Les Jeunes Européens - France est une association loi de 1901 de jeunesse et d'éducation populaire qui constitue la section française des Jeunes Européens fédéralistes. Elle regroupe des membres âgés de 16 à 35 ans et est la branche jeune du Mouvement Européen - France.

Elle vise à rassembler les jeunes désireux d’agir en faveur de la construction européenne dans un sens fédéral. Elle se présente comme transpartisane, et promeut les idées des pères fondateurs de l'Europe comme Jean Monnet, Robert Schuman ou encore Altiero Spinelli, telles que le rejet de la guerre et des nationalismes.

Les Jeunes Européens - France est une association reconnue d'utilité publique, agréée « Jeunesse et éducation populaire » par le Ministère de la Jeunesse et des Sports ainsi que pour ses activités éducatives complémentaires de l’enseignement public par le Ministère de l'Éducation nationale. L'association est également membre du Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d’éducation populaire (Cnajep), d'Animafac et du Forum européen de la jeunesse.

Historique

Création et autonomisation (1990-1996) L'association sous sa forme actuelle est la résultante du rapprochement, en 1990-1991, puis de la fusion, en 1992, de la Jeunesse européenne fédéraliste (section française des Jeunes Européens fédéralistes), de la commission jeunes du « Mouvement européen France » et d'associations étudiantes, notamment des « Cercles Europe ». Le premier bureau est désigné le sous la présidence de Markus Schmidt. Elle s'engage dès sa création dans la campagne pour la ratification du traité de Maastricht.

L'association connaît des difficultés à ses débuts, notamment en raison de son manque d'autonomie. Sa relance en 1996 lui donne un fonctionnement distinct de celui du Mouvement européen - France. L'association adopte désormais ses propres politiques et un programme d'action spécifique.

Développement (depuis 1996) Le programme pédagogique « Europe à l'école » est créé en 1999 ; il devient « L'Europe par les jeunes » en 2015. L'association crée en 2005 le magazine Le Taurillon, à la suite de la campagne sur le référendum relatif au traité établissant une Constitution pour l'Europe, dans laquelle elle s'engage en faveur du « oui ».. Elle lance ensuite l'Eurotour des campus (2008), la Convention européenne de la jeunesse (Parlement européen, Strasbourg, 2017), le projet INCLUDE (2018-2019) et le Label Ville européenne (2020).

Ses présidents successifs sont Stéphane Saurel, Nathalie Lasnier, Stéphanie Chémery, Vincent Richez, Aurélien Beaujard, Jérôme Gstalter, Jessica Pennet, Pauline Gessant, Nicolas Jean, Pierre-Jean Verrando, Aurélien Caron, Chloé Fabre, Jérôme Quéré, Hervé Moritz, Marie Caillaud, Antoine Chabal, Laure Niclot, Aurore Laloux et Lorène Arnoult depuis .

L'association revendique 30 sections locales à travers la France. Ses bénévoles ont pour objectif de faire vivre l'Europe sur leurs territoires à travers des interventions pédagogiques, l'animation de débats et conférences, la réalisation d'actions de rue, et le dialogue avec les décideurs publics.

Plaidoyer politique L'association milite pour une Europe plus intégrée et plus proche de ses citoyens. Souhaitant proposer une vision nouvelle de la construction Européenne, ses adhérents militent pour une Europe fédérale, le fédéralisme européen permettant, selon eux, de garantir une distribution juste des pouvoirs à tous les échelons, notamment au niveau des régions, des États et de l'État fédéral (les institutions européennes).

Les idées défendues par les Jeunes Européens sont notamment : une grande Europe de la paix, sur le modèle d'une Fédération dotée d'une Constitution propre et respectant le principe de subsidiarité. des institutions rénovées, plus démocratiques et plus efficaces, permettant une plus grande implication des citoyens. une véritable politique étrangère commune et une politique européenne de défense. un modèle social européen. un modèle européen d’enseignement supérieur.

Sur le plan institutionnel, l'association a demandé en 2007 une réduction du nombre de commissaires européens et la modification des modalités d'élection du Président de la Commission européenne afin que celle-ci reflète le résultat des élections européennes. Elle soutient en 2014 le principe des spitzenkandidaten et demande en 2019 la création de listes transnationales.

Ces positions sont élaborées au sein de la Commission politique, ouverte à l'ensemble des adhérents, qui rédige des résolutions. Celles-ci sont amendées et adoptées par les instances élues, puis publiées sur le site de l'association.

Activités L'association et ses sections locales organisent des activités de plusieurs types : Des actions de sensibilisation de l'opinion, au travers d'opérations nationales ou locales ; Des conférences, colloques et débats ; Des évènements festifs en lien avec l'Europe ; Des séminaires internationaux, organisés avec d'autres sections nationales ou dans le cadre de la JEF-Europe, qui permettent de rassembler régulièrement de jeunes militants européens ; Des interventions pédagogiques via le programme l'Europe par les Jeunes.

L'Europe par les Jeunes Ce programme d'éducation civique européenne repose sur l'éducation par les pairs et l'éducation non formelle. Il vise à sensibiliser les jeunes à la citoyenneté européenne de manière apolitique, dans l'esprit de cours d'éducation morale et civique. Ses interventions ont lieu dans des établissements scolaires comme dans des structures informelles (associations, centres de loisirs, maisons de la jeunesse, hôpitaux, prisons) et recourent à des formats ludiques tels que des quiz ou des simulations de Parlement européen. L'opération « Eurodéputé à l'école » est lancée en 2012.. Depuis 2018, l'action « Europe en vacances » propose des animations sur des lieux de vacances et lors de festivals.

Depuis 2020, le site internet L’Europe Par les Jeunes présente les activités pédagogiques de l'association, et recense des outils pédagogiques accessibles à tous en y créant un compte.

L'association a également mené des projets spécifiques dans cette thématique : INCLUDE (2018-2019, avec la Ville de Paris et le Forum civique européen), sur les droits des citoyens européens résidant à Paris ; « La Commission au tableau », cofinancé par la représentation de la Commission européenne en France et faisant intervenir des commissaires européens auprès des jeunes ; et AccessiblEU (2021-2023, Erasmus+), consacré à des outils numériques d'éducation civique accessibles aux personnes en situation de handicap. Depuis 2024, le projet Generaction vise à sensibiliser les jeunes aux enjeux environnementaux et écologiques actuels. Un site comportant des cours et outils pédagogiques a été réalisé dans le cadre du projet.

Le Taurillon Créé en 2005, Le Taurillon est un magazine en ligne participatif, ouvert aux contributions extérieures sous réserve de validation par un comité de rédaction, dont la ligne éditoriale se déclare fédéraliste et transpartisane. Il a reçu le prix du citoyen européen du Parlement européen en 2012 et le prix de l'Initiative européenne en 2020. L'association indique qu'il compte sept éditions linguistiques et 200 000 lecteurs par mois. Plusieurs sections publient des éditions papier locales (Strasbourg, Paris, Bordeaux, Lyon, Toulouse, Auvergne). De 2015 à 2024, l'association organise les Journées de la presse européenne, un évènement annuel sur le rôle des médias et les grands enjeux européens.

Label Ville européenne Lancé à l'occasion des élections municipales de 2020 avec le Mouvement Européen - France et l'Union des fédéralistes européens - France, ce label invite les communes à mener des actions dans quatre domaines : pédagogie, citoyenneté (intégration des citoyens non français), coopération entre villes et culture. Une « Plaque Ville européenne » est attribuée par un comité aux communes les plus engagées.

La Commission Politique Organe interne de l'association, les membres qui participent à la Commission politique rédigent, débattent et proposent au sein de groupes de travail des résolutions à adopter par l'association, sur des thématiques variées tel que l'agriculture, l'économie ou la culture. Ces résolutions viennent ensuite enrichir le plaidoyer de l'association.

Organisation vignette|175x175px|Le logo des Jeunes Européens fédéralistes

Structure L'association fédère environ 30 sections locales autonomes, chacune constituée en association distincte. Présentes dans la plupart des grandes villes et universités, les sections mènent leurs propres actions avec leur propre budget sont animées par une équipe élue et élisent leurs délégués aux instances nationales. Elles respectent les principes définis dans les statuts nationaux, notamment le pluralisme politique et l’interdiction de toute action partisane. Les adhérents non rattachés à une section sont représentés par le Comité des Jeunes Européens - France individuels (COJEFI).

Les Jeunes Européens - France est également la section française des Jeunes Européens fédéralistes (JEF-Europe), elle-même branche jeune de l'Union des fédéralistes européens.

Fonctionnement Au niveau national, l'Assemblée générale élit les membres de plusieurs organes, dont le Bureau national, et est seule compétente pour réviser les statuts. Le Bureau national assure le fonctionnement habituel de l'association et coordonne les actions des sections locales. Le Conseil d'administration contrôle l'action du Bureau national et fixe les orientations stratégiques. Une équipe permanente (salariés, stagiaires, volontaires en service civique) appuie le Bureau national.

L'association organise chaque année une université d'été dans une ville française, qui réunit des adhérents de toutes les sections et où se déroulent le bilan de l'année et les différentes élections internes. Des week-ends régionaux de formation sont également organisés dans toute la France au début de l'année scolaire.

Son siège social est à Montreuil.

Campagnes et actions publiques L'association a participé à la campagne pour la ratification du traité de Maastricht (1992), aux manifestations de décembre 2000 lors du Conseil européen de Nice pour une constitution européenne, aux manifestations de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle de 2002 contre Jean-Marie Le Pen, puis à la campagne pour le « oui » au référendum de 2005. Depuis 2008, avec l'Eurotour des campus, elle effectue un tour des universités françaises pour débattre avec les étudiants des questions européennes. La même année, elle participe aux États généraux de l'Europe. Elle a plaidé pour la création d'un service civil européen. et a mené en 2010 une action de soutien aux opposants biélorusses dans une centaine de villes européennes..En 2015, elle participe au projet ReDAct - Reflexion, Débat, Action et produit l’Appel des Jeunes pour l'Europe, un ensemble de 24 propositions pour faire avancer l'Europe. Elle s'est associée en 2016 à la campagne « L'Europe en mieux » avant le référendum britannique sur l'appartenance à l'Union. et a participé à la Marche pour l'Europe de Rome en 2017.. Elle impulse la Convention européenne de la jeunesse, qui réunit 150 jeunes de 38 pays de en au Parlement européen de Strasbourg dans l'objectif de donner une constitution à l'Europe.

Elle mène des campagnes à l'approche des élections européennes (#MonVoteMonEurope en 2019, #MonEurope autour de la Conférence sur l'avenir de l'Europe et des élections de 2022) et la campagne annuelle #DemocracyUnderPressure sur l'État de droit et les libertés fondamentales. En 2024, elle est l'une des organisatrices, avec le Mouvement européen - France et l'Union des fédéralistes européens, de la plus grande coalition de la société civile jamais créée pour les élections européennes, L'Europe Pour De Bon !.