Baudouin de Lens sire d'Annequin, dit Baudouin d'Annequin (cf. Appellations dans les manuscrits enluminés des Chroniques de Froissart en fin d'article), né à une date inconnue, probablement au début du (entre 1325 et 1330 selon Feuchère), est un noble d’Artois, seigneur d’Annequin et de Boyeffles ; chevalier, il fut conseiller et chambellan du roi Jean II le bon et chambellan du régent Charles V pendant la captivité du roi Jean en Angleterre.
Baudouin est un chevalier de la première partie de la guerre de Cent ans; série de conflits opposant, de 1337 à 1453, la dynastie des Plantagenêt à celle des Capétiens et des Valois, à travers elles, le royaume d'Angleterre et celui de France dont le casus belli était la revendication de la couronne de France par le roi d'Angleterre Édouard III en 1337, défiant ainsi le roi de France Philippe VI. La période pendant laquelle Baudouin d'Annequin fut actif, lors de la guerre de cent ans, correspond aux phases Edouardienne (1337-1360), à la guerre de succession de Bretagne (1341-1364), aux mouvements liés aux Jacqueries et aux Grandes compagnies.
Retenu captif en Angleterre avec le roi Jean le bon dont il devint l’ami après la bataille de Poitiers en 1356, il est nommé chambellan royal en 1357 puis il est fait grand maître des arbalétriers en 1358. Ami de longue date« Le plus souvent les personnages apparaissent dans des listes, en trois grandes circonstances: lors du rassemblement d'une armée, au début d'un grand affrontement, siège, cas le plus fréquent ou bataille, et à l'issue du combat, ce qui est plus rare. La liste n'est alors pas forcément celle des morts, des blessés, des prisonniers, elle peut être celle des survivants qui participent au combat suivant. L'ordre dans lequel les personnages sont nommés n'est pas indifférent : en Espagne, le comte de la Marche l'est avant Bertrand ; à Cocherel (fol. 247v°-48) sont signalés comme conduiseurs et cappitaines le comte d'Auxerre (Jean (IV ?) de Chalon), son frère puîné Louis qui n'est pas mentionné par Cuvelier, au troisième rang Du Guesclin et au quatrième, le seigneur d'Annequin, le maître des arbalétriers de France, qui commande l'infanterie. Beaudouin d'Annequin est un ami de longue date de Bertrand d'après Froissart, Cuvelier l'appelle Godefroy. L'auteur en ne donnant pas le prénom esquive la difficulté. Au cinquième rang apparaît le vicomte de Beaumont, Louis, et l'auteur comme Cuvelier ne précise pas son prénom. En sixième position est cité Oudart de Renty, chevalier français, puis deux personnages qui ne sont mentionnés ni par Froissart ni par Cuvelier: Le Baudrain de la Heuse et Mouton de Blainville. Ensuite est évoqué Regnault de Bournonville (mort en 1364, fils de Jean II et Mahaut de Fiennes, soeur du connétable Moreau ( Schnerb, Enguerrand de Bournonville et les siens. Un lignage noble du Boulonnais aux , 1997, p261), fait chevalier avant le combat, ce qui n'est pas signalé ici; suivent encore huit noms" et plusieurs aultres français » (Cf. Raynaud, 2007, p. 105) de du Guesclin qui guerroie avec son cousin Olivier de Mauny, il fut aussi un proche du maréchal Arnoud d’Audrehem (un des principaux généraux de du Guesclin avec Mauny) et de Pierre de Villiers de l’Isle-Adam. Commandant de l'infanterie à la bataille de Cocherel, l'issue victorieuse permit à Charles V de se faire sacrer roi de France le dans la cathédrale de Reims; mais Baudouin mourut quelques jours plus tard de ses blessures le .
Biographie
Origines Issue des châtelains de Lens et eux-mêmes des comtes de Boulogne, la maison des sires d'Annequin, cadette de celle de Lens avait pris le nom d'une pairieSur "Les pairs au château : fonctions, statut, signification" :
Du donjon au tribunal. Les deux âges de la pairie châtelaine en France du Nord, Flandre et Lotharingie (fin - s.) ( partie), Jean-François Nieus, Dans Le Moyen Age 2006/2 (Tome CXII), pages 307 à 336.
https://www.cairn.info/revue-le-moyen-age-2006-2-page-307.htm du comté de Béthune active en 1297 et éteinte en 1307; elle comptait notamment Baudouin de Lens né au début du , fils de Godefroy de Lens, seigneur d’Annequin et de Boyeffles et de Madeleine (alias Marguerite) d’Azincourt.
Cession de la seigneurie de Beuvry au comte d'Artois Robert II et constitution d'une châtellenie Une branche de la famille de Lens tenait la seigneurie de Beuvry avant que celle-ci n'appartienne aux comtes d'Artois; ainsi Nicolas de Lens mort après 1245, fils de Jean Ier châtelain de Lens, est seigneur de Beuvry comme Jean son fils mort avant 1260. Marie de Béthune fille de Jean de Lens, chevalier a transmis cette terre à Jean de Nédonchel. En 1266, au mois de mai, Jean de Nédonchel procède à la vente de Beuvry au comte Robert II d'Artois. En 1268, au mois de juillet, est souscrit à Hesdin un acte qui reprend les mêmes assurances de Jean de Nédonchel que celles de l'acte de 1266, ce dernier y cite cette fois le nom de sa mère Isabelle de Aucel (Auchel) qui conserve un douaire jusqu'à sa mort, douaire qui reviendra ensuite au comte Robert II d'Artois.. L'acte de 1268 confirme que Jean de Nédonchel, homme de guerre, et Marie de Béthune (fille aînée de Jean de Lens seigneur de Beuvry, chevalier) sa femme, ont vendu à Robert, comte d’Artois, la ville, terre et seigneurie de Beuvry avec leurs dépendancesEt ce pour cause de pauvreté et nécessité jurée par les hommes de le châtellenie de Lens, dans la circonscription de laquelle était située ladite terre de Beuvry.. Beuvry fait partie du domaine des comtes d'Artois de 1266-68 à 1446 et suit la dévolution du comté, à partir de la vente aux comtes d'Artois, la seigneurie de Beuvry se dote de la présence d'un officier comtal, un châtelain à côté d'un bailli, qui la fera désigner sous les noms de châtellenie ou de bailliage; on trouvera notamment au temps de Baudouin de Lens sire d'Annequin, "Jehan dit Bosket sire du Bos et de Vremele (Vermelles), chevalier, châtelain de Beuvry" cité aux chartes d’Artois le , appelé Jean Du bois, dit Bosquet, sire d'Annequin, chevalier en 1395-1396En 1395-1396, Quittances: au sujet de Robert le Roue, écuyer, lequel, après avoir été retenu au château de Beuvry, sous la garde d'Enlart de Pouques, a en prison fermée et en fers pour certains crimes, délitz et maléfices commis et perpétrez ou pays de Brabant, » avait obtenu, à la demande de messire Louis, sire du Quesnoy, de messire Colart des Fosseux, sire de Warcoing, de messire Jean Du bois, dit Bosquet, sire d'Annequin, chevalier, qui s'étaient engagés pour deux mille nobles de caution, d'être mis Lors des fers et de pouvoir se promener dans le château de Beuvry, et, malgré sa parole donnée sur son honneur de gentilhomme, s'était échappé de sa prison ; le duc ordonne à tous ses officiers de le saisir partout où ils le trouveront, a hors le lieu saint, » = Lettres de don et de gratification accordées par le même Philippe, duc de Bourgogne. ; dans la suite on trouve Robert de Verquigneul, écuyer, châtelain de Beuvry en 1380 ; Enlart de Pouques, écuyer, châtelain de Beuvry en 1395-1396En 1401-1402, Quittances pour gages et pensions annuelles: d'Evrard Lechièvre, échanson et bailli de Lens et de Beuvry; — d'Enlard de Pouques, écuyer, châtelain de Beuvry ; — de Witart, seigneur de Bours, châtelain de Gosnay ; — de Gilles de Beugin dit Lebrun, écuyer, châlelain de Chocques ; — de Jean Leplé, bailli de Chocques, qui a fait plusieurs voyages par ordre du duc; — de Jean, seigneur d'Esne, chevalier, bailli d'Arras et de Bapaume ; — de Jean Lecaron, lieutenant du bailli de Bapaume ; — de Robert Pippelart, écuyer, châtelain de Bapaume ; — de Jean de Croy, sire de Renty, chevalier, châtelain d'Aire; — d'Aléaume de Longpré, bailli de Saint-Omer, d'Aire et de Tournehem et châtelain d'Éperlecques ; — de Laurent de Lille, châtelain de Saint-Omer., frère de Jean de PouquesJean de Pouques seigneur d'Houplines était un confident de Jean de Bourgogne, dit « Jean sans Peur » (Inge Van Wegens, 2015, P. 78), chevalier, seigneur de Molimont, châtelain du château d'Audenarde en 1391-1392, et de LilleEn 1393-1394, Quittances: de Colard de Sains, châtelain de Hesdin, et de Philippe Lescot, receveur de la même chatellenie, pour blés et rentes ; — de Jean de Pouques, au sujet de l'achat de deux chevaux ; — de Pierre de la Tannerie, receveur général de Flandre et d'Artois, pour deniers payés à Jean de Neufport, appareilleur de la tapisserie du duc.En 1401, Quittances: de Jean Despoullettes, receveur général des finances » qui décharge Jean Périlleux, receveur de Bapaume » d'une somme de vingt francs payée à Otthenin Robert » a barbier de révérend père en Dieu l'évesque d'Arras, » chancelier de monseigneur le duc ; — de Colart de Sains dit Laigle, châtelain de Hesdin, qui reconnaît, au nom de Gilles Wautesset, a tendeur », avoir reçu treize livres pour un faucon et un lanier pris dans les tendes de Hesdin et cent sols pour un autre faucon pris dans les mêmes tendes ; — de Marguerite le Tholnare, veuve de Jean de Pouques, en son vivant châtelain de Lille, et de Guillaume de Bours dit Witard, chevalier, à présent châtelain de Lille, comme mari de Catherine de Pouques » fille et seule héritière dudit Jean, pour les gages du défunt depuis le premier avril mil trois cent quatre-vingt-dix neuf jusqu'au dernier juin mil quatre cents.En 1407-1408, Quittances: de Guillaume, seigneur de Bours, de Molimont et d'Amongies, chambellan du duc et châtelain de Lille, héritier de messire de Pouques, par sa femme, qui a reçu la somme de cent francs pour un voyage que ledit feu messire Jean avait fait par ordre du duc;— de Florimond de Brimeux, chevalier, seigneur de Mezerolles et de Bouin, châtelain de Hesdin.. Enlart de Pouques et Ernoul de la Barre sont deux gentilshommes de la compagnie de l'amiral Jean de Vienne (son oncle Jean de Vienne était capitaine de Calais au moment du siège en 1346-1347), ils font partie de l'expédition en Écosse en 1385 précédant le siège de Wark où un grave conflit éclatera entre-euxDes émeutes ont eu lieu à Lille à la suite des tensions entre ces deux personnages dès 1383 : Au bois de Vincennes, le 21 octobre 1383. Mandement de Philippe, duc de Bourgogne, ordonnant aux gouverneur, bailli et prévôt de Lille de faire une information au sujet du débat survenu entre Arnoul de la Barre et Enlart de Pouckes et des assemblées, émeutes el invasions qui eurent lieu à cette occasion, leur prescrivant, en outre, de punir exemplairement les coupables. (Dehaisnes et Finot, Archives Nord, 1906)Revue de trois cents hommes d'armes à Tournai en 1398 : "Nous, Jehan de Pouckes, seigneur de Molîmont, et Thierchelet de le Bare, chevaliers, conseilliers et maîstres dostel de Mons. le duc de Bourgogne, comte de Flandres, Dartoîs et de Bourgogne..." (Sté Picardie, 1838, p277-287)Personnages de la cour amoureuse du roi Charles VI : - ALLENGRIES (seigneur des)
LA BARRE (de) Georges
LE BARE (de) Jorge
LE BARRE (de) Jorge
Dates d'attestation : 1390 - ap1447m
Profils :
échevin de Lille
Roi de l'Épinette de Lille
Qualités :bourgeois de Lille
écuyer
marié - HERSEAUX (seigneur de)
LA BARRE (de) Bernardin dit Tiercelet
LE BARE (de) Tierchelet
MOUSCRON (seigneur de)
Dates d'attestation : 1428 - ap1438m
Profils :bailli de Courtrai
conseiller de Philippe le Bon (BOURGOGNE (de) Philippe dit le Bon)
Qualités :écuyer
MOLIMONT (seigneur de)
POUCQUES (de) Jean
POUCRES (seigneur de)
Dates d'attestation : 1387 - 1401m
Profils :
capitaine du château d'Audenarde
chambellan de Jean sans Peur? (BOURGOGNE (de) Jean dit sans Peur)
chambellan de Philippe le Hardi (FRANCE (de) Philippe dit le Hardi)
châtelain de Lille
maître de l'hôtel et conseiller de Philippe le Hardi (FRANCE (de) Philippe dit le Hardi)
Qualités :
chevalier
marié?
messire
POUCQUES (de) Jean
POUCQUES (seigneur de)
POUCRES (seigneur de)
Dates d'attestation : 1417 - av1418?
Profils :au service du duc de Bourgogne (BOURGOGNE (de) Jean dit sans Peur)
burgrave d'Ypres