chattonella subsalsa n. gen., n. sp.. Archives de Zoologie Experimental et Générale tome 78: 79-83 : lire en ligne Fibrocapsa S.Toriumi & H.Takano, 1973 Heterosigma Y.Hada ex Y.Hara & M.Chihara, 1987 Olisthodiscus N.Carter, 1937 Oltmannsia Schiller, 1925
Systématique L’ancien genre type Chattonella B.Biecheler, 1936, a été ajouté à la famille des Vacuolariaceae.
Notes et références Notes
Références
Liens externes
Images Chattonella antiqua, Ch. ovata, Ch. marina, Ch. subsalsa et Ch. minima in G. Attaran-Fariman, C. Bolch. Morphology and genetic affinities of a novel Chattonella isolate (Raphidophyceae) isolated from Iran’s south coast (Oman Sea). Turkish Journal of Botany, 2017 : télécharger en ligne.
Catégorie:Raphidophyceae Catégorie:Famille d'algues (nom scientifique) Catégorie:Nom botanique créé d'après un nom propre