Robert Blum, né le à Paris et mort le à Paris Relevé des fichiers de l'Insee, est un ingénieur et dirigeant d'entreprises français, fils unique de Léon BlumBlum, Robert dans Le Maitron.

Biographie

Jeunesse et études Il est le fils de Léon Blum et de sa première épouse, Lise Bloch, sœur de Maurice Bloch et grand-tante de François Bloch-Lainé. Il est élève à l'École polytechnique. Le , il épouse Renée Weigle (1904-1999)"BLUM Renée [née WEIGLE Renée" sur Le Maitron : issue d'une famille protestante de Genève, elle est venue travailler à Paris en tant que secrétaire chez Patou, puis son goût pour la musique la dirige chez Pleyel. Reynaldo Hahn l'introduit ensuite chez les Blum et c'est ainsi qu'elle rencontre Robert. Leur mariage a lieu à Genève et déclenche un article calomnieux contre Léon Blum.

Parcours professionnel En 1926, il entre comme ingénieur chez Hispano-Suiza. Mobilisé comme officier au début de la Seconde Guerre mondiale, il est fait prisonnier et est en captivité en Allemagne jusqu'à la fin du conflitAntony Sterberg, officier français d'origine juive, raconte dans son ouvrage Vie de château et oflags de discipline. Souvenirs de captivité (Colditz, Lübeck), la vie des officiers juifs retenus prisonniers en Allemagne et évoque Robert Blum qu'il a côtoyé durant sa captivité..

Après guerre, il reprend son travail chez Hispano-Suiza dont il devient le président-directeur-général de 1965 à 1966. Après la fusion avec l'Alsacienne de constructions mécaniques, il devient vice-président du holding Hispano-Alsacienne, qui devient l'ALSPI (Alsacienne de participations industrielles) en 1968. Il est président d’honneur de l'Union syndicale des industries aéronautiques et spatiales et président de 1964 à 1973 de l'Association française des ingénieurs et techniciens de l’aéronautique et de l'espace.

Il est membre du comité directeur de la Ligue des droits de l'homme et du citoyen et président du début des années 1970 jusqu'à sa mort en 1975 de la branche française de l'Organisation reconstruction travail, une œuvre philanthropique venant en aide aux déshérités juifs.

Il est adhérent à la SFIO avant et après guerre mais sans y exercer de responsabilités (sa femme sera elle membre du comité exécutif de 1944 à 1948). Après la guerre, il participe à différents colloques sur la pensée et l'action de son père dont il défendra la mémoire. Ainsi, en 1959, il demande la saisie de la nouvelle édition du Petit Larousse illustré, dont l'article sur son père commence par , reproduisant un mensonge de la presse antisémite d'avant guerreEn 1937, dans le journal antisémite Gringoire, Henri Béraud décrit Léon Blum ainsi , le journal mettant les années suivantes en doute la nationalité et le patriotisme de Léon Blum ().. En 1971, il a donné les archives de son père à la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) qui les a déposées aux archives nationales en 1995 "Blum, Léon - Fonds papier coté 570AP et BLM, Sciences Po Centre d'histoire.

Le couple Blum vit au 7 rue de la Cité-Universitaire, non loin du Parc Montsouris et ils ont une fille unique, Catherine Blum (1928-1996), qui épouse l'orientaliste Charles Malamoud, avec lequel elle a un fils, Antoine Malamoud"Léon Blum : des ancêtres et des cousins à sa mesure !" par Jean-Louis Beaucarnot, 9 avril 2022, Revue française de généalogie .

Distinctions (1957)

Notes et références Notes

Références

Liens externes

Catégorie:Chef d'entreprise français Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1957 Catégorie:Naissance en février 1902 Catégorie:Naissance dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en décembre 1975 Catégorie:Décès dans le 14e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 73 ans