Mykola Karpiouk (en , Mykola Andronovytch Karpiouk), né le à Velyki Jytyn dans l'oblast de Rivne (RSS d'Ukraine, URSS) et mort au combat le , est un militant politique et militaire ukrainien.
Il est l'ancien vice-dirigeant de l'Assemblée nationale ukrainienne - Autodéfense ukrainienne (UNA-UNSO) ainsi qu'un membre du conseil central du Secteur droit. En , il est accusé d'avoir participé à la première guerre de Tchétchénie et condamné par le régime russe à 22 ans et demi de prison. Libéré en 2019 lors d'un échange de prisonniers, il s'engage en 2022 dans les forces armées de l'Ukraine. Il est tué au combat le .
Biographie Mykola Karpiouk naît en 1964 dans l'oblast de Rivne au nord-ouest de la RSS d'Ukraine. Il est le président de la cellule Rivne de l'Assemblée nationale ukrainienne. En 1992, il participe à la guerre de Transnistrie aux côtés de la Transnistrie et à la guerre d'Abkhazie, en 1993, il combat aux côtés de la Géorgie. Il participe aux élections législatives ukrainiennes de 1998 et 2002 pour l'UNA-UNSO, mais le parti n'a pas réussi à décrocher de sièges à la Verkhovna Rada lors de ses deux participations.
En 2001-2002, il une scission a lieu au sein de l'UNA-UNSO. Lors du congrès de , Mykola Karpiouk est élu nouveau président de l'UNA-UNSO. En 2000-2001, il participe à l'action « L'Ukraine sans Koutchma », lors de laquelle il est arrêté et condamné à 4 ans et demi ans de prison. En 2004, il est libéré de prison et participe aux manifestations de la Révolution orange. Au cours de l'Euromaïdan, il rejoint Secteur droit et devient une figure de proue au sein de l'organisation (Minute 4:16).
Arrestation et détention Mykola Karpiouk est kidnappé à la frontière russo-ukrainienne en 2014 et arrêté, selon sa famille. Après son arrestation, Mykola Karpiouk, ainsi qu'un autre détenu ukrainien en Russie, Stanislav Klykh, sont accusés de participation aux hostilités pendant la première guerre de Tchétchénie aux côtés de la république tchétchène d'Itchkérie, de tentative de meurtre et d'assassinats de militaires des forces armées de la Russie en 1994-1995. Les accusations se fondent sur le témoignage d'Alexandre Malofeïev, qui a été condamné à 24,5 ans d'emprisonnement, et qui aurait été membre du détachement Viking. Klykh et Karpiouk nient s'être rendus en Tchétchénie.
Amnesty International qualifie d'inéquitable le procès les visantURGENT ACTION. La société russe de défense des droits civiques Memorial le reconnait comme prisonnier politique. Les deux accusés se voient refuser l'accès à des avocats et affirment avoir été torturés pendant leur incarcération. En 2018, Lioudmila Denissova, commissaire aux droits de l'homme en Ukraine, se voit refuser l'accès à Mykola Karpiouk et à son co-prisonnier politique Oleh Sentsov.
Mykola Karpiouk est libéré lors d'un échange de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine, 35 prisonniers contre 35, le . Lorsque l'avion avec 35 Ukrainiens libérés atterrit à Kiev, ils sont accueillis par le président Volodymyr Zelensky et ses proches.
Engagement dans les forces armées ukrainiennes et mort au combat En 2022, lorsque la Russie lance son invasion de l'Ukraine, Mykola Karpiouk, bien qu'âgé de près de 60 ans, se porte volontaire pour servir dans les forces armées ukrainiennes.
Le , il est tué au combat sur la ligne de front. Sa mort est annoncée le lendemain par l'ancien député Artur Palatnyi, l'un de ses proches amis.
Références
Catégorie:Personnalité politique ukrainienne Catégorie:Extrême droite en Ukraine Catégorie:Naissance en mai 1964 Catégorie:Prisonnier politique du XXIe siècle Catégorie:Militaire ukrainien mort lors de la guerre russo-ukrainienne Catégorie:Décès en septembre 2026 Catégorie:Décès à 62 ans