Robert Golob, né le à Šempeter pri Gorici, est un homme d'affaires et homme politique slovène. Il est président du Mouvement pour la liberté et président du gouvernement du au .

Jeunesse et éducation Robert Golob naît le . à Šempeter pri Gorici, dans la ville de Šempeter-Vrtojba, à l'ouest de la république socialiste de Slovénie. Son père, Valentin Golob, dirige la centrale électrique de Soške entre 1976 et 2002.

Il obtient en son doctorat en électrotechnique à l'université de Ljubljana. Il suit ensuite le programme postdoctoral Fulbright au Georgia Institute of Technology d'Atlanta, aux États-Unis.

Débuts politiques Au cours de la procédure d'adhésion de la Slovénie à l'Union européenne, Robert Golob est nommé en responsable slovène des négociations dans le secteur de l'énergie, en raison de sa formation universitaire.

Il entre ensuite en politique. De à , il est secrétaire d'État au sein du ministère des Affaires étrangères. Parallèlement, il adhère à la Démocratie libérale slovène (LDS), qu'il quitte en .

Homme d'affaires En 2004, Robert Golob cofonde une société de négoce d'énergie .., dont il reste président jusqu'en 2021..

Retour en politique Passage par plusieurs partis centristes Robert Golob fait son retour en politique en : il rejoint le nouveau parti Slovénie positive (PS), fondé par le maire de Ljubljana, Zoran Janković, mais le quitte deux ans plus tard..

Il passe ensuite à l'Alliance d'Alenka Bratušek (ZaAB), créée par l'ancienne présidente du gouvernement Alenka Bratušek et dont il est, un temps, l'un des vice-présidents.. Il se retire plus tard de la vie politique

Mouvement pour la liberté Après avoir quitté GEN-I, Robert Golob décide de revenir une nouvelle fois en politique. Il adhère donc, en , à un parti vert extra-parlementaire, Z.DEJ. Il le renomme en Mouvement pour la liberté (, GS). simplifié en GS. Le parti décide de participer aux élections législatives du 24 avril 2022... Il monte alors très vite dans les sondages et quelques jours avant l'élection, il devient le favori.

Avec 34,5 % des voix, il arrive en tête du scrutin, contre 23,6 % pour le Parti démocratique slovène (SDS), du président du gouvernement, Janez Janša.. Il remporte 41 députés sur 90, un record dans l'histoire de la Slovénie indépendante. Comme en 2011 et en 2014, le scrutin voit arriver largement en tête un nouveau parti composé de personnalités jusqu'alors peu connues, confirmant le désintérêt des Slovènes pour les partis historiques.

Président du gouvernement Robert Golob est élu un mois plus tard, le , président du gouvernement par l'Assemblée nationale après avoir constitué un gouvernement de coalition avec les Sociaux-démocrates (SD) et La Gauche (Levica).. Il est composé de 7 femmes et de 10 hommes.

Le , lors du vote de confiance, son exécutif obtient 53 voix pour et 28 voix contre, ce qui lui permet de rentrer en fonction. Il promet de après les années Janša et déclare : . Il se présente comme un grand admirateur d’Emmanuel Macron.

Il envisage l'adoption de projets de loi garantissant la liberté des médias et la révision de certaines des décisions du gouvernement sortant.

Il réorganise son gouvernement le en raison de désaccord sur la politique à adopter dans la coalition. Il affirme que 2023 sera l'année des réformes et déclare que le gouvernement . Il souhaite, pour cette année, réussir là où le gouvernement Šarec avait échoué : rééquilibrer les comptes publics et réformer le système de santé. En raison des tensions entre les partenaires gouvernementaux et de sa politique de rigueur, sa cote de popularité recule depuis son arrivée au pouvoir. Un an et demi après son arrivée au pouvoir, aucune réforme majeure n'a encore été adoptée.

En politique extérieure, il s'oppose à la guerre contre Gaza et proscrit, en , l’importation, l’exportation et le transit d’armes pour Israël. Son gouvernement interdit également son territoire aux ministres israéliens Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, aux positions ouvertement suprémacistes, avant d’étendre cette interdiction au premier ministre Benyamin Netanyahou. La Slovénie reconnait la Palestine en .

En mars 2026, Robert Golob annonce que son gouvernement ne se joindrait pas à l’action en justice pour génocide intentée par l'Afrique du Sud contre Tel-Aviv devant la Cour internationale de justice (CIJ). La ministre des affaires étrangères Tanja Fajon reconnait « des pressions extérieures ». Le gouvernement aurait notamment été averti par ses services de renseignement de menaces pesant sur le pays s’il se joignait aux démarches contre Israël, en particulier un risque pour la cybersécurité de la Slovénie.

Lors des élections législatives du , son parti arrive en tête mais perd douze sièges au Parlement. Le suivant, il quitte la présidence du gouvernement où lui succède Janez Janša. La campagne avait été marquée par des ingérences étrangères en faveur de Janez Janša, attribuées, après enquête, à une société israélienne liée à des personnalités du renseignement.

Vie privée Il a été marié avec Jana Nemec pendant plus de trente ans mais ils ont finalement divorcé. Depuis l'automne 2022, il vit avec sa nouvelle partenaire Tina Gaber, diplômée de sociologie, avocate des droits des animaux et créatrice de contenu.

Notes et références

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