Le temple gallo-romain de Cahors est un édifice cultuel antique de type construit dans la ville de , aujourd'hui Cahors dans le département français du Lot.

Ce grand temple de type à de de diamètre extérieur est probablement construit dans la seconde moitié du et abandonné trois siècles plus tard. Il semble voué au culte de , déesse tutélaire de la ville.

Ses vestiges sont fouillés en 2002 lors de travaux de remaniement de l'hôpital de Cahors et ré-enfouis après étude.

Localisation vignette|gauche|Plan partiel de Divona Cadurcorum sous le Haut-Empire. Le temple est construit dans la partie occidentale de , dans le méandre du Lot ; assez proche de la rivière, il est élevé sur un podium qui le préserve des inondations. Son péribole semble s'inscrire dans une limitée au nord par le , au sud par un autre et à l'ouest par un ; seule la voie qui le longerait à l'est n'est pas identifiée à son niveau. Un grand ensemble monumental est constitué au sud du , avec d'ouest en est le grand temple, le et l'amphithéâtre.

Dans la ville moderne, les vestiges du temple sont enfouis sous les bâtiments les plus occidentaux du centre hospitalier, vers l'angle formé par l'avenue Jean-Jaurès et le rue du président-Wilson.

Histoire Le premier indice d'occupation du site est la présence d'un habitant de l'époque d'Auguste ou de Tibère, associé à des tronçons de voirie. Très vite, dès les années 50 de notre ère, une réorganisation urbaine a lieu avec l'édification d'un monument public non identifié mais pourvu d'un imposant portique. Le grand temple à ronde appartient à la troisième phase de construction ; postérieure aux précédentes, elle ne peut pas être plus précisément datée en raison de l'arasement extrême des maçonneries du temple. C'est peut-être dans ce temple qu'est transféré le culte de la déesse tutélaire de la ville , jusque là célébrée sur l'autre rive du Lot, presque en face du temple.

Le temple est peut être abandonné dans la seconde moitié du comme les grands monuments antiques de la ville qui se resserre sur son flanc oriental. Le site est alors, au fil du temps, soigneusement débarrassé de ses pierres jusqu'au niveau des fondations et recouvert de près de de terre. Le temple, qui est invisible et n'est mentionné dans aucun écrit, est totalement oublié.

Ce sont des travaux de réaménagement de l'hôpital de Cahors qui révèlent, en 2002, la présence des soubassements de ce temple même si des sondages réalisés trois ans plus tôt ont montré la présence de structures antiques, alors non identifiées, dans le secteur.

Description vignette|Proposition de restitution du temple de Barzan. Le temple de Cahors est un à circulaire le rapprochant du temple du moulin du Fâ à Barzan, de la tour de Vésone à Périgueux et dans une moindre mesure du temple gallo-romain de Tours, ce dernier ne possédant pas de galerie de circulation entourant la . Environ à circulaire sont recensés en Gaule au .

La mesure de diamètre extérieur ; elle s'ouvre à l'est sur un pronaos large de et profond d'au moins . Elle est entourée d'un péristyle de de diamètre qui ménage entre la et lui-même une galerie large de formant un déambulatoire. L'ensemble occupe le centre d'un péribole dont les dimensions exactes ne peuvent être précisées mais peuvent être évaluées à ; il est certainement pourvu intérieurement d'une galerie à portiques. En raison de la disparition totale des élévations des murs, la hauteur des différentes composantes ne peut être appréhendée, pas plus que l'ordonnancement des probables colonnades qui ornent le pronaos et bordent la galerie du péristyle. Les fouilles ont livré de nombreux débris de marbre des Pyrénées pouvant provenir des placages qui décoraient les murs et/ou le sol du temple.

En 2004, Christian Darles, croisant les données archéologiques de Cahors avec les travaux sur d'autres temples d'architecture comparable, propose deux restitutions du temple de Cahors basées soit sur le temple de Barzan, soit sur celui de Périgueux.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie . . . .

Articles connexes

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