Homalium guianense est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Salicaceae (anciennement des Flacourtiaceae). C'est un arbre d'origine sud-américaine.

En Guyane, il est nommé Acomas a epis, Acomas en epis, Mavave, Maveve, Racoube de la Guiane. On rapporte au Suriname les noms de Bita hoedoe (Nenge tongo) et Aakubagoón (Saramaka : Akuba était un célèbre ancêtre Aukan du village de Mainsi, Tapanahoni). Au Venezuela, on l'appelle Dujo (Yekwana). Il est connu au Brésil sous les noms de Sardinheira, Turimã-branco (Portugais).

Description Homalium guianense est un petit arbre ou arbuste atteignant de haut.

La base du tronc est droite ou dotée de racines adventives, ou des contreforts. Le rhytidome est de couleur gris clair, densément lenticellé, lisse. Le phloème est de couleur brun clair, avec l'écorce vivante blanche, de couleur crème rousse. Son bois est léger (densité : ). Les jeunes rameaux sont rougeâtres avec des lenticelles jaunes.

Les feuilles sont simples alternes, distiques, mesurant , subglabres, chartacées, de forme elliptique à oblongue, obtuses courtement acuminées à l'apex, obtuses à la base, à marges dentelée et à pétioles allongés. La nervure médiane est de couleur jaune, et saillante sur la face inférieure.

L'inflorescence est axillaire, organisée en panicules, en grappes, ou en longs épis flexueux.

Les fleurs sont blanches à vert jaunâtre, pubérulentes grisâtres, sessiles ou subsessiles à pédicellées, de symétrie 6(-7), longues de . Les pétales de forme triangulaire-ovale, sont longs de . Les étamines sont organisées en 2-4 fasceaux, avec des filets dépassant pour la plupart les pétales. L'ovaire est villeux à l'extérieur et à l'intérieur, surmonté de 3 styles.

Les fruits sont des capsules, indéhiscentes, coriaces, mesurant , et contienant 1 graine unique. La graine, de forme oblongue-obovoïde, est longue de .

Répartition Homalium guianense est présent de la Colombie au Brésil en passant par le Venezuela, le Guyana, le Suriname, la Guyane, et le Pérou, mais aussi en Afrique (?).

D'après certaines sources, sa répartition s'étend depuis l'Amérique centrale (du sud du Mexique au Panama) jusqu'à l'ensemble de l'Amazonie : du Nord (Venezuela, Colombie, Guyanes, bassin supérieur du rio Negro), de l'ouest (pentes orientales des Andes jusqu'à la partie occidentale de l'Amazonie brésilienne, l'Amazonie équatorienne, péruvienne, bolivienne sud-colombienne, et l'Acre), et du centre (de la frontière occidentale du Brésil, Amazonas, jusqu'au bassin du Tapajós).

Une étude rapporte la présence (surprenante) de Homalium guianense à Bukit Batu Putih (Parc national de Bantimurung-Bulusaraung, Célèbes, Indonésie).

Écologie Homalium guianense est un arbre poussant au Venezuela dans les forêts de plaine caducifoliées à sempervirentes, les forêts ripicoles, généralement dans le sous-étage, autour de d'altitude.

Au Brésil, Homalium guianense est un arbre commun de la canopée supérieure des forêts secondaires tardives de basse várzea : on le rencontre fréquemment dans les plaine inondable basse, où les forêts sont inondées de plus de 3,0 m de hauteur, durant à une période moyenne d'inondation de plus de 50 jours par an. Il pousse dans les forêts secondaires âgées de 50-60 à 150 ans. Il atteint la canopée supérieure, généralement avec une hauteur maximale des arbres supérieure à 25 m. Il ne présente de chute de feuilles remarquable. Son diamètre croît de en moyenne.

Homalium guianense est une espèce pionnière, zoochore, plutôt sciaphile.

La structure du bois d’Homalium guianense a été étudiée.

Homalium guianense est pollinisé par divers petits insectes.

Utilisations Il n'y a pas d'utilisation connue pour Homalium guianense.

Protologue vignette|gauche|Homalium guianense par Aublet (1775) Planche 236. - 1. Stipules. - 2. Écaille qui eſt à ſa baſe de la fleur. - 3. Calice vu par deſſous avec les pétales. - 4. Corolle épanouie. Étamines. Ovaire. Stigmates. - 5. Corolle épanouie à laquelle on a coupe l'ovaire en travers pour faire voir les ſept glandes qui l'entourent. - 6. Piſtil. Étamines. - 7. Capſule. - 8. Capſule couple en travers. vignette|gauche|échantillon type de Homalium guianense En 1775, le botaniste Aublet propose le protologue suivant :

vignette|gauche|Homalium guianense par Aublet (1775) Planche 237. On a repréſenté les feuilles & les épis de fleurs de grandeur naturelle. L'on a groſſi conſidérablement la fleur & ſes parties détachées. 1. Calice. Diſque. - 2. Calice de grandeur naturelle. Styles. - 3. Corolle épanouie. - 4. Étamines ſéparées, attachées au diſque. - 5. Étamine ſéparée groſſie. - 6. Styles réunis. débris des étamines groſſis. - 7. Styles ſéparés groſſis. En 1775, le botaniste Aublet propose le protologue suivant pour Napimoga guianensis (synonyme de Homalium guianense) :

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes Liste des plantes décrites par Fusée-Aublet

Références taxinomiques

guianensis Catégorie:Espèce de Salicaceae (nom scientifique) Catégorie:Espèce de feuillus (nom scientifique) Catégorie:Arbre en Amérique du Sud Catégorie:Dicotylédone d'Amérique du Sud Catégorie:Arbre en Guyane Catégorie:Dicotylédone de Guyane Catégorie:Plante décrite par Aublet