Naziha Salim (, 1927 – ) est une artiste, professeur d'art et auteure irakienne, décrite par Jalal Talabani, l'ancien président irakien, comme ..

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Biographie Peu d'attention scientifique a été accordée à la vie culturelle et artistique des femmes artistes en Irak L. Auricchio, Adélaïde Labille-Guiard, Artist in the Age of Revolution, Getty Publications, 2009, p. 1.. Pour Naziha Salim, son histoire a été éclipsée par celle de son célèbre frère aîné, Jawad Salim A. Dawson, « Forgotten female artists of Modern Arab Art to Get Their Due in Sharjah Show », The Art Newspaper, 27 août 2019. M. Gronlund, « Sooud Al Qassemi on 'male chauvinism' in art: 'Women represent women better' », 26 août 2019. A. Carla, « Here’s Why You Should Attend Representational Art Meaning », 29 août 2019..

Naziha Salim est née en 1927 à Istanbul de parents irakiens, originaires de Mossoul. J. Tejel, Writing the Modern History of Iraq: Historiographical and Political Challenges, World Scientific, 2012, p. 476.. À sa naissance, son père était officier dans l'armée ottomane, stationné en Turquie S. Metcher-Atassi, « Munif's Interest in Modern Art, Friendship, Symbolic Exchange and the Art of the Book », The MIT Electronic Journal of Middle Eastern Studies, printemps 2007, p. 99-116.. La famille est retournée à Bagdad dans les années 1920, alors que Naziha était encore une petite enfant N. Shabout (dir.), A Century of Iraqi Art (cat. exp.), Bonham's of London, 2015.

Elle est née dans une famille d'artistes irakiens vivant en Turquie. Son père, Hajji Mohammed Salim (1883-1941) était un peintre, tandis que sa mère était également une artiste et une brodeuse qualifiée Ministère de la culture irakien, Iraq, Culture and Arts in Iraq: Celebrating the Tenth Anniversary of the July 17-30 Revolution, Iraq, Ministry of Culture and Arts, 1978, p. 23.. L'artiste, Abdul Qadir Al Rassam, le premier irakien à peindre dans le style européen, était un parent plus âgé (peut-être le cousin de son père) D. F. Reynolds, The Cambridge Companion to Modern Arab Culture, Cambridge University Press, 2015, p. 199.. Ses frères aînés étaient aussi des artistes talentueux. Rashid (né en 1918) était un caricaturiste politique ; Su'ad Salim (né en 1918), peintre et designer qui concevra les armoiries de la République irakienne ; Jawad (né en 1920), peintre et sculpteur, est devenu le sculpteur le plus aimé d'Irak et Nizarre (né en 1925) était également un artiste W. Ali, Modern Islamic Art: Development and Continuity, University of Florida Press, 1997, p. 47..

Elle a été l'une des premières femmes à avoir obtenu une bourse pour étudier l'art à l'étranger D. Ingrams, The Awakened Women in Iraq, Third World Centre, 1983, p. 140.Les deux premières femmes à bénéficier d'une bourse d'études ont été Naziha Rashid et Naziha Salim, parfois appelées « les deux Nazihas ».. Dans les années 1940, elle est diplômée de l'Institut des beaux-arts de Bagdad et, après avoir obtenu la bourse, elle poursuit ses études artistiques à Paris. Dans les années 1960, elle revient à l'Institut des Beaux-Arts, où elle enseigne en tant que professeur jusqu'à sa retraite dans les années 1980.

Elle était une participante active dans la communauté artistique irakienne ; un membre fondateur du groupe artistique connu sous le nom d'Al-Ruwwad I. Nusair, « The Cultural Costs of the 2003 US-Led Invasion of Iraq: A Conversation with Art Historian Nada Shabout », Feminist Studies, Vol. 39, No. 1, 2013, p. 119-148 (lire en ligne sur JSTOR). ; le premier groupe d'artistes irakiens à étudier à l'étranger et qui cherchait à incorporer les techniques de l'art européen moderne dans une esthétique typiquement irakienne. Ce groupe a eu une influence majeure sur les générations futures d'artistes irakiens A. Wijdan (dir.), Contemporary Art From The Islamic World, Scorpion, 1989, p. 166..

Naziha Salim est victime en 2003 d'un accident vasculaire cérébral en 2003, qui la laisse paralysée. Cinq ans plus tard, elle meurt à Bagdad à l'âge de 81 ans. Le président Jalal Talabani a qualifié sa mort de « grande perte pour l'art et la culture irakiens ».

Œuvre Elle est l'auteur d'une histoire de l'art irakien moderne, intitulée Iraq: Contemporary Art, publiée par Sartec en 1977, qui continue d'être utilisée comme une source précieuse pour le développement précoce du mouvement de l'art moderne irakien S. Sinclair (dir.), Bibliography of Art and Architecture in the Islamic World, BRILL, 2012, p. 652..

Les thèmes de ses peintures tournent autour des représentations des femmes et de la famille; sa propre famille, des femmes rurales irakiennes, des paysannes, des femmes au travail, des déesses mésopotamiennes et arabes O. Bashkin, « Representations of Women in the Writings of the Intelligentsia in Hashemite Iraq, 1921–1958 », Journal of Middle East Women's Studies, vol. 4, 2008, no. 1, p. 53-82 (lire en ligne).. Elle a participé à divers mouvements expérimentaux et son travail a souvent illustré les changements qui s'opèrent dans la vie des femmes. À ce titre, Naziha Salim, avec ses contemporains, « a contribué à l'ouverture de nouveaux espaces culturels, sociaux et politiques » N. S. Al-Ali, Iraqi Women: Untold Stories From 1948 to the Present, Zed Books, 2007, p. 68..

Peintures Danseurs, date inconnue Le rêve d'une nuit, 1978 Shabout, N.M., Modern Arab Art: Formation of Arab aesthetics, Colour Plate No. 2, p. 000. La femme du martyr, date inconnue, maintenant dans la collection Barjeel

Notes et références

Liens externes

Naziha - archives numériques avec des reproductions de peintures, dont beaucoup ont été pillées ou détruites en 2003 et ne peuvent être trouvées dans aucune autre source.

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