La liste de textes littéraires sur le Moyen Âge, non exhaustive, à compléter, recense uniquement des textes postérieurs à 1500, s’intéressant à tel ou tel aspect de la société médiévale, en toute langue (d’abord français et anglais), de toute région du monde.
Histoire Le millénaire médiéval (500-1500, pour simplifier, voir chronologie du Moyen Âge), plutôt effacé par les périodes suivantes (renaissance, baroque, classicisme, siècle des Lumières), est redécouvert, réévalué, et réinventé, dès le préromantisme et surtout le romantisme : médiévalisme, mouvement nazaréen, préraphaélisme, néogothique, nationalisme romantique, épopée nationale.
La littérature médiévale occidentale coexiste avec d’autres littératures, arabe, chinoise, indienne, japonaise, persane, etc., ce dont témoignent, par exemple, le livre des Rois, Majnoun et Leila, Les Mille et Une Nuits, l’épopée de Soundiata.
Le Moyen Âge européen (culturel, idéologique, philosophique, spirituel) est vaste et varié, avec ses propres renaissances médiévales (carolingienne, ottonienne, macédonienne, paléologue, du ).
La littérature européenne de la période (allemande, britannique, écossaise, galloise, néerlandaise, russe, nordique, suisse, italienne, espagnole, portugaise, et toutes les autres) comporte de nombreux points communs avec la littérature française du Moyen Âge (plus accessible pour les lecteurs francophones), au moins pour les formes ou genres : chronique, chanson de geste, roman de chevalerie, roman chevaleresque, roman courtois, chasse fantastique (La Mesnie Hellequin, etc.), éloge panégyrique, épopée (toutes épopées médiévales), épopée nationale, mythe de fondation, récit national (ou roman national), saga, mais aussi allégorie, ballade, chanson, chanson de toile, chant royal, chantefable, fabliau, lai, miroir, pastourelle, rondeau, tenson...
Thématiques médiévales Les mythologies anciennes et les histoires se restructurent en partie en matière de Bretagne, matière de Rome, matière de France. Les dynasties franques (Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens) et germaniques remplissent les mémoires : rois, empereurs, princes, ducs, comtes, barons…, dont se détachent les très grandes figures de Charlemagne, Otton le Grand, Frédéric Barberousse et de tant d’autres. Les grandes familles nobles s’honorent de leurs exploits, de leurs richesses, de leur mécénat (éventuel), des miroirs des princes.
La chevalerie se décline : ordre de chevalerie, ordre militaire, Ordre du Temple, Ordre Teutonique…, chevalier errant, chevalier noir, rōnin, condottiere. Parmi les grandes figures historiques : Roland, Godefroy de Bouillon, Rodrigo Díaz de Vivar (Le Cid), Thomas Becket, Bertrand du Guesclin, Jeanne d'Arc (œuvres inspirées par Jeanne d'Arc), Gilles de Rais, Bayard, Götz von Berlichingen…
Les figures légendaires sont nombreuses : Roi Arthur (légende arthurienne , liste d'œuvres concernant le cycle arthurien), Merlin, Graal, Chevaliers de la Table ronde, Galaad, Gauvain, Lancelot du Lac, Perceval, Tristan et Iseut… Mais aussi Guillaume Tell, Lady Godiva, Robin des Bois (), Faust, Till l'Espiègle.
L’organisation sociale se décline : féodalité, vassalité, seigneurie, château, remparts, féodalisme, chevalerie, tournoi, fête médiévale. Il y a aussi la famine, les épidémies, la peste noire, la guerre de Cent Ans (1337-1453) et toutes les autres, les révoltes et jacqueries, les répressions. L’économie marchande signifie routes commerciales médiévales, Hanse, républiques maritimes, avec quelques repères comme Vikings, Âge des Vikings, Normands, Hanse, Marco Polo (1254-1324), etc. et les pirates (puis les corsaires).
Dans le domaine de la religion, spiritualité, la foi chrétienne (catholique à l’ouest, puis orthodoxe à l’est) est (ou devient) prédominante, sans être exclusive. Parmi les variantes pourchassées : paulicianisme, catharisme, bogomilisme, église évangélique vaudoise, hussitisme, frères moraves, frères tchèques, picars, utraquistes, taborites. L’Église catholique, en toute bonne foi, c’est des papes, cardinaux, archevêques, évêques, abbés, abbesses, prêtres, religieux, religieuses, etc., des cathédrales, monastères, beaucoup d’églises, de cimetières, de pratiques (exorcismes, ordalies), de prières, de sacrements, de pèlerinages, de processions. Et beaucoup de religieux, de saints et de saints patrons. L’Église catholique, c’est aussi l’an mille, les antipapes, le commerce des indulgences, les croisades, l’inquisition médiévale (Histoire des représentations de l'Inquisition), croisade des albigeois, chasse aux sorcières, l’expansion du christianisme au Moyen Âge. Mais aussi Héloïse et Abélard, François d'Assise...
L’art médiéval est particulièrement riche et varié, très souvent religieux, avec tous les artisanats d’art confondus. Voir également technologie médiévale, sciences arabes, techniques arabes au Moyen Âge, science et technologie byzantines.
Le folklore, surtout d’origine celtique et nordique, parfois fakelore, s’accompagne de nombreuses superstitions (magie, alchimie) : petit peuple, fées, lutins, trolls… Et ressurgissent des coutumes ancestrales (pré-chrétiennes) comme le carnaval.
Littérature après 1500 De toutes ces croyances, formes, thématiques, pratiques, problématiques, la littérature d’après 1453 s’accommode fort bien, malgré tout. Les écrits inspirés du Moyen-Âge sont de tout type, biographie, hagiographie, conte, drame, historiographie, roman historique, roman policier, roman policier historique, thriller, roman historique, postmodernisme... Il suffit que la majeure partie du récit ou du drame se déroule, explicitement ou non, dans un Moyen-Âge, historique (daté) ou fictionnel (peu datable), et qui met en scène des personnages, historiques ou non, de la littérature médiévale, européenne principalement. Même et surtout si les textes sont d'abord inscrits dans leur époque de production.
L’intertextualité permet toute adaptation, allégorique, esthétique, fantastique, stylistique (Marc Graciano). Il peut suffire d’un peu d’ambiance médiévale (par exemple en fantasy ou heroic fantasy, médiéval-fantastique).
Les écrivains des Îles Britanniques inventent le roman gothique (1760-1830), et l'exportent. Le roman mérovingien (1900-2000) est un sous-genre de roman historique, surtout francophone. La littérature d'enfance et de jeunesse de tous pays abonde de romans mettant en scène des personnages en période pré-moderne (et post-antique).
Enfin, la bande dessinée historique et le roman graphique s’intéressent aussi à ces thématiques : Prince Vaillant, Vasco, Robin des Bois, Le Furet, Isabelle, Ivor, Jhen, Les Tours de Bois-Maury, Hamelin, Les Aigles décapitées, Confessions d'un Templier, Le Trône d'argile, L'Expert, Les Compagnons du crépuscule... La bande dessinée médiévale, historique ou non, sait également inventer d'autres formes de Moyen Âge : Bec-en-Fer, Johan et Pirlouit, Le Clan des chimères, Le Troisième Testament, Le Troisième Argument.
Les progrès en travaux historiques et en sciences humaines permettent une archéologie expérimentale, et le développement d’une forme de divertissement historique : histotainment, fauconnerie, tournoi médiéval, , .
Puis, au , on évoque des possibilités de , néo-féodalité, , médiévalgie.
Textes dramatiques (théâtre, opéra, opérette, marionnette) Le théâtre (dont le théâtre de marionnettes) a longtemps été la forme collective principale d’éducation et de divertissement. Le théâtre au Moyen Âge, et particulièrement le théâtre médiéval en France a développé des rôles, personnages et situations, en relation avec l’actualité et un passé culturel (relativement) proche : miracles, mystères, soties, farces, sermons joyeux, moralités (de Jean de Gerson, de Nicole de La Chesnaye).
Des adaptations ont été effectuées : livrets (d’opéra, d’opérette), comédies musicales, scénarios de films, de séries télévisées. Parmi les personnages : Don juan, don Carlos…
Le relevé intégral des pièces de théâtre dont l’action se déroule au Moyen-Âge (par siècle) paraît impossible.
Ruzzante (1496-1542) et la Commedia dell'arte (1528-), avec Arlequin, Matamore, Scapin, Scaramouche, Pierrot, Zanni, Paillasse, Polichinelle
Théâtre élizabéthain Le Théâtre élisabéthain correspond à une période, particulièrement féconde, de relecture surtout de l'histoire de l'archipel britannique : Thomas Norton (1532-1584) et Thomas Sackville (1536-1608), Gorboduc (pièce de théâtre) (1561) Thomas Legge (1535-1607), Richardus Tertius (1579) George Peele (1556-1596), (1589), (1593) Robert Greene (1558-1592), (1589) Christopher Marlowe (1564-1593), Tamerlan le Grand (1587), La Tragique Histoire du docteur Faust (1592), Le Juif de Malte (1589), Édouard II (1593)… William Shakespeare (1564-1616) : Le Roi Jean (1593), Roméo et Juliette (1597), Les Joyeuses Commères de Windsor (1597), Hamlet (1598), Le Roi Lear (1603), Othello ou le Maure de Venise (1603), Macbeth (1623), Richard II, Henri IV, Henri V (1599), Henri VI, Henri VIII, Richard III, Édouard III, La Nuit des rois, La Mégère apprivoisée, Le Marchand de Venise Barnabe Barnes (1571-1609), (1607) Ben Jonson (1572-1637), L'Alchimiste (1610) anonyme, Edmund Ironside (vers 1600), (vers 1600), (1594)
John Ford (écrivain) (1586-1640), Joost van den Vondel (1587-1679), Gijsbrecht van Aemstel Pierre Corneille (1606-1684), Le Cid (1637) Roger Boyle (1621-1679), Henry V, (1664), The Black Prince (1667)… (1625-1711), John Dryden (1631-1700), La Conquête de Grenade (1670) John Crowne (1641-1712), , (1680) Nathaniel Lee (1653-1692),
Mary Pix (1666-1709), (1705) Ambrose Philips (1674-1749), Catharine Trotter (1679-1749), (1701) Marivaux (1688-1763), Mahomet second (1733) Eliza Haywood (1693-1756), (1729) Voltaire (1694-1778), Zaïre (1732), Le Fanatisme ou Mahomet le Prophète(1739) James Thomson (1700-1748), (1739) William Kenrick (v. 1725-1779), (1760) Gotthold Ephraim Lessing (1729-1781), Nathan le Sage (1779) Richard Cumberland (1732-1811), La Bataille d’Hasting (1787) André Grétry (1741-1813), Richard Cœur de Lion (opéra-comique) (1784) Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832), Faust (1802 et 1832) Friedrich von Schiller (1759-1805), Don Carlos (1783), La Pucelle d'Orléans (1801), Guillaume Tell (1804)
Matthew Gregory Lewis (1775-1818), (1801), (1811, hippodrame) Heinrich von Kleist (1777-1811), La Petite Catherine de Heilbronn (1810) James Sheridan Knowles (1784-1862), , Lord Byron (1788-1824), Hippolyte Bis (1789-1855), Lothaire (1817), Attila (1822), Blanche d'Aquitaine, ou le Dernier des Carlovingiens (1827) Henrik Hertz (1797-1870), La Fille du roi René (1845) Victor Hugo (1802-1885), Le roi s'amuse (1832), Lucrèce Borgia (1833), Les Burgraves (1843), Torquemada (1869) Alfred de Musset (1810-1857), Lorenzaccio (1834) Jules Verne (1828-1905), La Mille et Deuxième Nuit (vers 1850) Henrik Ibsen (1828-1906), Les Prétendants à la couronne (1863) Giuseppe Giacosa (1847-1906), Le Triomphe d'amour (1875) George Bernard Shaw (1856-1950), Sainte Jeanne (1924),
Gabriele D'Annunzio (1863-1938), Francesca da Rimini (1901) Ferenc Herczeg (1863-1954), Charles Péguy (1873-1914), Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc (1910), Le Porche du Mystère de la deuxième vertu (1911-1912), Le Mystère des Saints Innocents (1912) Thomas Mann (1875-1955), Sem Benelli (1877-1949), Huseyn Djavid (1882-1941), Jean Giraudoux (1882-1944), Ondine (1939) (1885-1961), (1954) T. S. Eliot (1888-1965), Meurtre dans la cathédrale (1935) Jean Cocteau (1889-1963), Les Chevaliers de la Table ronde (1937) (1890-1947), Meier Helmbrecht (1927) J. R. R. Tolkien (1892-1973), Le Retour de Beorhtnoth, fils de Beorhthelm (1953) Henry de Montherlant (1895-1972), Malatesta (1946), La Mort qui fait le trottoir (Don Juan) (1956), Brocéliande (1956) Josephine Tey (1896-1952), Bertolt Brecht (1898-1956), La Vie d'Édouard II d'Angleterre(1923-1924) Roger Vailland (1907-1965), Héloïse et Abélard (1947)