Mark Wainberg ( à Montréal - à Bal Harbour, Floride, États-Unis) est un biologiste et militant canadien (québécois). Selon Michel Sidibé, directeur exécutif d’ONUSIDA, « Mark Wainberg était un géant de la science du VIH » et « son travail a contribué à sauver des millions de vies. »

Biographie Mark Wainberg naît le à Montréal au Québec. Il obtient son B.Sc. de l'université McGill en 1966, son Ph.D. en biologie moléculaire de l'université Columbia en 1972 et complète son post-doctorat au centre médical Hadassah de l'université hébraïque de Jérusalem.

Il commence à travailler à l'université McGill en 1974. En 1984, Wainberg fonde le McGill University AIDS Centre, centre de recherche sur le sida logé à l'hôpital général juif. En 2017, le centre de recherche étudie surtout la transcriptase inverse du VIH, principal mécanisme de résistance virale du sida aux médicaments, et la thérapie génique.

Dans les années 1980, il travaille au laboratoire de Robert Gallo, qui serait l'un des spécialistes qui identifie le VIH comme étant l'agent responsable du sida. En 1989, Wainberg est l'un de découvreurs de ce qui sera appelé la « lamivudine » (ou 3TC), l'une des premières molécules efficaces contre le VIH. En 2017, cette molécule est encore largement utilisée dans les trithérapies, .

Wainberg milite ensuite pour la distribution aux pays en voie de développement des médicaments anti-sidatiques, critiquant entre autres leur prix élevé pour les citoyens de ces pays. Il s'oppose à la contestation de la responsabilité du VIH dans le sida, une approche pseudo-scientifique qui aurait été responsable du décès d'environ infectées par le VIH en Afrique du Sud seulement. Jusqu'à sa mort, il milite pour améliorer le sort des personnes atteintes du VIH.

Lors de la Conférence internationale sur le sida, en 2000, Wainberg, alors président de l'International AIDS Society (IAS), s'oppose ouvertement à une déclaration du président de l'Afrique du Sud, pays hôte de la conférence et l'un des pays africains les plus touchés par le sida. Thabo Mbeki avait formé un comité qui prétendait , cette maladie étant plutôt la conséquence de l'usage des médicaments anti-VIH. Quelques jours avant la Conférence, l'IAS avait publié la « Déclaration de Durban sur le sida », qui affirmait à nouveau que le VIH est la cause du sida, déclaration qui avait été signée par plus de et médecins du monde entier.

En 2000, Wainberg est nommé membre de la Société royale du Canada. En 2001, il est nommé officier de l'Ordre du Canada, la plus haute distinction civile canadienne, pour ses contributions aux recherches et aux traitements du VIH/sida. En 2005, il est nommé officier de l'Ordre national du Québec, distinction remise par le gouvernement du Québec. En 2006, Mark Wainberg est co-président de la XVI International AIDS Conference, 2006 tenue à Toronto. En 2008, il est nommé chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur, distinction la plus élevée remise par la France. En 2012, il reçoit le prix Killam du Conseil des arts du Canada, qui souligne les travaux d'éminents chercheurs canadiens. En 2014, il reçoit le John G. Fitzgerald - CACMID Outstanding Microbiologist Award, pour souligner ses travaux en microbiologie, qui le placent parmi les égaux du médecin canadien . En 2016, il est intronisé au Temple de la renommée médicale canadienne.

En 2016, il donne son appui à l'Immunorex, un prétendu médicament contre le sida commercialisé par l'Institut international pour le soutien à la recherche scientifique innovante (IIDSRSI). Cette société s'est dotée d'un comité d'experts prestigieux, dont Wainberg. Le biologiste canadien reconnaîtra son erreur.

Wainberg meurt par noyade accidentelle le à Bal Harbour (Floride).

À sa mort, il est toujours directeur du McGill University AIDS Centre. Il était aussi professeur de médecine et microbiologie à l'université McGill à Montréal.

Honneurs 2000 : membre de la Société royale du Canada 2001 : officier de l'ordre du Canada 2005 : officier de l'Ordre national du Québec 2008 : chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur 2016 : intronisé au Temple de la renommée médicale canadienne

Notes et références

Liens externes Notice nécrologique du journal The New York Times Hommage du Canadian Medical Hall of Fame

Catégorie:Naissance en avril 1945 Catégorie:Naissance à Montréal Catégorie:Étudiant de l'université Columbia Catégorie:Médecin canadien du XXe siècle Catégorie:Biologiste québécois Catégorie:Membre de la Société royale du Canada Catégorie:Officier de l'Ordre du Canada Catégorie:Officier de l'Ordre national du Québec Catégorie:Décès à 71 ans Catégorie:Mort par noyade Catégorie:Décès en avril 2017 Catégorie:Décès dans le comté de Miami-Dade Catégorie:Docteur honoris causa de l'Université Laval Catégorie:Anglo-Québécois Catégorie:Personnalité engagée dans la lutte contre le sida au Canada Catégorie:Chercheur sur le VIH / sida Catégorie:Lauréat du prix Wilder-Penfield