Albert Litas est un instituteur, directeur d'école, militaire français, compagnon de la Libération, né le à Aubréville (Meuse), et mort pour la France des suites de blessures le à Cuers (Var)...

Biographie et carrière Il est le deuxième d'une fratrie de six enfants. En 1911, sa famille s'établissant à Lagny-sur-Marne, il y fréquente l'école primaire et, sur le conseil de son institutrice, il intègre l'École normale primaire de Melun, dont il sort en 1924.

Il devance l'appel, et suit pendant six mois les cours de l'École militaire de Saint-Cyr, puis est promu sous-lieutenant. Après un court séjour en Allemagne il rejoint le régiment de tirailleurs marocains. Il est blessé par balle pendant la guerre du Rif en 1925.

Après son service militaire, il reprend son métier d'instituteur, d'abord en région parisienne, puis obtient sa mutation au Maroc en 1928, occupant jusqu'en 1942 des postes d'enseignant et de directeur d'école à Taroudant, Aïn Leuh, Béni Mellal, Rabat, où il apprend l'arabe et le berbère, et Port-Lyautey. Cette période est interrompue par sa mobilisation pendant plusieurs mois après la déclaration de guerre. Il est alors père de quatre enfants.

Au lendemain du débarquement allié en Afrique du Nord en , il se porte volontaire pour servir au goum du groupe de tabors marocains. Il se distingue par plusieurs coups d'éclat en Tunisie (Djebel Abiod, Kef El Kébir, Djebel Ousselat, Djebel Zriba), puis en Corse et à l'île d'Elbe (Monte Puccio), où il est décoré de la Légion d'honneur. Il est promu capitaine en 1943.

Son unité ayant été intégrée dans la armée française du général de Lattre de Tassigny, elle prend part à la campagne de Provence. Le , à l'est d'Aubagne, lors d'un combat âpre et meurtrier Albert Litas est blessé à la face et reçoit un éclat d'obus dans le cou. Il poursuit le combat, mais, frappé une seconde fois, aux jambes, il succombe à ses blessures, le . Il est inhumé à la nécropole nationale de Boulouris, à Saint-Raphaël (Var)....

Distinctions Décorations

à titre posthume par décret du (5 citations) (1 citation)

Hommages Jusqu'à l'indépendance du Maroc, une rue de Béni Mellal et une ferme-école qu'il y avait développée porteront son nom.

Le , pour le anniversaire de sa mort, un article lui est consacré dans le quotidien L'Est républicain..

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . .

Sitographie

. .

Articles connexes Goumiers marocains Campagne de Tunisie Bataille de Marseille

Liens externes

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