Monique Laks est une ancienne enseignante de sociologie à Bordeaux et militante politique engagée pour l'indépendance de l'Algérie. Elle est née le à Paris et décédée le à Pessac.

Biographie alt=Photo en noir et blanc de Carthage et du golfe de Tunis. La photo est prise depuis une position en hauteur. Au premier plan on voit des agaves, au second plan des maisons et leurs toits, à l'arrière plan la mer et la silhouette d'une montagne.|gauche|vignette|Carthage et Golfe de Tunis dans les années 1950 Monique Laks s'installe en Tunisie à la fin des années 1950 pour rejoindre son compagnon Michel Mazière, déserteur de l'armée française pendant la guerre d'Algérie. Elle figure parmi les premiers étudiants de la licence de sociologie créée en 1959 à l'Institut des Hautes Études à Tunis. Elle mène par la suite des enquêtes pour le Centre d'Afrique du Nord de l'Institut de science économique appliquée. En 1964, elle publie deux ouvrages qui restituent les résultats de ses recherches, menées entre 1962 et 1963 sur les coopératives de tisserands et les travailleurs des chantiers en Tunisie. À partir de 1959, elle participe à la rédaction du journal El Moudjahid, organe de presse du FLN algérien. Elle alimente la rédaction en documentation sur la presse internationale.

C'est l'une des « pieds-rouges », nom donné aux militants de gauche qui s'installent en Algérie après son indépendance. Elle quitte Tunis en 1963 et devient chargée de cours en sociologie à Alger en tant que coopérante civile, tandis que son conjoint est assistant à la faculté de droit. Ils défendent le gouvernement d'Ahmed Ben Bella et les expériences d'autogestion qui ont lieu en Algérie à cette époque.

Comme d'autres soutiens d'Ahmed Ben Bella, ils sont emprisonnés en 1965 lors du coup d'État de Houari Boumédiène. Plusieurs des personnes arrêtées sont torturées par la police. Monique Laks aurait été violée par ses geôliers, et son compagnon Michel Mazière aurait également été torturé.

Dans la plupart des sources, Monique Laks et Michel Mazières sont considérés comme des militants trotskistes proches de Michel Pablo et de la Quatrième Internationale, bien que l'organe de presse la section française les déclare comme « inorganisés » au moment de leur arrestation en 1965. alt=Une du journal El Moudjahid, sous-titré : « La révolution par le peuple et pour le peuple ». L'image qui fait la couverture est une tour de télécommunication en contre-plongée, barrée d'une phrase : « Les algériens parlent aux algériens ». La couverture est sous-titrée « La voix de l'algérie »|vignette|Couverture d'El Moudjahid du 16 novembre 1959 En 1966, Monique Laks participe à la création de la revue Autogestion, aux côtés de Daniel Guérin, Georges Gurvitch ou encore Henri Lefebvre. Elle soutient en 1968 une thèse de doctorat à la Sorbonne sous la direction de Pierre George : . Elle en tire un livre publié en 1970 aux éditions de l'Atelier : . Son livre fait l'objet de plusieurs recensions négatives : dans la revue Études internationales, Autogestions et Le Mouvement social. Elle bénéficie cependant d'une lecture positive de la part d'Edwy Plenel sous son pseudonyme Joseph Krasny dans Quatrième internationale.

Elle devient par la suite enseignante en sociologie à l'université Bordeaux-II où elle continue à travailler sur l'Algérie.

Ouvrages

Notes et références

Annexes Bibliographie

Articles connexes Gilbert Naccache (écrivain) François Cerutti Pieds-rouges Ahmed Ben Bella Lilia Ben Salem Autogestion Guerre d'Algérie

Liens externes

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