Pierre Le Goffic, né le à Perros-Guirec, mort le à La Crau dans le Var, est un officier des Forces françaises libres pendant la Seconde Guerre mondiale. Il s'illustre notamment à la bataille de Bir Hakeim, puis dans la campagne d'Italie, et meurt lors de la bataille de Toulon. Il est Compagnon de la Libération.

Biographie Pierre Le Goffic naît à Perros-Guirec dans les Côtes-du-Nord, en Bretagne, le .. Il est le fils d'un agriculteur ou d'un marin.

Il s'engage dans la Marine nationale, choisit d'être fusilier marin et suit à Lorient la formation militaire de sa spécialité.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Pierre Le Goffic est instructeur à Lorient lorsque les Allemands y arrivent en . Il refuse la défaite, entraîne des élèves avec lui et les emmène vers l'Angleterre dans un canot ; ils accostent un cargo qui leur permet de rejoindre l'Angleterre.

En signant son engagement dans les Forces françaises libres, Le Goffic indique vouloir servir dans les fusiliers marins ; cette unité n'existant pas, sa demande est aussitôt transmise à l'amiral Muselier, commandant les Forces navales françaises libres. La création du bataillon de fusiliers marins ( BFM) est effective peu après, et Le Goffic en fait partie.

Il embarque avec cette unité pour la bataille de Dakar, qui est un échec, mais participe ensuite à la campagne de ralliement du Gabon à la France libre, qui réussit en . Il part ensuite avec son BFM pour la Syrie, et combat lors de la campagne de Syrie en . Le BFM devient ensuite une unité de défense anti-aérienne (DCA) pour la brigade française libre.

À la bataille de Bir Hakeim du au , Le Goffic s'illustre à plusieurs reprises. Le , lors d'une patrouille, il abat deux avions Messerschmitt 110 qui attaquaient sa colonne. Poursuivi et harcelé par les éléments ennemis, il réussit cependant à ramener ses deux pièces d'artillerie dans les lignes. Lors de la sortie nocturne le sous le feu ennemi, il parvient à sauver une de ses pièces.

Après Bir Hakeim, il combat à la bataille d'El Alamein en et en à la fin de la Campagne de Tunisie.

Il participe ensuite à la campagne d'Italie avec la division française libre. Débarqué en Italie en , il est le chef d'un groupe de chars pendant la bataille du Garigliano en . Il s'illustre particulièrement le en résistant sur ses véhicules immobilisés, ne les abandonnant que sur ordre. Il est promu officier des équipages de classe.

Il débarque en Provence le et participe à la bataille pour la libération de Toulon. Commandant un peloton de chars en soutien de l'escadron., Pierre Le Goffic est tué d'une balle au cœur sur son char le à La Crau ou à Hyères dans le Var. Il est créé Compagnon de la Libération à titre posthume par le décret du .

Hommages et distinctions . à titre posthume par décret du . . , quatre citations. par décret du . . . Une rue porte son nom à Perros-Guirec. Des hommages lui sont régulièrement rendus.

La compagnie des fusiliers marins de Cherbourg porte son nom depuis 2020..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . .

Articles connexes Appel du 18 Juin Résistance intérieure française Forces françaises libres Compagnon de la Libération – avec la liste des Compagnons.

Liens externes

. .

Catégorie:Officier des Forces françaises libres (terrestres) Catégorie:Résistant français Catégorie:Fusilier marin Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Titulaire de la médaille militaire Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette Catégorie:Naissance en janvier 1912 Catégorie:Naissance à Perros-Guirec Catégorie:Décès en août 1944 Catégorie:Décès à La Crau Catégorie:Mort pour la France Catégorie:Décès à 32 ans