La Citroën-Kégresse P7T est une autochenille à propulseur Kégresse des années 1920, à usage militaire et civil.
La Citroën P7T est assez semblable au modèle P4T mais son propulseur est à entraînement positif. Équipée de chenilles en caoutchouc, elle est remplacée par la P7 bis à chenilles métallo-caoutchouc.
Conception La Citroën-Kégresse P7T reprend les caractéristiques du modèle P4T. Le moteur est le même, un Citroën 9 CV type B de 4 cylindres de , développant à .
Le propulseur est maintenant à entraînement positif : la poulie motrice est à l'avant. Cette inversion du propulseur évite le cabrage du véhicule au sommet des pentes. De plus, par rapport au P4T, le poids du véhicule n'est plus transmis aux quatre galets centraux par un essieu fixe mais par un essieu suspendu par un ressort à lames.
Le moteur consomme ( en tout terrain) et permet une vitesse maximale sur route de . Le véhicule pèse .
Historique gauche|vignette|Prototype P7T (type L) testé à Satory le . Quatre prototypes P7T sont envoyés au concours militaire de 1925 à Satory. Deux, numérotés 1 et 2, répondent au type L (voiture de liaison à quatre places et une charge utile de ) et deux, numérotés 3 et 4, au type R ( voiture de reconnaissance à six places dont deux sur strapontins et une charge utile de ). Les deux variantes diffèrent légèrement, notamment par le nombre d'éléments amovibles sur le radiateur du moteur (neuf sur le type L et dix sur le type R). C'est finalement le Berliet VPB à six roues qui est primé en mars.
vignette|Citroën P7T et sa remorque utilisée pour le transport de touristes à Deauville en 1926. Le modèle de série du P7T a une carrosserie simplifiée, semblable à celle du modèle P4T. Plusieurs types sont proposés au catalogue : initialement châssis nu, carrosserie plateforme, carrosserie type tourisme ou torpédo, puis également voiture sanitaire ou tracteur de péniche à partir de 1926. Le P7T est primé au concours d'endurance d'.
Sur la centaine de P7T produites, environ 60 sont achetées par l'Armée française. Elles sont carrossées, selon les contrats, en voitures de liaison tous terrains, voitures sanitaires tous terrains ou en tracteurs d'aviation. L'Armée portugaise achète par ailleurs quelques P7T de transport de troupes. La voiture de commandement d'escadron associée aux automitrailleuses P4T françaises envoyées au Levant est également équipée d'un propulseur P7T. Des tracteurs d'aviation P7T sont toujours en service au début de la Seconde Guerre mondiale.
Enfin, l'Armée française teste plusieurs Citroën à propulseur P7T mais à moteur Mors 15 CV, 4 cylindres () plus puissant. Un de ceux-ci est testé en juin- pour un concours de tracteurs d'artillerie légère. Acheté par l'Armée et mis en service au d'artillerie portée, il n'est finalement pas produit en série. Un P7T à moteur Mors 15 CV est également testé avec un affût quadruple de mitrailleuses de contre-avions. Enfin, un prototype d'automitrailleuse de cavalerie (AMC) à propulseur P7T et moteur Panhard 16CV sort en . Équipée d'une maquette de blindage en bois, cette AMC atteint la vitesse de . Allégé, ce modèle évoluera vers l'AMC Panhard P16.
Références
Bibliographie . .
Kegresse Catégorie:Véhicule militaire français Catégorie:Semi-chenillé