La question des droits de l'homme en Tanzanie, une nation avec une population de 59 441 988 habitants en 2021, est un sujet complexe. Dans son rapport Freedom in the World de 2013, Freedom House a déclaré le pays « relativement libre »Freedom in the World 2013.

Préoccupations en matière de droits de l'homme En lors de sa réunion à Genève (Suisse), le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a achevé un examen périodique universel (EPU) de la situation des droits de l'homme en Tanzanie. Lors de cet EPU, l'équipe de pays des Nations unies (United Nations Country Team, UNCT) et plusieurs autres pays ont abordé divers problèmes en Tanzanie.

Égalité des sexes L'UNCT a déclaré : "Submission from the United Nations Country Team", 12th Universal Periodic Review Session, The United Republic of Tanzania Le Danemark a effectué la recommandation suivante, approuvée par la Tanzanie, consistant à "Report of the Working Group on the Universal Periodic Review: United Republic of Tanzania", United Nations Human Rights Council, Nineteenth Session, 8 December 2011, A/HRC/19/4, accessed 16 November 2014.

La Tanzanie a également soutenu la recommandation du Ghana sur le fait de .

Populations indigènes L'UNCT a déclaré : Au cours de l'EPU, la Finlande a notamment souligné les expulsions forcées et illégales d'autochtones. Cette dernière a demandé à la Tanzanie qu'elles étaient ses actions pour mettre en place les recommandations du Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, et si le gouvernement comptait prendre des mesures législatives pour protéger efficacement les droits de ces derniers."Report of the Working Group on the Universal Periodic Review: United Republic of Tanzania", United Nations Human Rights Council, Nineteenth Session, 8 December 2011, A/HRC/19/4, accessed 16 November 2014. .

Le Danemark quant à lui a souligné le déni de la Tanzanie et la restriction des droits des peuples autochtones sur les terres ancestrales, se traduisant alors par de nombreuses expulsions forcées.

Relations entre personnes de même sexe L'UNCT a déclaré : Durant l'examen périodique universel (EPU), le gouvernement suédois a noté que .

La Slovénie quant à elle s'est dite préoccupée par le fait que les actes sexuels consentis entre personnes de même sexe restaient incriminés .

Discrimination au travail L'UNCT a déclaré :

Les travailleurs du sexe L'UNCT a déclaré :

L'albinisme Les meurtres et les mutilations de personnes atteintes d'albinisme se poursuivent, le plus souvent pratiqués par des sorciers. Navi Pillay, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a déclaré en que les poursuites pour ces crimes aboutissent rarement avec seulement cinq cas connus de condamnations sur les 72 meurtres de personnes atteintes d'albinisme documentés en Tanzanie depuis 2000"U.N. condemns 'abhorrent' attacks on Tanzania albinos", Reuters 5 March 2013.

L'UNCT a déclaré :

Mortalité maternelle La mortalité maternelle est extrêmement élevée en Tanzanie. Beaucoup de ces décès sont liés à des causes obstétricales indirectes ou directes, provoquées par le manque de moyens et les conditions insalubres dans lesquelles la plupart des femmes sont contraintes de donner la vieHanson, C., Cox, J., Mbaruku, G., Manzi, F., Gabrysch, S., Schellenberg, D., ... & Schellenberg, J. (2015). Maternal mortality and distance to facility-based obstetric care in rural southern Tanzania: a secondary analysis of cross-sectional census data in 226 000 households. The Lancet Global Health, 3(7), e387-e395..

L'UNCT a déclaré :

Mortalité des enfants de moins de cinq ans L'UNCT a déclaré :

Travail forcé L'UNCT a déclaré :

Le trafic d'êtres humains L'UNCT a déclaré :

Incarcération, prisons et accès à la justice L'UNCT a déclaré : Le Département d'État des États-Unis a déclaré dans son rapport sur les droits de l'homme de 2013 : 2013 Country Reports on Human Rights Practices: Tanzania, Bureau of Democracy, Human Rights and Labor, U.S. Department of State Les détenus accusés d'infractions pénales en Tanzanie attendaient généralement trois à quatre ans pour être jugés. Les principales raisons étant un manque de juges pour entendre les affaires, un budget judiciaire insuffisant et un manque de temps nécessaire pour mener à bien les enquêtes policières.

Justice pour mineurs L'UNCT a déclaré : Le Département d'État des États-Unis a déclaré dans son rapport sur les droits de l'homme de 2013 :

Usage excessif de la force, la torture, les arrestations arbitraires et la corruption Au cours de l'EPU, les États-Unis se sont dits préoccupés par les rapports faisant état d'arrestations arbitraires, d'un recours excessif à la force par la police et les forces armées, ainsi que de la corruption flagrante dans l'application des lois .

Le Danemark quant à lui a souligné les informations selon lesquelles les agents des forces de l'ordre feraient un usage disproportionné de la force, notamment de la torture. .

La Tanzanie a exprimé son accord à la suite des recommandations américaines de et de dispenser une formation aux droits de l'homme aux forces de sécurité .

Le Département d'État des États-Unis a déclaré dans son rapport sur les droits de l'homme de 2013 :

Justice pour les survivants de violences sexuelles L'UNCT a déclaré :

Liberté d'association, d'opinion et d'expression L'UNCT a déclaré :

Traitement des écoliers L'UNCT a déclaré : Au cours de l'EPU, la Finlande a commenté les restrictions imposées par la Tanzanie sur l'éducation des personnes en situation de handicap. Elle a également interrogé le pouvoir tanzanien sur ses actions pour mettre pleinement en œuvre la loi sur les personnes handicapées et la stratégie sur l'éducation inclusive .

Personnes vivant avec le VIH/SIDA L'UNCT a déclaré :

Zanzibar Historiquement, la situation des droits de l'homme dans l'archipel de Zanzibar a toujours été plus problématique que la situation sur le continent. La constitution originale de la république unie n'accordait presque aucun recours aux autorités continentales pour intervenir dans les affaires de droit et de justice. Les responsables du continent étaient donc impuissants pour arrêter la vague d'arrestations et d'emprisonnements arbitraires dans les îlesTanzania at Encyclopædia Britannica. La branche de Zanzibar du Parti révolutionnaire (connue sous le nom de Parti Afro-Shirazi, avant de fusionner avec l'Union nationale africaine du Tanganyika continentale en 1977) a toujours été beaucoup plus autoritaire que son homologue continental. Cette situation s'est maintenue même après que les partis d'opposition aient été légalisé en 1992.

Les réfugiés du Burundi Après une réunion en entre la Tanzanie, le Burundi et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), la décision a été prise de fermer le camp de Mtabila le . Ce camp abritait alors environ 38 000 réfugiés burundais sur le territoire tanzanien. La Tanzanie a notamment refusé d'accorder la citoyenneté à l'un de ces réfugiés après l'avoir fait pour 162 000 réfugiés burundais en 2010.

À la suite d'une enquête détaillée menée par le HCR et des responsables tanzaniens en , 33 708 réfugiés à Mtabila se sont avérés et ceux qui [. En , sur la base d'entretiens de sélection menés avec le HCR, seuls 2 715 des réfugiés ont été déterminés à conserver le droit au statut de réfugié"TANZANIA: Burundians lose refugee status, may face deportation", United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs, 31 August 2012. En , le HCR a signalé qu'environ 1 000 personnes par jour recevaient une aide pour rentrer volontairement au Burundi"Annual Report: Tanzania 2013", Amnesty International, 29 May 2013.

Entre et , les autorités et les services de renseignement tanzaniens ont sobrement torturés et maltraités au moins 18 réfugiés et demandeurs d'asile burundais. Après la décision contestée du président Pierre Nkurunziza de se présenter pour un troisième mandat en 2015, de nombreux réfugiés burundais vivaient alors dans des camps en Tanzanie pour échapper à la violence dans leur propre pays.

Historique des notes de Freedom House Le graphique suivant montre les notes de la Tanzanie depuis 1972 dans les rapports Freedom in the World, publiés chaque année par Freedom House. La moyenne de chaque évaluation sur les droits politiques et les libertés civiles détermine le statut global de «Libre» (1,0–2,5), «Relativement libre» (3,0–5,0) ou «Non libre» (5,5–7,0). Historique des notesAnnéeDroits politiquesLibertés civilesStatutPrésident197266Non libreJulius Nyerere197366Non libreJulius Nyerere197466Non libreJulius Nyerere197566Non libreJulius Nyerere197666Non libreJulius Nyerere197766Non libreJulius Nyerere197866Non libreJulius Nyerere197966Non libreJulius Nyerere198066Non libreJulius Nyerere198166Non libreJulius Nyerere198266Non libreJulius Nyerere198366Non libreJulius Nyerere198466Non libreJulius Nyerere198566Non libreJulius Nyerere198666Non libreAli Hassan Mwinyi198766Non libreAli Hassan Mwinyi198866Non libreAli Hassan Mwinyi198966Non libreAli Hassan Mwinyi199065Non libreAli Hassan Mwinyi199165Non libreAli Hassan Mwinyi199265Relativement libreAli Hassan Mwinyi199365Non libreAli Hassan Mwinyi199466Non libreAli Hassan Mwinyi199555Relativement libreAli Hassan Mwinyi199655Relativement libreBenjamin Mkapa199755Relativement libreBenjamin Mkapa199854Relativement libreBenjamin Mkapa199944Relativement libreBenjamin Mkapa200044Relativement libreBenjamin Mkapa200144Relativement libreBenjamin Mkapa200243Relativement libreBenjamin Mkapa200343Relativement libreBenjamin Mkapa200443Relativement libreBenjamin Mkapa200543Relativement libreBenjamin Mkapa200643Relativement libreJakaya Kikwete200743Relativement libreJakaya Kikwete200843Relativement libreJakaya Kikwete200943Relativement libreJakaya Kikwete201033Relativement libreJakaya Kikwete201133Relativement libreJakaya Kikwete201233Relativement libreJakaya Kikwete201333Relativement libreJakaya Kikwete201433Relativement libreJakaya Kikwete

Traités internationaux La position de la Tanzanie sur les traités internationaux relatifs aux droits de l'homme des Nations unies sont les suivantes :