Les mandarines de Jeju sont une population indigène d'agrumes coréens de Jeju, île où il existe une longue tradition de culture et d'obtention d'agrumes qui remonterait à la période des Trois Royaumes de Corée, du au . L'île est toujours le centre de la production coréenne d'agrumes, on parle aussi d'agrumes de Jeju pour désigner plus généralement divers agrumes qui y sont produits dont les introductions étrangères. vignette|Petite mandarine Onju (Seogwipo) 126 variétés d'agrumes ont été identifiées sur l'île de Jeju, 90 % de la production totale actuelle (2019) est constituée de mandarine x satsuma (C. reticulata subsp. unshiu), traditionnellement les mandarines de Jeju étaient des petits fruits qui évoquent les proches agrumes d'Okinawa.
Dénomination , en chinois les agrumes de Jeju ou mandarine de Jeju. Le terme mandarine est générique, les hybridations sont nombreuses et complexes, ces plantes étaient traditionnellement reproduites par semis.
vignette|Jeju se trouve sur la route de migration des mandarines et kumquats vers le nord-est depuis la Chine
Histoire Il est rapporté qu'en 476, le roi Munju du royaume de Baekje, un des 3 royaumes de la péninsule directement au nord de Jeju, se vit offrir des mandarines du royaume de Tamna aujourd'hui l'île de Jeju. Le fruit était utilisé lors des cérémonies en l'honneur des ancêtres, à des fins médicinales et comme fruit décoratif. Les annales de la dynastie Joseon (1412 et 13) mentionnent la plantation à Suncheon et à Jeolla-do de centaines de mandariniers en provenance de Jeju. En 1421, sont cités les cultivars kōji (C. x reticulata) ou C. benikoji hort. ex Tanaka, le pamplemoussier (C. maxima), la mandarine Dongting ( (C. erythrosa ou C. x reticulata var. erythrosa)célèbre en Chine sous les Song, la mandarine Ponkan (), la mandarine verte , coréen , en 1455 le kumquat en coréen , la mandarine des montagnes (Fortunella hindsii) petit kumquat sauvage de Hongkong. En 1702, le Tamna Sunryokdo inventorie à Jeju de . gauche|vignette|198x198px|에밀 타케, Emile Joseph Taquet, botaniste qui vécut à Jeju est à l'origine de la grande culture moderne des agrumes de Jeju. La grande culture des agrumes commence dans les années 1910 début de la colonisation japonaise. En 1911, le prêtre et botaniste français Émile-Joseph Taquet (1973-1952, en coréen), a introduit et cultive 15 mandarines et tangors améliorés du Japon, on sait que l'introduction d'une satsuma de Kumamoto résulte d'un échange qu'il a réalisé contre le cerisier royal à floraison éclatante (Prunus serrulata) coréen, il est à l'origine des plantations actuelles. Le premier mandarinier Hagyul (mandarine d'été) qu'il a planté à Seogwipo au pied de l'église catholique en 1911 est un Natsumikan (C. x natsudaidai). Le Centre culturel Seogwipo a réalisé (2021) un jardin d'Emile Take de plantes de Jeju en souvenir de son travail. L'Institut Emile Taquet de recherche sur les végétaux à Cheongdo-gun perpétue son travail.
Les agrumes d'origine locale
Mandarines Cultivars traditionnels :
Mandarine Koji (C. benikoji hort. ex Tanaka), est un tangor d'un bel oranger, le fruit décoratif mais pas agréable au gout.
Byungkyool, Byeong-tangerine (C. platymamma hort. ex Tanaka) du chinois et mandarine, qui est un tangelo d'environ . Wonjin Lee la mentionne en en 1653 sous le nom de . 2 arbres de ce cultivar âgés de ont été inscrits Monument naturel coréen. Outre la pulpe on utilise la peau séchée en chenpi pour les tisanes. Sâdhu, Sadoogam (C. pseudogulgul hort . ex Shirai) est un tangelo proche du précédent (C. suavissima hort. ex Tanaka) également un tangelo. En chinois la mandarine ougan anciennement Ouyue (Pays de l'est de l'Ou) dans le Zejiang où elle serait cultivée depuis .vignette|mini mandarines C. leiocarpa
La mandarine Koji (C. leiocarpa Yu. Tanaka), en chinois et en japonais parfois mentionnée originaire du Japon, très petit fruit orange vif, hybride de Koji Sp C18 pollinisé par Tachibana-C .
vignette|mandarine Ou|gauche진귤 mandarine Jingeul, jingyul (C. sunki (Hayata) hort. ex Tanaka) , trois arbres de plus de situés dans une cour familiale Kang. Il appartient à la génération de la famille de Kang Gye-nam (1574-1632)
La mandarine verte (C. × nippokoreana Tanaka ), chinois fruit d'environ qui reste vert tout l'hiver et devient oranger en mars. Aigrelet. Une importante monographie lui est consacrée par Institut spécial de technologie agricole de la province autonome de Jeju. Le sirop de mandarine verte s'obtient en macérant de fines tranches dans du sucre on en fait des boissons et des sauces.
Punkyool (C. × tangerina var Pyeongyul ou bien C. reticulata)
(C. × tachibana (Makino) Tanaka), cette petite mandarine est signalée généralisé à Okinawa, beaucoup de pépins, les arbres sont couverts de fruits.
vignette|Thé de dangyuja (dangyuja-ade), hybride de pomelo qui ressemble à un yuzu|gauche
Pomelos Le daengyuji Dangyûja, chinois . Variété de pomelo de forme et de saveur similaires au yuzu, Le fruit est utilisé principalement pour le thé dangyuja-cha (thé dangyuja). L'ethnomédecine lui donne une action préventive et curative du rhume, de diverses affections gastro-intestinales. Dongui Bogam, un livre médical encyclopédique publié en 1613, écrit que les dangyujas peuvent aider à détoxifier et purifier l' estomac, traiter l'intoxication alcoolique et stimuler un manque d'appétit.
Agrumes naturalisés Une publication sur les plantes sauvages de Jeju (2013) donne la présence des agrumes suivants: Gwanggyul ( C. aurantium), Dongjeaonggyulnam (C. erythrosa), Palsak (C. hassaku) utilisé aussi en thé, Yujanamu (C. junos le yuzu), (C. platymamma), Dangyujanamu (C. tenuissima) utilisé aussi fermenté, Geumgam (Kumquat margarita). vignette|Petites mandarines juteuses pour accompagner une grillade
Nouvelles obtentions Jeju National Institute of Agriculture and Technology a un programme d'hybridation, de culture et de sélection d'agrumes nouveaux. Parmi les plus cultivées :
Hwanggeumhyang, hybride des tangor Hallabong et Cheonhyehyang (2019) le fruit est rond, plus gros que les mandarines usuelles et peu sucré, Hyang rouge, Redhyang, hybride de Hallabong et Noji hybride de kanpei ou kanpei japonais, le tangor Cheonhyehyang le parfum qui atteint le ciel, tangor de pleine saison est le Setoka japonais introduit au début des années 2000.
Autres agrumes cultivés Il existe de nombreuses introductions modernes d'agrumes japonais: Yuzu (C. × junos Siebold et Tanaka), Hallabong, le dekopon introduit en 1990, etc.
La culture des agrumes à Jeju vignette|Musée des agrumes de Seogwipo à Jeju. La production coréenne (2020) est de en croissance tendancielle de l'an, la surface plantée est stable à (2020), elle est quasi intégralement localisée dans l'Ile de Jeju. Une partie est exportée vers la Russie.
L'île au climat de type méditerranéen reçoit de précipitations par an, niveau qui est défavorable à la maturation équilibrée des fruits. Les cultures de plein champ ( des cultures) sont donc conduites sur sol mulché de voiles en Tyvek blanc qui limitent l'humidité du sol et augmente la lumière reçue par l'arbre. La culture sous serre chauffée est largement diffusée.
Jeju possède un Musée des Agrumes équipé d'une serre où sont cultivés divers agrumes du monde entierhttps://m.visitjeju.net/en/detail/view?contentsid=CONT_000000000500019.
Notes et références
Voir aussi
Agrumes japonais, mandarine Koji Agrumes chinois Agrumes vietnamiens
Liens externes
Histoire des agrumes de Jeju sur le cite du Musée, avec illustrations d'époque dont un des 41 jardins de mandariniers coréens (Gyulim Pungak) sous la dynastie Joseon. Les hybridations contemporaines . Un livre en coréen de Jaejoon Lee, Le cadeau d'Emile Taquet, 2019, n'est pas encore traduit en français
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