La Saône est un navire auxiliaire de la Marine nationale française. Son indicatif visuel est A628. La construction de ce pétrolier ravitailleur débute en 1939 mais elle s'interrompt durant la Seconde Guerre mondiale puis elle est reprise à la fin des hostilités. Il est prêté à la marine marchande française de 1949 à 1953 puis en 1957. La Saône est désarmée en 1981. Pendant plusieurs années elle sert de brise lames à l'île du Levant puis est démolie sur un dock flottant en 2013.
Histoire Sur cale Au titre du Plan national de ravitaillement en carburants , quatre pétroliers rapides sont prévus. La Saône, La Seine, La Liamone et le Medjerda . Ils ont pour objet de ravitailler les bases françaises à partir de Toulon.. La Saône est mise sur cale le à Dunkerque aux Ateliers et chantiers de France avec le . À la mobilisation le chantier est interrompu. Mais la circulaire du la classe parmi les bâtiments dont la construction urgente est à reprendre. Néanmoins l'avancement de cette construction n'en est qu'à 24 % le . À l'arrivée des Allemands à Dunkerque, elle est intacte non sabotée. Le l'arrêt de construction est confirmé.
Mais la Kriegsmarine, après l'avoir rebaptisée (Saône en allemand), reprend la construction qui n'avance pas durant le conflit du fait de la proximité de Dunkerque avec l'Angleterre, de problèmes économiques et du peu d'empressement de la direction et du personnel. Finalement les Allemands sabotent la coque en . Celle-ci retombe sur les cales et les bers qu'elle écrase et sa plage avant est en porte à faux sur soixante mètres.
Dans un premier temps, à la libération de Dunkerque le , elle est condamnée. Mais par décision du sa construction est ordonnée pour la marine marchande selon une vente à réméré. Elle est alors relevée entre les 12 et . Puis parrainée par la ville de Dunkerque., sa marraine, madame Corbu, préside à son lancement le en présence du ministre des Travaux publics et des Transports Christian Pineau, de l'ingénieur général Louis Kahn et du directeur général des Ateliers et chantiers de France Lucien Lefol.. Son premier armement intervient le mais une avarie de sa turbine tribord survient le . Celle-ci est remplacée par celle de La Medjerba le . Enfin La Saône est livrée le .
Pétrolier La Saône est alors aussitôt louée coque nue à la Compagnie auxiliaire de navigation du Havre. Celle-ci la conserve jusqu'au . La Marine nationale en reprend possession le et la met en réserve. Elle est alors mouillée à Landévennec. Puis elle est louée de nouveau à la compagnie havraise de navigation à vapeur Corblett du à , Enfin La Saône revient définitivement à la Marine nationale qui l'amarre à la jetée des sous-marins à Brest.
Pétrolier ravitailleur La Saône est réintégrée dans la Marine nationale en 1958 pour remplacer l'Élorn, ancien pétrolier des Forces navales françaises libres, précocement hors service après avoir talonné le le rocher du phare de la Vieille du raz de Sein..
Des travaux d'amélioration sont entrepris à partir du . Ainsi deux portiques légers permettant le ravitaillement à la mer sont installés. Elle est armée pour essais le . Cette refonte partielle se poursuit de à , puis elle est réadmise au service actif en . Le elle rallie Cherbourg pour une refonte complète pour en faire un véritable pétrolier ravitailleur d'escadre (PRE). Ainsi le elle sort du bassin pour des essais préliminaires. Finalement admise au service actif le . Elle est affectée à l'Escadre légère basée à Brest. En , La Saône accompagne la seconde force Alpha jusqu'à Papeete pour la campagne de tir nucléaire. Durant cette traversée de deux mois, la force fait escale à Dakar, puis à Diego-Suarez. Toujours en appui du Clemenceau, en 1974 elle participe à la mission en mer Rouge et océan Indien. Puis, relevée par La Durance, elle quitte l'escadre d'Atlantique le .
Puis le le bâtiment est basé à Toulon. Une de ses campagne est le support de la flotte en mer Rouge lors de l'accession à l'indépendance du territoire français des Afars et des Issas qui devient alors la république de Djibouti en 1978-1979.
Brise-lames vignette|300px|alt=Cliché couleur. De babord un grand navire rouillé sans superstructure.|L'épave de la Saône amarrée sur coffre comme brise-lames a Toulon le 14 novembre 2011. La Meuse arrive pour la remplacer en rade de Toulon le . La Saône est alors retirée du service actif le , puis elle est condamnée le devenant la . Tout d'abord mouillée au cimetière marin de Brégaillon, ses superstructures sont rasées en . En effet elle est remorquée à l'île du Levant pour remplacer un autre ex pétrolier ravitailleur d'escadre La Baïse qui sert de brise-lames à Port Avis. Cependant son maintien s'avère provisoire car elle menace de couler ou de se briser. Des interventions ont lieu pour pomper l'eau entrée par des porosités ou de petites brèches dues à l'usure. L'ex Saône est maintenue à flot, avec un dispositif de pompes parées à se mettre en action si un nouvel enfoncement se produit. Sa situation précaire nécessite un enlèvement dans les meilleurs délais selon le représentant de la préfecture maritime.. Ainsi le elle est à nouveau remorquée à Brégaillon, avant d'être démolie par les sociétés Foselev Marine et Topp Decide à partir de . La solution d'un démantèlement au sec sur un dock flottant est retenue car la coque vétuste ne peut pas supporter une traversée vers un chantier étranger et risque une dislocation lors du halage sur cale.. Lui succède l'ex-frégate lance-missiles Suffren..
Liste des commandants
- : Capitaine de corvette Raymond Capoul. 1968 : Capitaine de corvette Rémi François de Lanete David de Floris. 1969 : Capitaine de frégate Leclerc 1970 : Capitaine de frégate Poret de Civille. 1980 : Capitaine de frégate Viguier Au titre du Plan national de ravitaillement en carburants , quatre pétroliers rapides sont prévus. Leur construction est confiée aux Ateliers et chantiers de France. Les trois autres sont :
La Seine dont la construction débute le . Ayant connu le même sort sur cale, elle est relevée à la Libération. Finalement lancée le elle est mise en service le . Après un prêt à la marine marchande, elle est également transformée en pétrolier ravitailleur d'escadre. Son port de base est Toulon. Elle est désarmée le et finit vendue à un chantier de démolition espagnol ; La Medjerda dont la construction débute le , mais celle-ci est abandonnée suivant une circulaire du ; Le Liamone dont la construction débute en , mais celle-ci est interrompue au titre de la même circulaire.
Notes et références
Annexes Bibliographie . . .
Articles connexes Liste des anciens navires de la Marine nationale depuis 1945 Liste des navires auxiliaires français
Liens externes
Catégorie:Pétrolier Catégorie:Bateau lancé en 1949 Catégorie:Nom de bateau de la Marine française Catégorie:Pétrolier ravitailleur de la Marine française Catégorie:Navire démoli en 2013 Catégorie:Navire démoli à Brégaillon