Les sont un sous-groupe de la diaspora coréenne du Japon. Étymologiquement, les caractères chinois qui composent le mot japonais kankokujin signifient « personnes (人, jin) de Corée du Sud (韓国, Kankoku, littéralement État de Corée) ». En 2019, on estime que liés politiquement à la Corée du Sud vivraient au Japon de façon permanente.
Population coréenne au Japon
Avant l'annexion de la Corée Historiquement, les Coréens étaient indépendants économiquement et politiquement, jusqu'à ce que l'Empire coréen devienne un protectorat du Japon en 1905. Après l'annexion de la Corée, le , la population coréenne devint sujette japonaise : les habitants de la péninsule furent considérés comme résidents à part entière du Grand Japon et désignés comme « coréens » (韓, kan). +Nombre de Coréens au Japon de 1883 à 1912AnnéeCalendrier japonaisNombre 188316e année de Meiji1 616188417e année de Meiji1188518e année de Meiji1188619e année de Meiji0188720e année de Meiji6188821e année de Meiji7188922e année de Meiji8189023e année de Meiji9189124e année de Meiji6189225e année de Meiji5189326e année de Meiji7189427e année de Meiji7189528e année de Meiji12189629e année de Meiji1 919189730e année de Meiji155189831e année de Meiji7 171189932e année de Meiji188190033e année de Meiji1961901 34e année de Meiji355190235e année de Meiji236190336e année de Meiji224190437e année de Meiji233190538e année de Meiji303190639e année de Meiji254190740e année de Meiji459190841e année de Meiji459190942e année de Meiji790191043e année de Meijiaucun renseignement191144e année de Meiji252719121ère année de Taisho3171Nombre total20 325Moyenne totale par année1016,25
La guerre de Corée a entraîné une partition nord-sud.
Actuellement, les kankokujin sont au nombre de de façon permanente ou semi-permanente au Japon. En 2019, ils seraient la deuxième diaspora étrangère et asiatique du Japon en nombre de résidents après les Chinois (34,1 %) et avant les Vietnamiens (17,3 %).vignette|376x376px|Étrangers asiatiques au Japon en 2019|centré
Status
Associations des coréens du Japon Aujourd'hui, les kankokujin sont principalement représentés par le Mindan, une organisation proche politiquement de la Corée du Sud. Quant aux chosenjin, liés politiquement à la Corée du Nord, ils sont représentés par le Chongryon, l'Association générale des Coréens résidant au Japon. Actuellement, l'Union des résidents coréens du Japon réunit 65 % des 610 000 coréens du Japon. Ils sont la deuxième plus forte minorité de l'archipel nippon.
Racisme et discrimination
Racisme vignette|182x182px|Manifestation anti-coréenne organisée par le Zaitokukai à Tokyo. Les kankokujin, et les Coréens du Japon en général, sont confrontés à des actes racistes, notamment de la part du Parti Zaitokukai, « l’association des citoyens contre les privilèges spéciaux des Coréens du Japon ». Ce parti raciste est actif sur internet (avec les nationalistes Netto uyoku), et également physiquement en organisant fréquemment des manifestations publiques se tenant dans les quartiers coréens significatifs de Tokyo.
En 2016, la loi « Élimination des discours de haine » a été promulguée, et certains gouvernements locaux ont également pris des ordonnances pour réglementer les manifestations de haine. Bien que les manifestations diminuent, les accusations sur Internet augmentent et les médias japonais évoquent rarement la notion de discours de haine.
Discrimination En 1948, le Mindan fut créé pour préserver les intérêts des zainichi (plus tard les kankujin). À cette époque, il y avait beaucoup de discrimination envers les Coréens. En effet, beaucoup de secteurs professionnels leur étaient refusés, il était ainsi difficile de trouver un emploi acceptable. Les activités principales des Coréens du Japon étaient la récolte de ferraille, la gestion de restaurants yakiniku et l'industrie de crédit à la consommation. En conséquence, beaucoup des Coréens ayant fait des études académiques exercèrent diverses professions dans le monde du sport et de l'art et rémunérés à la performance ; tels que médecin sportif, joueurs de baseball
Jusqu'à il y a environ quarante ans, une personne ne pouvait travailler dans une entreprise japonaise si elle était d'origine coréenne. Un Coréen ne pouvait adhérer à aucun comité, club, louer un appartement et être garant. Une grande part d'entre eux cachèrent leur origine et leur nom coréen par un patronyme japonais, le shoshi-kamei.
Aujourd'hui, un grand nombre de Coréens désireraient vivre sous leur « vraie identité » mais ils préfèrent ne pas donner leur nom coréen par peur de xénophobie et refus d'emploi.
Histoire
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Chongryon et Mindan, associations de Coréens au Japon Coréens Corée du Sud
Liens externes original, L'empire du Japon et l'Asie de l'Est, l'Institut de recherches statistiques → p.55-56. original, L'empire du Japon et l'Asie de l'Est, l'Institut de recherches statistiques → p.61-62.
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