Les déserteurs de l'Armée Rouge pendant la Seconde Guerre mondiale sont des soldats soviétiques qui ont abandonné leur poste pendant le conflit.
Le phénomène, important bien qu'il soit difficile à quantifier, a été réprimé avec une extrême dureté par les autorités de l'URSS.
Contexte Lors de la création du Comité d'État à la Défense, le GKO, le , un de ses cinq membres, Béria, est chargé de la lutte contre la désertion, l’URSS étant le seul pays en guerre où un portefeuille lui est attribué ce qui montre les inquiétudes du pouvoir stalinien..
Au cours des jours qui suivent l’invasion, des millions de tracts sont déversés par l’aviation allemande sur les lignes soviétiques incitant à la désertion en évoquant avec vulgarité une vie pleine de vin, de femmes, de chansons et échappant aux commissaires juifs.
Histoire On ignore l'effet de la propagande allemande mais on comptait de à durant l'opération Barbarossa, en majorité des soldats dont l'unité s'était disloquée et se retrouvant derrière les lignes ennemies. Les commissaires politiques avaient l'ordre de tirer à vue sur tout soldat n'obéissant pas aux ordres ou reculant devant l'ennemi..
Les soldats des pays baltes enrôlés dans l'Armée rouge désertent massivement à l’arrivée de la Wehrmacht en dans leur pays. Environ de déserteurs furent arrêtés (soit 4 % des mobilisés) de début 1942 à la fin de la guerre mais on ignore leurs motivations et les circonstances de leur désertion. Par ailleurs, on estime à le nombre de réfractaires (5 % des mobilisés), en proportion plus élevée dans les régions périphériques mal contrôlées par le pouvoir (Tchétchénie, Ingouchie, Dagestan, quelques districts d’Asie centrale). Un tiers d’entre eux furent interpellés et versés dans les bataillons disciplinaires.
Les déserteurs subissaient le sort commun des prisonniers, voués dans leur majorité à la mort par famine dans des camps à ciel ouvert sans approvisionnement.
Cette égalité de traitement est finalement apparue contreproductive par les autorités allemandes :
Aussi, en un décret ordonne la séparation des déserteurs et leur traitement avec une correction particulière. Ce décret est resté sans effet durable.. Staline considérait l’ensemble des prisonniers comme des déserteurs alors même que la plupart avaient été pris dans des manœuvres d'encerclement de la Wehrmacht. Certains prisonniers évadés et revenus à l’arrière des lignes soviétiques furent même jugés comme déserteurs. La plupart des prisonniers de guerre soviétiques libérés après la guerre, sont interrogés d' à dans de filtrations. 18 % des ex-prisonniers sont autorisés à rentrer chez eux, 43 % versés dans l’armée ou affectés à des tâches de reconstruction pour 3 ans, 23 % affectés pour 5 ans à des bataillons de reconstruction au régime particulièrement dur équivalent au travail forcé dans les camps, à une peine de camp ou de relégation, à mort, non compris les exécutions sommaires..
Références
Article connexe Front de l'Est (Seconde Guerre mondiale)
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