Georges Le Carrour, né le à Boulouparis et mort pour la France le à Hyères, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération. Au début de la Seconde Guerre mondiale il décide de se rallier à la France libre et combat en Afrique et en Italie. Participant ensuite à la libération de la France, il est tué lors des combats en marge de la prise de Toulon.
Biographie
Jeunesse et engagement
Georges Le Carrour naît le à Boulouparis, en Nouvelle-Calédonie. D' à , il effectue son service militaire à la compagnie d'infanterie coloniale de Nouvelle-Calédonie.
Seconde Guerre mondiale
Moins d'un an après avoir été rendu à la vie civile, il est rappelé sous les drapeaux lors de la mobilisation de septembre 1939. Affecté à la même unité que lors de son service militaire, il est promu sergent en mais ne part pas combattre en métropole. Après la signature de l'armistice du , il est démobilisé en août suivant. Mécontent de la défaite, il décide de se ranger du côté du général de Gaulle lorsque la Nouvelle-Calédonie se rallie à la France libre en . Engagé dans les forces françaises libres en , il est affecté au bataillon du Pacifique (BP1) commandé par Félix Broche et composé de volontaires néo-calédoniens et polynésiens. Après une période d'entraînement en Syrie et sa promotion au grade de sergent-chef, Georges Le Carrour et le BP1 sont engagés dans la guerre du désert en Libye au sein de la française Libre Indépendante () du général Kœnig. En mai et , il participe à la bataille de Bir Hakeim à la suite de laquelle le BP1, fusionnant avec le d'infanterie de marine, forme le bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique (BIMP).
Subordonné à la française libre, le BIMP prend part à la campagne de Tunisie au début de l'année 1943 puis à la campagne d'Italie au cours de laquelle Georges Le Carrour est grièvement blessé à Girofano dans la nuit du 11 au . En août de la même année, il participe au débarquement de Provence puis à la libération de Toulon. Le , devant La Garde, il prend le commandement de sa section après la blessure de son chef et parvient à achever la mission de son unité. Le lendemain, alors qu'il mène ses hommes à l'assaut des positions fortifiées de la Moranne, il est à son tour touché par une rafale de mitrailleuse. Évacué vers l'ambulance chirurgicale légère postée à Hyères, il y meurt le des suites de ses blessures. Rapatrié en Nouvelle-Calédonie, il est inhumé à Nouméa.
Décorations
, À titre posthume, par décret du 24 mars 1945
, Avec agrafes "Libye 1942" et "Bir Hakeim"
Hommages
À Boulouparis et à Nouméa, son nom est inscrit sur les monuments aux morts de ces communes.
Références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes
Ordre de la Libération Libération de la France
Liens externes
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