L'aéroport de Quimper-Bretagne est un aéroport français situé sur la commune de Pluguffan, à au sud-ouest de Quimper, département du Finistère, région Bretagne, en France. Il porte le nom de Maurice Bon, pilote de chasse quimpérois qui s'illustra au sein de l'escadrille « Normandie-Niémen », avant d’être abattu le , à l'âge de 23 ans, près de Gorodets en URSS..
Il appartient au Conseil régional de Bretagne. Depuis fin 2023, il ne dispose plus d'aucune ligne commerciale régulière. Les premiers usagers restent aujourd’hui les aéroclubs et les écoles de pilotage..
Toponymie Il a porté successivement les noms suivants : Quimper Pluguffan, Quimper Cornouaille avant de porter le nom actuel de Quimper Bretagne.
Histoire Premières années L'aérodrome a été créé en 1932 par la Chambre de commerce et d'industrie de Quimper Cornouaille qui transforme un terrain militaire, (un champ de manœuvre et de tir), en un terrain d'aviation rudimentaire de sans piste d'envol et d’atterrissage. En 1935, un arrêté ministériel agrée la plate-forme comme aérodrome privé ouvert à la circulation aérienne publique. Le 28 juillet 1935, 30 000 personnes s'étaient rassemblées pour le festival aérien à l'occasion de l'inaugurationSource : Yann Gwegen, "L'aérodrome de Quimper-Pluguffan", Pays de Quimper n°7, juillet 1994..
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le terrain est réquisitionné, d'abord par l'Armée de l'air avec l'École de pilotage (sur Stampe SV4), puis par la Luftwaffe (armée de l'air allemande). Celle-ci, qui utilise aussi des terrains limitrophes au sud, construit une bande gazonnée de , orientée au NO-SE (17-35) et des nouveaux locaux. Le terrain a maintenant une superficie de . Les pilotes allemands s'y entraînent intensivement (école, chasse et reconnaissance), à bord de Junkers et de Stuka.
Après-guerre Dans l'immédiat après-guerre, ce sont les pilotes français qui s'y entraînent à bord d'avions légers de l'Armée de l'Air. Entre 1950 et 1960, un as de la voltige aérienne, Albert Guillou, anime fréquemment le ciel de Pluguffan à bord de son Stampe SV4 de couleurs jaune et noir en faisant d'innombrables figures acrobatiques. Il deviendra chef pilote de l'aéro-club.
La Cobra (Compagnie Bretonne Aéronautique), basée sur l'aérodrome de Brest, inaugure une ligne Brest - Quimper - Nantes le exploité en pool avec la compagnie Nantaise Air Ouest.. La Cobra avait également envisagé l'ouverture d'une ligne Quimper - Jersey - Guernesey cette année là..
En 1960, l'activité commerciale débute réellement à l'aérodrome. Un service estival et de week-end est créé entre Quimper et Paris-Orly via Dinard., assuré par Douglas DC-3 des TAI (Transports Aériens Intercontinentaux), affrété par Air Inter. Le premier trafic annuel concerne 376 passagers.
En 1961, une compagnie aérienne bretonne Rousseau Aviation qui est basée à Pleurtuit, près de Dinard (Ille-et-Vilaine), met en place une liaison avec les îles Anglo-Normandes.
En 1962, la piste NE-SO (04-22) en herbe est portée à . Jersey Airlines International assure les liaisons vers Jersey en Herald Dart..
En 1963, les liaisons avec Jersey ont lieu cette année-là par DC3 et la liaison Air Inter avec Paris devient tri-hebdomadaire par DC3 ou par Nord 260 (ex Super-Broussard) de la compagnie Air Inter.
En 1965, la compagnie BUA (British United Airways) assure au cours de l'été la liaison Quimper-Jersey-Londres par Handley page Dart Herald. Cette même année, la piste principale en herbe (04-22) est remplacée par une piste bitumée de sur de large. La liaison avec Paris par Nord 262 de 26 places devenant quotidienne (avec escale à Rennes ou Nantes) et compte tenu de la croissance du trafic, il devient urgent d'investir dans les infrastructures.
En 1966, la nouvelle tour de contrôle « en dur » et son bloc technique sont mis en service. Ils remplacent avantageusement l'ancienne tour métallique (similaire à un mirador) très inconfortable.
En 1967, la première aide radio-électrique est installée : il s'agit d'une balise HF qui aidera les pilotes à l'atterrissage. Elle est d'abord située à de l'entrée de la piste 22, puis transférée à six mille nautiques () du seuil de la piste 28, tandis que l'aérogare voit transiter .
En 1968, une nouvelle aide à la navigation et à l'atterrissage est installée. Il s'agit d'un VOR couplé à un DME, construit au seuil 04 de la piste principale de l'époque et toujours en service aujourd'hui. Le VOR sert surtout à la navigation aérienne internationale dans les routes aériennes de haute altitude. Trafic oblige, le Nord 262 est remplacé par un Fokker 27 de 50 places.
En , le président de la République Charles de Gaulle venu faire un discours à Quimper dans le cadre de la campagne pour le référendum sur la réforme du Sénat et la régionalisation, embarque dans une Alouette III pour se rendre ensuite à Lorient. Son passage par l'aéroport permet de faire aboutir le projet de construction d'une nouvelle piste.
C'était Rousseau Aviation qui assurait en 1974, la liaison saisonnière vers Londres Heathrow en Hawker Siddeley 748..
Le , un Fokker 27 de la compagnie Air Inter est plastiqué sur le tarmac de l'aéroport de Quimper, un attentat attribué à l'Armée révolutionnaire bretonne. Les dégâts sont de l'ordre de 8 millions de francs. L'avion est pratiquement inutilisable..
En 1975, l'investissement tant attendu est mis en service ; il s'agit de la nouvelle piste orientée E-W (10-28) longue de m sur de largeur, équipée d'une aide à l'atterrissage essentielle : l'ILS (Cat 1), qui permet d'atterrir (avec minima) pratiquement par tous les temps. La plate-forme aéroportuaire passe à grâce à une déviation routière à l'Ouest. La piste 04-22 est en partie déclassée, raccourcie et la piste en herbe 17-35 est supprimée.
En 1977, l'aéroport accueillait environ passagers.
En 1980, pour assurer l'avenir de l'aéroport, les collectivités investissent encore, en allongeant la piste 10-28 de () et l'année suivante dans la construction d'une nouvelle aire de stationnement pour les avions de et d'une voie de circulation le reliant à la piste 10-28.
En 1982, Brit Air, une nouvelle compagnie bretonne assure les liaisons avec l'aéroport de Londres Gatwick et les îles Anglo-Normandes via Morlaix. En 1983, Brit Air succède à Air Inter sur la ligne avec Paris. à la cadence de trois rotations par jour. Elle rachète deux des Fokker 27 d'Air Inter et les repeint aux couleurs du Gwenn ha Du (l'emblème blanc et noir de la Bretagne) et de l'hermine et du triskèle. En 1985, une Caravelle 12 d'Air Inter (130 places) effectue la liaison avec Paris à la place du Fokker 27.
L'année est également marquée par la pose de la première pierre de la nouvelle aérogare qui remplace avantageusement les bâtiments préfabriqués qui commençaient à dater. En 1986 : au fur et à mesure que l'aérogare se construit, les contrôleurs aériens de la tour, gênés par les toitures, ne voient plus le seuil de la piste 10. On ajoute donc un étage sous la vigie. En 1987, l'aérogare est inaugurée et le nom de Quimper-Cornouaille est substitué à celui de Quimper-Pluguffan.
En 1991, la compagnie Touraine Air Transport (TAT) opère pour le compte d'Air Inter la liaison avec Paris. Elle utilise un nouvel avion : le Fokker 100, appareil biréacteur de 100 places pour remplacer la Caravelle retirée du service commercial. Brit Air assure une ligne vers Cork via Brest.
En 1992, une nouvelle rampe d'approche de plus performante pour l'atterrissage de nuit (et en cas de brouillard) est mise en service. En 1993, la piste 10-28 est à nouveau allongée à .
En 1993, Quimper voit passer des vols charters ou saisonniers pour Londres, Chambéry, Ajaccio, Corte et Porto.
De juin à fin , l'aéroport a vu passer une série de vols charters vers Montpellier se prolongeant vers Tunis en Boeing 737-200 (132 sièges) de la compagnie brestoise Westair..
En 1995, la compagnie Euralair tente d'installer une liaison avec Paris-Roissy Charles de Gaulle. par Boeing 737, deux fois par jour, mais elle est supprimée quelques mois plus tard. (elle accueillait 22 passagers en moyenne par vol le mois d'exploitation et aura transporté 14 357 passagers de avril à août sur 482 volsOuest-France, auteur: Didier Eugène, Mardi 9 janvier 1996, Titre: "Seul Nantes tire son épingle du jeu dans l'Ouest en 1995. Le trafic aérien ralenti par les grèves", paragraphe : De Deauville à Brest.). Brit Air assure la ligne Brest - Londres via Quimper en SAAB SF-340 de 33 places.
En 1997, Air France, qui a repris l'exploitation de la ligne pour son propre compte à la suite de la fusion totale de sa filiale Air Inter Europe, ouvre une quatrième rotation avec Paris Orly.
À l'été 2001 et 2002, la compagnie toulousaine Aéris (qui a repris à 100 % la compagnie Brestoise Westair) a effectué des vols charters vers Cork en Irlandehttps://archive.wikiwix.com/cache/20210527185207/https://www.letelegramme.fr/ar/viewarticle1024.php?aaaammjj=20020401&article=4202659&type=ar...
En 2007, l'activité de l'aéroport se résume à quatre relations quotidiennes avec Paris-Orly Ouest, des vols hebdomadaires de juin à septembre vers Ajaccio en Corse avec CCM Airlines et quelques vols touristiques saisonniers. L'aérogare a enregistré , une légère baisse peut-être due au remplacement du Fokker 100 par un CRJ 700, de moindre capacité. La piste 04-22 a été fermée à la circulation aérienne : il n'en reste plus qu'un petit tronçon pour desservir les hangars Sud.
En 2008, la concession entre l'aéroport et la Chambre de Commerce et d'Industrie de Quimper arrive à son terme, un appel d'offres est lancé : le Conseil régional de Bretagne, propriétaire de l'aéroport, a retenu l'offre du Groupement Vinci Airports-Keolis, qui devient donc nouveau concessionnaire de la plate-forme de Quimper à compter du et ce jusqu'en . Le trafic diminue un peu : sont passés sur la plate-forme.
En 2009 et 2010, l'aéroport connait une nouvelle régression du nombre de passagers. à (-3 %), puis à un peu moins de (-10 %) comme sur l'ensemble des aéroports bretons excepté l'aéroport de Brest-Bretagne qui voit son trafic augmenter, pour culminer à en 2010 ( breton).
La ligne saisonnière vers Ajaccio attire 1 736 passagers en 2011 contre 1 800 passagers en 2010.
En 2012, une liaison vers Londres-City ouvre du au à raison de deux vols par semaine par BA Cityflyer, une filiale de British Airways. Elle est reconduite chaque année depuis (2 500 passagers en 2012 soit 55 % de remplissage des Embraer 170).
Une liaison estivale hebdomadaire dessert aussi le samedi l’aéroport de Figari Sud Corse, par la compagnie Hop ! (1 700 passagers en 2012).
Ce sont 4 200 passagers qui ont emprunté la ligne de Londres en 2014 dont une majorité d’Anglais, 3 400 passagers en 2013.
Depuis le , l'aéroport est géré par la société Aéroport de Cornouaille, et a pris le nom d'Aéroport de Quimper - Bretagne. Cette nouvelle appellation, qui se substitue à celle jusqu'alors en vigueur de Quimper - Cornouaille, permet de marquer le rapprochement de gestion avec l'aéroport de Brest (qui porte le nom de Brest - Bretagne), géré par la société Aéroports de Bretagne Ouest dont la société Aéroport de Cornouaille est une filiale à 96 %..
En 2018, la compagnie Hop ouvre une liaison avec Nice du au à raison d'un vol par semaine, opéré par un Bombardier CRJ-700 de 72 sièges. qui a accueilli passagers (la ligne vers Figari en faisant passagers soit -4,3 % pour 2018). La ligne vers Londres accueillait en 2018, passagers soit +0,33 %.
En 2019, la compagnie suisse Premium « La Nova » devait proposer un vol hebdomadaire saisonnier en ATR 72 pour Genève en formule affaires avec prestations « Premium » (Embarquement Terminal Jet, service voiturier, passage PAF rapide, ATR 72 de 36 places avec bar lounge...). mais a finalement décalé le démarrage de ses opérations au printemps 2020.