vignette|Localisation de Percote en Troade Percote (en grec ancien ) est une cité de la Grèce antique sur la rive asiatique de l'Hellespont.

Situation Percote se trouve en Asie Mineure, plus précisément en Troade, partie de la Mysie, région qui borde la Propontide (aujourd'hui mer de Marmara) au sud.

Dès le , la cité avait disparu. Strabon indique que son emplacement exact sur le littoral sud de l'Hellespont n'est plus connuStrabon, Géographie, XIII..

Le site de Percote pourrait se trouver à à l'est du village d'Umurbey, sur la rive asiatique des Dardanelles (Hellespont)Richard Talbert (dir.), Barrington Atlas of the Greek and Roman World, Princeton University Press, 2000, .. Une autre proposition est de localiser le site à Bergaz KöyüElmar Schwertheim, « Percote », in Brill’s New Pauly, 2006 (en ligne). près de l'embouchure du Bergaz Çayı (l'ancien Practius), c'est-à-dire au nord d'Umurbey. Les deux emplacements sont voisins et Percote se situait donc entre les cités grecques d'Abydos et de Lampsaque, ce qui est confirmé par HérodoteHistoires, V, 117. et Pline l'AncienHist. nat., V, 40, 1..

Mythologie Dans la mythologie grecque, Percote a parmi ses habitants le noble Mérops, un devin, peut-être roi de la cité, dont on connaît quatre enfants : Arisbè, première femme de Priam, roi de Troie ; Adraste, fondateur et roi d'Adrastea ; Amphion (fils de Mérops), fondateur et roi de Pitiea ; Clitè, épouse de Cyzicos, roi des Dolions.

Percote est mentionnée à plusieurs reprises par Homère dans l'IliadeIliade, II, 835 ; XI, 229.. Elle fait partie des alliés de Troie et plusieurs guerriers de la famille de Mérops participent à la guerre, comme Adraste et Amphion, ainsi que les fils d'Arisbè et de son second époux Hyrtakos, parmi lesquels Asius, qui mène un contingent issu de cités des bords de l'Hellespont, dont l'une est Percote.

Histoire Au , Percote fit partie de la ligue délienne, alliance contre la menace perse, comme de nombreuses cités du littoral de la mer Égée. Elle payait à Athènes un tribut (phoros) de Listes des tributs payés à Athènes par les cités alliées. Inscriptions de l'Acropole d'Athènes relatives à l’aparchè, contribution supplémentaire d'1/60 versée au trésor de la déesse Athéna. IG I(3), 259-290 (Topos text ; Attic inscriptions online)., un peu plus de . Un tribut de moins d'un talent correspondait à une très petite cité ; leurs voisins de Lampsaque payaient environ 60 fois plus.

Ensuite, la cité est abandonnée et disparaît. Strabon, au début du , n'en connaît plus l'emplacement exact.

Notes et références

Catégorie:Cité grecque Catégorie:Anatolie antique