L'attaque de l'intercepteur du Kazakhstan est un terme se référant à un certificat racine lancé en 2015 par le gouvernement kazakh. Ce certificat racine vise à tracer et analyser les données des utilisateurs qui l'installent.
En 2015, le gouvernement kazakh crée un certificat racine ayant la capacité de permettre une cyberattaque de type « homme du milieu » et visant le trafic HTTPS des internautes du Kazakhstan. Ce certificat, décrit comme un certificat de « sécurité nationale », a permis au gouvernement kazakh d'intercepter, de déchiffrer et de rechiffrer tout trafic traité par les appareils des utilisateurs l'ayant installé.
En , le certificat est appelé certificat Trust Qaznet et est délivré par l'autorité de certification Qaznet Trust Network. Les fournisseurs d'accès internet kazakhs commencent alors à informer leurs utilisateurs que le certificat doit désormais être installé par tous les utilisateurs.
Les sites exploités par Google, Facebook et Twitter semblent faire partie des cibles initiales du gouvernement kazakh.
Le , Mozilla et Google annoncent simultanément que leurs navigateurs respectifs, Firefox et Chrome, n'accepteraient pas le certificat émis par le gouvernement, même si celui-ci était installé manuellement par les utilisateurs. Chez Apple, des modifications semblables seront apportées au navigateur Safari. En date du , Microsoft n'a apporté aucune modification à ses navigateurs. Il a cependant été précisé que le certificat émis par le gouvernement n'aurait aucun effet, à moins qu'un utilisateur ne l'installe manuellement.
En , le gouvernement kazakh tente de réintroduire le certificat racine une troisième fois. Les fournisseurs de navigateurs répliquèrent en annonçant qu'ils bloqueraient toute tentative en invalidant le certificat dans leurs navigateurs.
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