De nombreux États, organisations et personnalités publiques ont réagi à la crise anglophone au Cameroun depuis son déclenchement en 2017. Ils soutiennent l'intégrité territoriale du pays, condamnent les violences, expriment leur inquiétude face à la crise humanitaire et encouragent le dialogue ainsi que les efforts de paix du gouvernement camerounais. Les États-Unis, en revanche, se montrent beaucoup plus critiques à l'égard de la gestion du conflit par les autorités camerounaises et n'hésitent pas à imposer des sanctions.

Organisations

En , le président de la Commission de l'Union africaine Moussa Faki, se rend au Cameroun pendant deux jours et rencontre plusieurs hauts fonctionnaires, dont le président Paul Biya. Alors que les discussions sont portées sur des questions affectant la région et plus largement le Cameroun, le président de la Commission salue les efforts humanitaires de Paul Biya et réitère . Il rejette la violence et appelle à un dialogue inclusif pour faciliter une résolution pacifique.

Le , lors d'un dîner offert en son honneur au palais de l'Unité, la secrétaire général du Commonwealth, Patricia Scotland appelle mais exprime également face à la dégradation de la situation sécuritaire. Le , elle déclare à la presse : . Elle souhaite voir les Camerounais entretenir un . Selon le site internet du Commonwealth, elle déclare : .

Le , l’Union européenne appelle à . Le , la porte-parole pour les affaires étrangères et la politique de sécurité déclare : . Le , selon un communiqué, l'Union européenne: . Les services diplomatiques de l'UE déclarent : . Le , le Parlement européen adopte une résolution critique vis-à-vis du Cameroun.

Le , le secrétaire général de l'ONU António Guterres, exhorte les autorités camerounaises . Il estime que ces mesures devraient permettre de . Il encourage également . Le , il demande aux autorités camerounaises sur les ayant donné lieu à . Il ces actes et . Il . Il . Le , selon un communiqué, le Bureau régional des Nations unies pour l'Afrique centrale (Unoca) suit . L'Unoca est , et réaffirme à cette occasion . Il invite , encourage à la tenue et pour résoudre la crise. Le , le Comité contre la torture des manifestations. Selon un communiqué de l'ONU publié le , les Nations unies expriment leur profonde inquiétude face aux informations faisant état de violations des droits de l'homme dans les deux régions anglophones. Le communiqué indique : . Selon le texte : et . M. Zeid, qui regrette que le gouvernement camerounais n'ait pas permis à l'ONU d'accéder aux régions anglophones, appelle Yaoundé à lancer . Début , la Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Michelle Bachelet en visite au Cameroun, déclare : . Le , le Conseil de sécurité se réunit sur le conflit. En visite au Cameroun du 5 au , le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme Volker Türk, déclare : . Il appelle également à et à .

États

Le , lors de la journée de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC), le président Idriss Déby déclare : .

En , le ministre adjoint des Affaires étrangères chargé des affaires africaines, Abu Bakr Hefni, affirme le soutien de l'Égypte aux efforts déployés par le gouvernement camerounais pour résoudre la situation de crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ainsi qu'au Grand dialogue national qui s'est tenu à Yaoundé deux mois plus tôt.

En , l'ambassadeur nigérian au Cameroun, Lawan Abba Gashagar déclare que le Nigeria ne soutient en les sécessionnistes anglophones de l'ouest du Cameroun, région sur laquelle les deux pays ont . Le représentant nigérian assure à sa sortie d'audience avec le président Paul Biya que . Il promet que les dirigeants du Nigeria . Le , le conseiller nigérian pour la sécurité nationale Mohammed Monguno souligne que l'extradition du leader séparatiste Sisiku Julius Ayuk Tabe et 46 de ses partisans est une décision prise pour préserver l'unité et la souveraineté du Cameroun. Il déclare : . Il ajoute : . Mohammed Monguno exhorte les autorités camerounaises à encourager les parties concernées à désamorcer la situation dans les régions anglophones afin de faciliter le retour des réfugiés camerounais qui se trouvent au Nigeria.

Le , le Bureau des Nations unies dans l’Afrique centrale (Breunuac) rapporte que : .

Le , le Japon accorde au Plan présidentiel de reconstruction et de développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (PPRD-No/So). Le , le PPRD-No/so reçoit une enveloppe de de la part du gouvernement japonais.

Le , la France se dit et appelle à la retenue. Le , la France condamne mais . Le , le président de la République Emmanuel Macron déclare dans une lettre à son homologue camerounais Paul Biya que la France est en vue d'. Il écrit : . Le , le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, déclare : . Il assure que la France, l'Union européenne et les Nations unies font tout pour pousser Paul Biya à prendre des initatives afin de trouver une issue politique à la crise. Le , lors des questions au gouvernement, le député progressiste Sébastien Nadot interpelle Jean-Yves Le Drian au sujet de la situation humanitaire au Cameroun. . Le ministre des Affaires étrangères répond en déclarant : . Face au ministre, le député Sébastien Nadot tient à rappeler l'absence de la France lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, portant notamment sur la question de . Une absence considérée comme une par le député. Interpellé le par un activiste camerounais de la Brigade anti-sardinards (BAS) au Salon de l'agriculture, le président de la République Emmanuel Macron déclare : . Le , en visite au Cameroun, le président de la République Emmanuel Macron, déclare à Yaoundé : .

En , lorsque le Cameroun est évoqué lors de la présentation du rapport du secrétaire général sur l'Afrique centrale, la diplomatie russe déclare : . Le , lors du Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie assure que . Selon le pays, le règlement . La Russie met également en garde contre une ingérence au Cameroun.

Le , le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) indique dans un communiqué que . .

Le , le ministre des Affaires africaines, Rory Stewart, souligne qu'il est face aux violences. Il déclare : . Les et , la ministre d'État chargée de l'Afrique et du développement international, Harriett Baldwin, se rend dans la région anglophone pour discuter du conflit. Elle encourage la retenue et la désescalade des tensions, en déclarant : . Le , le secrétaire d‘État des Affaires étrangères et du Commonwealth Boris Johnson déclare sur son compte Twitter : . En , interrogée par la députée Jessica Morden, la ministre d'État chargée de l'Afrique et du Développement international Harriett Baldwin déclare : .

Le , le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, entame une visite de cinq jours au Cameroun, où il se rend à Bamenda pour appeler à un entre le pouvoir central et les séparatistes. Le , le pape Léon XIV, en visite à Bamenda, déclare : .

Le , la ministre des Affaires étrangères Mélanie Joly annonce qu'un processus de paix est enclenché pour le Cameroun, pour tenter de résoudre le conflit.

Le , le département d'État qualifie l'usage de la force contre les manifestants anglophones comme étant , appelant à la retenue et au dialogue. Le , la porte-parole du département d’État Heather Nauert demande et souligne que les États-Unis appelaient à une sortie de crise par le dialogue. Le , le démocrate Bob Menendez appelle à une intervention diplomatique américaine au Cameroun pour aider à résoudre la crise Congressional Record - Senate, congress.gov, . Le , les sénateurs et sénatrices Chris Van Hollen, Dick Durbin, Ed Markey, Ben Cardin, Amy Klobuchar, Christopher Coons, Elizabeth Warren, Jeff Merkley, Tim Kaine et Kamala Harris signent une lettre adressé au secrétaire d'État Mike Pompeo. Cette lettre indique que : . Le , l'ambassadeur adjoint américain à l'ONU, Jonathan Cohen, déclare lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée à l'Afrique centrale : . Le diplomate déplore que dans le nord-ouest et le sud-ouest du Cameroun, et la violence empêche l'acheminement d'une aide humanitaire internationale vitale. Il ajoute : . Il souligne que les États-Unis exhortent le président Paul Biya et son gouvernement à respecter le droit humanitaire et à s'assurer que l'ONU et les ONG aient des accès aux populations en souffrance. Le , le démocrate Ben Cardin propose au Sénat une résolution sur le conflit. Le texte dénonce une et des cas de , il ajoute : . Le sénateur démocrate soutenu par ses collègues Todd Young, Chris Van Hollen, Christopher Coons, Ed Markey, Cory Booker et Amy Klobuchar dénonce les assassinats et les enlèvements perpétrés par les séparatistes dans le même projet de résolution. Le démocrate invite ainsi le Sénat à . Enfin, il . Le , les États-Unis, tout en se félicitant de la coopération contre le terrorisme, coupent l'assistance militaire au Cameroun en mettant fin à un programme d'armement et de formation militaire de 17 millions d’euros environ, invoquant de graves violations des droits humains. D'autres programmes se poursuivent mais pourraient éventuellement être rompus . Les États-Unis demandent au gouvernement camerounais . En , à la suite d'une mission d'enquête de certains de ses membres dans le pays, la Chambre des représentants appelle à la réintroduction d'un système fédéral au Cameroun. En , le président Donald Trump retire le Cameroun de la liste des pays bénéficiant de lAfrican Growth and Opportunity Act (AGOA), dénonçant . Le , le Congrès des États-Unis adopte une résolution bipartisane invitant le gouvernement du Cameroun et les séparatistes à mettre fin à la violence, à respecter les droits de l'homme et à poursuivre un dialogue véritablement inclusif pour mettre fin au conflit, parmi d'autres déclarations. Le , lors d'une audience de confirmation, le secrétaire d'État Antony Blinken se dit préoccupé par au Cameroun. Le , il annonce l'imposition de restrictions de visa aux personnes soupçonnées de saper les efforts déployés pour mettre fin à la crise. Il ajoute également que les États-Unis étaient profondément préoccupés par l'insécurité persistante et appelle les deux parties à négocier pour la paix. Le , l'administration Biden annonce qu'elle offrirait un aux ressortissants camerounais, ayant fui le conflit. Le , une porte-parole du ministère américain de la Sécurité intérieure déclare que l'administration Trump a mis fin au statut de protection temporaire, affectant ainsi Camerounais. La secrétaire à la sécurité intérieure Kristi Noem estime que les conditions au Cameroun ne justifiaient plus l'attribution de ce statut.

Personnalités publiques Le , la travailleuse sociale libérienne Leymah Gbowee, prix Nobel de la paix en 2011 , note Cameroon Tribune. Préoccupée par le sort de ces catégories, Leymah Gbowee rappelle que . Selon Cameroon Tribune, le prix Nobel de la paix, qui s'est abstenu de prendre position, .

Le , l'actrice nigériane Stella Damasus-Aboderin, déclare sur son compte Twitter : .

Le , le jour même du massacre de Kumba, le rappeur français Mokobé déclare : .

Le , le footballeur français Kylian Mbappé publie sur son compte Twitter un message reprenant le drapeau camerounais, accompagné d'un cœur blanc, d'un pigeon et du #EndAnglophoneCrisis.

Le , la chanteuse américaine Beyoncé mentionne sur son site Internet le conflit parmi les problèmes critiques que connaît l'Afrique.

Le , le chanteur français Tayc déclare à la BBC : . Le , interrogé sur le conflit par le journaliste David Castello-Lopes pour Konbini, le chanteur déclare : .