alt=Types of Radiation in the Electromagnetic Spectrum|thumb|upright=1.5|Types de rayonnements dans le spectre électromagnétique thumb|Une antenne GP VHF 3 rayonne des ondes radio dans toutes les directions (Antenne omnidirectionnelle). thumb|Interférences causées par le WiFi 5 Ghz, vues par un radar météo.

L'effet des rayonnements non ionisants biologiques, sur la santé et sur l'environnement est un sujet de santé publique dans la plupart des pays. Les effets des rayonnements ionisants sur la santé concernent, eux, le domaine de la radiobiologie. Les effets sur l'environnement non vivant concernent le domaine de la compatibilité électromagnétique.

Les transformateurs, les lignes électriques, les moteurs électriques créent des champs électriques et magnétiques basses fréquences nécessaires au transfert ou à la conversion de l'énergie électrique.

Les appareils et réseaux de radiocommunication (téléphones portables, smartphones, téléphone domestique sans fil, Wi-Fi, antenne-relais de téléphonie mobile, émetteur de radio ou télévision, satellite, NFC...), de radiorepérage (radar) et les chargeurs sans fil émettent volontairement des ondes radiofréquences (RF), qui sont des rayonnements non ionisants).

Les lignes directrices internationales sur les niveaux d'exposition aux champs électromagnétiques définies par l'ICNIRP limitent les niveaux d'exposition aux ondes électromagnétiques. Ces limites sont reprises dans la législation Européenne, et dans les normes harmonisées Européennes ; les fabricants (notamment d'équipement de télécommunication sans fil), installateurs et employeurs doivent les respecter. Le marquage CE signifie qu'un matériel respecte la législation Européenne applicable, dont en matière d'exposition aux rayonnements électromagnétiques. En France, pour les produits les plus à risque, la valeur de DAS doit figurer sur la description du produit affichée en magasin, ou en ligne, permettant à l'utilisateur de choisir la plus faible valeur d'exposition.

Face à des usages évoluant très vite (et pouvant générer d'autres effets que le cancer, notamment chez l'enfant), la recherche sur les effets à long terme se poursuit, sans, à ce jour, avoir établi de lien certain avec une quelconque pathologie, tant que les limites d'exposition sont respectées. Toutefois, des doutes et des craintes persistent, parfois étayées par des études scientifiques sérieuses, comme celles ayant amené l'Organisation mondiale de la santé à considérer qu'en l'état des connaissances actuelles, les champs de radiofréquences électromagnétiques associés à l'utilisation du téléphone mobile est possiblement cancérogèneOMS - Le CIRC classe les champs électromagnétiques de radiofréquences comme « peut-être cancérogènes pour l'Homme » pour l'Homme, et en 2025, l'ANSES engage à intensifier la recherche sur les effets sur les cellules humaines et sur la fertilité, ainsi qu'à une vigilance accrue face à l'augmentation croissante de l'exposition humaine aux radiofréquences (liée au développement massif des usages numériques et des antennes, 5G notamment).

Historique de la recherche Dès les années 1950, à la suite du développement des radars militaires, les effets biologiques des rayonnements non ionisants ont fait l'objet d'études et de limites d'exposition. En 1992, l'ICNIRP, association à but non lucratif, est fondée afin de continuer le travail jusqu'alors dans le giron de l'association international de radioprotection. En tant que commission indépendante, l'ICNIRP est reconnue comme acteur non étatique par l'Organisation mondiale de la santé et l'organisation internationale du travail .

Depuis les années 1990, des scientifiques cherchent un éventuel lien entre le rayonnement émis par les antennes de téléphonie mobile et les tours de téléphonie cellulaire et une dégradation de la santé humaineWhat has research shown about the possible cancer-causing effects of radiofrequency energy?, United States National Cancer Institute.

En 1996, l'Organisation mondiale de la santé créa le Projet international Champs électriques et magnétiques - CEM / EMF (« Electric and Magnetic Fields », en anglais) afin évaluer les preuves scientifiques des effets possibles sur la santé des CEM dans la gamme de fréquences de 0 à . Son rapport déclare que, bien que des recherches approfondies aient été menées sur les effets possibles de l'exposition à de nombreuses fréquences variées, tous les examens effectués jusqu'à présent montrent que, tant que les expositions sont inférieures aux limites recommandées dans les lignes directrices CEM de l'ICNIRP (de 1998, mises à jour en 2020, couvrant la gamme de fréquences de 0 à ), l'exposition n'a pas d'effet nocif connu sur la santé.

En 2011, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l'Organisation mondiale de la santé, a classé le rayonnement sans fil dans le groupe 2B – éventuellement cancérigène. Cela signifie qu'il « pourrait y avoir un certain risque » de cancérogénicité, donc des recherches supplémentaires sur l'utilisation intensive à long terme des appareils sans fil doivent être menées« Le CICR classe les champs électromagnétiques de radiofréquence comme « peut-être cancérogènes pour l'homme », Centre international de recherche contre le cancer – Organisation mondiale de la santé, communique de presse 208, 31 mai 2011, sur le site iarc.fr, consulté le juillet 2012.. En 2018, alors que plusieurs études universitaires indépendantes démontraient plusieurs types de modifications de l'activité biologique liées aux ondes électromagnétiques, l'OMS déclare :

Exposition Tout appareil électrique ou électronique émet involontairement ou volontairement des champs magnétiques, électriques ou électromagnétiques.

Le risque lié à l'exposition du public ou du travailleur dépend de plusieurs facteurs tels que :

la puissance de la source d'émission (courant dans un fil, sa tension, ou la puissance à l'antenne) ; la capacité de rayonnement de cette source d'émission (le circuit magnétique, la capacité diélectrique, le gain de l'antenne) ; la distance du public ou du travailleur par rapport à la source de rayonnement ; la durée d'exposition.

Depuis les années 1990, l'utilisation des communications sans fil s'est généralisée. Les sources d'émissions électromagnétiques se sont considérablement multipliées et rapprochées. Le besoins en communication et en portabilité ont par conséquent considérablement accru l'utilisation du spectre radio. Le public et les travailleurs sont donc plus exposés aux champs électromagnétiques qu'il y a une quarantaine d'années.

Par exemple, tout appareil électrique ou électronique (ampoules, chauffage, téléviseur, robot ménager, outillage...) utilisé par le grand public, dès l'origine, est susceptible de rayonner des champs électromagnétiques involontairement ; comme d'ailleurs le réseau de distribution électrique, ainsi que le réseau téléphonique filaire (dont les câblages internes des habitations).

Toutefois, avec les lignes et transformateurs électriques de forte puissance, les appareils les plus à risques sont ceux émettant volontairement des ondes électromagnétiques, tels que les équipements de radiocommunication (téléphone mobile, talkie-walkie, téléphone fixe sans fil, le Wi-Fi, les antenne-relais de téléphonie mobile, Bluetooth, autres accessoires sans fil...), les équipements de radiorepérage (radars, cinémomètre...) et les équipements à transmission d'énergie sans fil (appareils de cuisson à induction, four à micro-ondes, chargeur Qi...). Ces technologies utilisent des fréquences utiles à leur opération.

+Example de bandes de fréquences utilisées en Europe Bande de fréquence Service/ApplicationAvis Afsset 2009 50 HzFréquence de l'alimentation électrique - Radio grandes ondes, ondes moyennes et ondes courtes, détecteurs de victimes d'avalanches, systèmes RFID, applications médicales, plaques de cuisson à induction, CPL… - Télédiffusion (bande ), réseaux taxis, pompiers… radioamateurs, microphones sans fil, radars, IRM 1.5T… - Bande FM (modulation de fréquence) - Trafic aéronautique, IRM 3T - Télédiffusion (bande et ), réseaux professionnels (police, pompiers, SAMU…), vol libre (talkie-walkie), trafic amateur, trafic maritime, radiomessagerie… - Balises ARGOS, réseaux professionnels (SNCF, EDF…), télécommandes, télémesure médicale, réseaux cellulaires - Télédiffusion bande et - Téléphonie mobile bandes des 700, 800 et - Radiodiffusion numérique, faisceaux hertziens Téléphonie mobile, bande - Téléphonie DECT - Téléphonie mobile UMTS - Réseaux Wi-Fi, Bluetooth, four à micro-ondes - Téléphonie mobile (LTE), bande des 3,4 – 3,8 GHz Téléphonie mobile (5G NR FR1) 24,25 – 27,5 GHz Téléphonie mobile (5G NR FR2)

Téléphones mobiles Un téléphone mobile se connecte au réseau téléphonique via des ondes radio échangées avec une antenne locale et un émetteur-récepteur automatisé appelé station de base cellulaire (site, cellulaire ou tour cellulaire). La zone de service desservie par chaque fournisseur est divisée en petites zones géographiques appelées cellules, et tous les téléphones d'une cellule communiquent avec son antenne. Le téléphone et la tour ont des émetteurs radio qui communiquent entre eux. Étant donné que dans un réseau cellulaire, les mêmes canaux radio sont réutilisés toutes les 'X' cellules, les réseaux cellulaires utilisent des émetteurs de faible puissance pour éviter que les ondes radio d'une cellule ne se répandent et n'interfèrent avec une cellule voisine utilisant les mêmes fréquences.

Les téléphones portables sont limités à une sortie de puissance rayonnée isotrope effective (PIRE, parfois connu sous son acronyme anglais « EIRP ») de 3 watts et le réseau ajuste en permanence l'émetteur du téléphone à la puissance la plus faible compatible avec une bonne qualité de signal, la réduisant à un milliwatt à proximité de la tour cellulaire.

Les émetteurs des canaux de la tour ont généralement une puissance de sortie « PIRE » d'environ 50 watts. Même lorsqu'il n'est pas utilisé, à moins qu'il ne soit éteint, un téléphone mobile émet périodiquement des signaux radio sur son canal de contrôle, pour garder le contact avec sa tour de téléphonie cellulaire et pour des fonctions telles que le transfert du téléphone à une autre tour si l'utilisateur passe dans une autre cellule. Lorsque l'utilisateur passe un appel, le téléphone transmet un signal sur un deuxième canal qui transmet la voix de l'utilisateur.

Les réseaux 2G, 3G, 4G et 5G existants utilisent des fréquences UHF ou micro-ondes basses – à . De nombreux appareils sans fil domestiques tels que les réseaux Wi-Fi, les portes automatiques de garage, les babyphones et certains interphones, utilisent cette même plage de fréquences.

Autour d'une antenne émettrice, la puissance des ondes radio diminue rapidement d'intensité, proportionnellement à l'inverse du carré de la distance ; ainsi, l'émetteur d'un téléphone tenu près du visage est une source d'exposition humaine bien plus importante que l'émetteur de la tour, souvent situé à des centaines de mètres de là. L'utilisateur peut réduire son exposition en utilisant un Micro-casque, en coupant son téléphone (mode avion ou éteint) ou en l'utilisant plus éloigné de son corps.

Les réseaux cellulaires 5G de nouvelle génération, en déploiement depuis 2019, peuvent utiliser des fréquences plus élevées dans ou à proximité de la bande des ondes millimétriques : de 24 à .

Ondes millimétriques