L'amphithéâtre de Reims est un amphithéâtre romain construit au dans la ville de désignée à l'époque augustéenne comme la capitale de la province de Gaule Belgique, aujourd'hui Reims dans le département français de la Marne.

Cet amphithéâtre, dont les derniers vestiges en élévation disparaissent vers le milieu du , est édifié au nord de la ville antique, presque en bordure de la voie se dirigeant vers Boulogne-sur-Mer. Sa redécouverte au milieu des années 2000 à la faveur de travaux urbains permet de fixer ses dimensions à mais aucune précision sur son architecture ne peut être fournie.

Localisation vignette|gauche|L'amphithéâtre dans un plan moderne de Reims. Sa localisation, assez bien estimée d'après des plans du , a pu être précisée grâce aux fouilles réalisées lors des travaux du tramway.

L'amphithéâtre se situe aux limites nord de la ville antique, orienté sur le quadrillage urbain (grand axe dans le sens des ), non loin du qui se dirige vers (Boulogne-sur-Mer) et qui passe à l'est du monument après avoir franchi la porte de Mars ; à l'époque contemporaine, ce est sensiblement recouvert par l'avenue de Laon. Un autre passe à l'ouest de l'amphithéâtre, presque à l'emplacement de la rue Marie-Clémence-Fouriaux. Deux autres voies antiques, perpendiculaires aux précédentes, finissent de circonscrire l'îlot : la rue du Mont-d'arène au sud et une voie construite dans l'axe de la rue Maillefer au nord. Il constitue, avec la porte de Mars et un temple situé rue Belin, un ensemble monumental dans la partie nord de la ville antique.

Dans la topographie moderne de la ville, l'amphithéâtre se trouve au sud de l'église Saint-Thomas de Reims.

Histoire Chronologie du monument Le site était occupé avant la construction de l'amphithéâtre. Les premières traces d'aménagements consistent en trois fosses et un fossé. Ce fossé est rapidement comblé pour y construire des habitations, puis l'amphithéâtre y est édifié vers 15-.

L'architecture de l'amphithéâtre et sa date de construction demeurent pourtant largement méconnues ; si la date proposée par les fouilles de 2007 est confirmée, le monument de Reims appartiendrait à la première « vague » d'amphithéâtres construits en Gaule, comme ceux de Lyon ou de Saintes, même si la découverte d'un sesterce d'Hadrien en 1855 dans les environs s'accorde mal avec cette hypothèse.

Des vestiges sont encore visibles dans le paysage durant l’époque médiévale et moderne ; des découvertes faites lors de la réurbanisation du quartier au permettent de retrouver la trace de ce monument.

Mentions anciennes vignette|Plan de Reims antique par Narcisse Brunette. Un manuscrit évoque la vie à Reims au et mentionne le « temple des Trois Piliers » en ruines, en réalité l'amphithéâtre. Au , une charte cite « les Arènes » et au le toponyme « le Mont d'Arène » est évoqué. Les ruines servant de carrière au et le dernier vestige en élévation, consistant en un massif de craie, est arasé « quelques années avant 1878 »..

À la suite des travaux de construction de l'église Saint-Thomas construite sur ses plans, l'architecte Narcisse Brunette signale en 1861 la découverte de « blocs de pierre portant des traces de moulures un pilastre portant une partie de son chapeau ionique, des bases d'un profil antique peu altéré, beaucoup de briques et de dalles en cliquart qu'on associe à l’amphithéâtre ». Brunette estime en outre, à partir de l'exemple pompéien, que la construction de l’amphithéâtre avait profité « d'un exhaussement naturel du terrain , qu'on avait évidé pour recevoir l'arène »..

Apports de l'opération du tramway Ce sont les fouilles liées à la construction de la première ligne du tramway de Reims, réalisées en 2007 et 2008, qui mettent au jour des vestiges de l'amphithéâtre..

La construction du tramway, qui traverse l'agglomération du nord au sud sur en empruntant notamment l'avenue de Laon, est l'occasion d'effectuer des recherches archéologiques sur , soit , dans le centre ancien. Les enjeux de ces fouilles sont majeurs pour la connaissance de la ville gauloise, gallo-romaine. À l'occasion de la création d'une nouvelle ligne de tramway en 2008, la municipalité rémoise a décidé la réfection du parvis et de la périphérie de l'église Saint-Thomas. Ce réaménagement a occasionné une fouille qui est partie intégrante de l'opération d'archéologie préventive d'ensemble..

Un de ses murs, curviligne, délimite une plateforme, constituée de couches de construction et de remblais, et fait face à un autre mur curviligne, beaucoup plus large, qui semble constituer le périmètre de la , la partie où se trouvent les gradins, de l'édifice. Ces deux portions de murs permettent la projection de l'ellipse de l'amphithéâtre et son positionnement dans la ville.

Description L'amphithéâtre mesure , son grand axe étant parallèle au , alors que des estimations faites en 1861 par Narcisse Brunette lui attribuaient une longueur de ..

Une partie du mur périmétral de la est identifié par la tranchée de récupération de sa maçonnerie, ainsi qu'une portion d'un mur qui semble délimiter une plateforme épousant, de manière élargie, la forme de l'amphithéâtre et remblayée de craie sur laquelle est construit le monument. Ces indications, fournies par les fouilles réalisées près de l'église Saint-Thomas, demeurent toutefois trop fragmentaires pour qu'une restitution du monument, en plan comme en élévation, puisse être proposée.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie . . . .

Articles connexes Liste d'amphithéâtres romains

Liens externes

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