Le Discours de l'indépendance congolaise fut prononcé par Patrice Emery Lumumba, premier Premier ministre congolais, lors des commémorations officielles de l'indépendance du Congo, le , au Palais de la Nation de Léopoldville (aujourd'hui Kinshasa). La cérémonie était destinée à marquer la fin de la domination belge et a réuni des dignitaires congolais et belges, dont le roi des Belges Baudouin. vignette|250x250px| La cérémonie de l'indépendance de la République Démocratique du Congo au cours de laquelle Patrice Emery Lumumba a prononcé son discours.

Le Discours Le texte est court. Il est connu pour sa critique du colonialisme. Lumumba dénonce le colonialisme et les actions menées par la Belgique envers la RDC durant la période impériale. Il répond au discours du roi Baudouin qui décrit la fin de la domination belge au Congo comme l'aboutissement de la « civilisation » du Congo. Léopold II l'avait initiée dans l'E.I.C (État indépendant du Congo).

Ce discours est diffusé sur les canaux radio du monde entier. Il est chaleureusement accueilli par les Congolais, mais interprété, par d'autres, comme un affront à la Belgique et au roi Baudouin.

La communauté internationale reproche à Lumumba d'avoir été conflictuel et ingrat envers la Belgique. Le discours manque de créer un incident diplomatique entre les deux États. Par la suite, Lumumba adoptera un ton plus conciliant.

Le discours de Lumumba a été apprécié pour son utilisation de la rhétorique politique ; il est considéré comme un moment marquant de l'indépendance de la République Démocratique du Congo. Il est cité aussi comme un des facteurs de la période de crise qui a suivi cet évènement. Elle aboutira au meurtre de Lumumba, en 1961.

Le discours a été réimprimé et représenté dans des tableaux et des films du monde entier.

Contexte vignette|Le Congo belge, aujourd'hui la République démocratique du Congo, mise en évidence sur une carte du continent africain. gauche|vignette|203x203px|Patrice Lumumba, le Premier ministre désigné, photographié en janvier 1960. La domination coloniale au Congo commence à la fin du XIXe siècle. Le roi des Belges de cette époque, Léopold II, étend son expansion coloniale autour du bassin versant du Congo. Le Congo était, à cette époque, inexploré et inconnu. Le gouvernement belge est partagé. Léopold recherche le soutien d'autres pays occidentaux. Il obtient la reconnaissance internationale d'une colonie personnelle, qu'il nomme l'État indépendant du Congo, en 1885. En raison de la violence des fonctionnaires de l'État libre contre les indigènes congolais, et du système d'extraction économique, la Belgique prend le contrôle de la colonie en 1908, et crée le Congo belge.

La domination belge en République du Congo est fondée sur la « Trinité coloniale ». Les intérêts du gouvernement, des missionnaires et des entreprises privées sont les plus importants. Les intérêts commerciaux sont privilégiés. De grandes quantités de capitaux circulent à travers le Congo ; les régions étaient spécialisées, dans une sorte de division du travail.

À de nombreuses reprises, les intérêts du gouvernement et des entreprises privées deviennent étroitement liés. L'État aide les entreprises à briser les grèves, et supprime des barrières imposées par la population indigène.

Le pays est composé de subdivisions administratives jointes, hiérarchisées, et gérées uniformément, selon une « politique indigène » ; c'est la politique contraire à celle des Britanniques et des Français, qui favorisaient le système de gouvernement indirect : les dirigeants sont maintenus à des postes d'autorité sous la surveillance coloniale.

Un degré élevé de ségrégation raciale sévit au Congo. Des immigrants blancs déménagent au Congo après la Seconde Guerre mondiale ; ils viennent de toutes les classes sociales, mais sont toujours considérés comme supérieurs aux Noirs.

Références

https://www.yumpu.com/fr/document/view/16743689/discours-de-patrice-lumumbapdf-pole-institute

Bibliographie

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