Tomie Arai, née en , est une artiste et activiste new yorkaise.
Elle réalise des œuvres in situ, abordant les thématiques du genre, de la communauté et de l'identité raciale.. Impliquée dans le dialogue entre les communautés, elle a notamment cofondé le collectif .
Biographie Tomie Arai nait à New York en . Issue de troisième génération de Sino-Américains, ses grands-parents étaient des paysans qui se sont installés aux États-Unis au début du ; ses parents ont grandi à Hawaï et en Californie.
Au début de sa carrière, à la fin des années 1960 et au début des années 1970, elle a l'impression que le monde de l'art new-yorkais n'arrive pas à intégrer son vécu d'Américaine d'origine asiatique. Elle décide alors de s'impliquer dans l'art communautaireVoir le documentaire de Ainslie Binder, Silviana Calderero et Sarah Goodyear You Know… The Struggle (La Lucha Continúa) : , 3:00 et 7:36.. En 1972, elle rejoint le , première organisation politique et artistique asio-américaine de New York. Elle y découvre l'activisme et des artistes asio-américains, comme Arlan Huang. Entre 1972 et 1979, Tomie Arai travaille au en tant que coordinatrice du centre de ressources et directrice des peintures murales, réalisant plusieurs fresques dans le Lower East Side de New York .. De nombreux membres du s'investissent dans le premier projet de Cityarts à Chinatown, Une histoire de l'immigration chinoise aux États-Unis.
Après Cityarts, Arai travaille comme graphiste indépendante pour Alan Okada de Citibank. À l'époque, Arai crée des affiches, des brochures et du matériel promotionnel pour des communautés, dans le cadre du programme de soutien de Citibank. Dans les années 1980, Arai commence à se tourner vers la gravure.
Pendant plus de , elle est membre du conseil d'administration et gérante du , une imprimerie associative. Elle participe également à des résidences d'impression au , au , au et au Brandywine Workshop à Philadelphie. Ces espaces de travail à but non lucratif encouragent les artistes à collaborer et à expérimenter l'image imprimée.
Arai est également membre cofondatrice du collectif d'arts asio-américains , actif à New York dans les années 1990..
Œuvre Dans son œuvre, Tomie Arai explore les rapports entre art et histoire, et le rôle de la mémoire.. Elle utilise de nombreux médiums : la sérigraphie, l'installation in-situ, la collecte de l'histoire orale, de la mémoire et des images des différentes communautés. Elle documente les récits des connumautés tout en engageant les spectateurs dans un dialogue avec les luttes sociales contemporaines.
Arai est une ardente défenseure du déplacement de l'art en dehors du système hiérarchique des galeries, elle cherche à redéfinir l'art et sa relation au public. Si l'art public se résume souvent à une sculpture monumentale placée dans l'espace public, sans liens avec les habitants, elle préfère une approche en dialogue avec les communautés d'habitants, qui leur permet de s'approprier l'œuvre..
Elle répondu à des commandes de l', du , du Bronx Museum of the Arts, du National Endowment for the Arts ou du . De plus, Arai crée des œuvres in situ, dans le cadre du 1 % artistique du . ou commandées par l'Administration des services généraux, par le programme de New York ou par le .
En 1997-1998, elle est la première artiste en résidence de l'Institut Asie/Pacifique/Amérique de l'Université de New York. Elle bénéficie également de résidences, entre autres, au MoMA PS1 (1991), au Bronx Museum of the Arts (2003) ou à l'Haverford College (2017)...
Avec ManSee Kong et Betty Yu, Tomie Arai fonde en la (CAB), un collectif d'artistes, de créateurs et d'activistes qui conçoit des œuvres artistiques et multimédia pour promouvoir la justice sociale..
Projets publics Commandé en 2005, Renewal est installé sur la façade du en 1998. Cette œuvre, superpositions de sérigraphies sur toile, honore le African Burial Ground et les premiers Noirs-Américains de New York.
En 2006, Arai installe à Philadelphie l'œuvre in-situ (Tournillon), qui met en lumière l'histoire méconnue des Asio-Américains de la ville... Cette œuvre en bois et en acier, montrant des portraits photographiques d'habitants sérigraphiés, est une réponse au projet du maire de l'époque, John F. Street, de construire un stade de baseball pour les Phillies de Philadelphie, détruisant une partie des bâtiments de Chinatown.. L'œuvre est un grand patchwork de photos de famille, en forme de bi chinois (disque percé, généralement en jade), situé sur la Vine Street Expressway.
Arai elle crée Back to the Garden en 2007, situé dans la station de métro , une sorte de vitrail montrant un motif de feuilles d'arbres locaux.. Des photographies des environs sont intérés dans les fenêtres.
Collections permanentes Les œuvres d'Arai sont dans les collections permanentes de plusieurs musées, notamment au Museum of Modern Art et à la Bibliothèque du Congrès..
Récompenses 1997 : Prix Anonymous Was A Woman 2003 et 2005 : .. 2007 : bourse de l'. 2007 : bourse de l'. 2010 : lauréate de l' 2012 : bourse du programme du . 2013 : prix de la . 2013 : bourse de l'.
Bibliographie 1990 : . 1998 : .
Elle fait partie des 14 artistes participant à l'ouvrage collectif , dirigé par Harriet Rohmer (Harriet Rohmer, 1997, , ).
Références
Liens externes
Catégorie:Naissance à New York en 1949 Catégorie:Naissance en 1949 Catégorie:Plasticien américain contemporain Catégorie:Artiste contemporain américain Catégorie:Prix Anonymous Was A Woman