Henry Lévy-Finger, né le à Paris et mort pour la France le à Strasbourg, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il choisit de se rallier à la France libre et combat en Afrique. Membre de la division blindée, il participe avec elle au débarquement de Normandie puis à la Libération de Paris avant d'être tué par un obus allemand au lendemain de la libération de Strasbourg.

Biographie

Jeunesse et engagement

Henry Lévy-Finger naît le dans le arrondissement de Paris au sein d'une famille d'industriels possédant une fabrique de peinture qui deviendra la marque Astral.

Seconde Guerre mondiale

Trop jeune pour être mobilisé au début de la Seconde Guerre mondiale, il refuse l'armistice du 22 juin 1940 et décide de se rallier à la France libre. S'enfuyant vers Saint-Jean-de-Luz, il embarque vers l'Angleterre où il s'engage dans l'artillerie des forces françaises libres le . Envoyé en Afrique en , il est promu brigadier le suivant et maréchal des logis en juillet. Stationné au Cameroun, il y est responsable des batteries côtières jusqu'en . Il intègre ensuite les rangs de la colonne du général Leclerc avec laquelle il participe à la guerre du désert en Libye puis à la campagne de Tunisie. À l'automne 1943, il est muté au régiment d'artillerie coloniale ( RAC) faisant partie de la division blindée ( DB) tout juste constituée au Maroc.

À l'été 1943, il est brièvement détaché à Alger au sein de l'état-major particulier du général de Gaulle. Embarqué en , Henry Lévy-Finger sauve un homme en mer au cours du voyage vers l'Angleterre. Il débarque sur Utah Beach avec la division en août suivant. Il se distingue pendant la bataille de Normandie en assurant des ravitaillements efficaces en munitions et en faisant plusieurs prisonniers lors de patrouilles. Suivant l'avancée de la DB, il participe ensuite à la libération de Paris puis à la campagne des Vosges à l'issue de laquelle il est promu maréchal des logis-chef. Le , lendemain de la libération de Strasbourg, il est touché par le tir d'un canon positionné de l'autre côté de la frontière allemande et meurt sur le coup. Il est inhumé à la nécropole nationale de Strasbourg-Cronenbourg.

Décorations

Chevalier de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationÀ titre posthume, par décret du 17 novembre 1945Croix de guerre 1939-1945Avec une palmeMédaille colonialeAvec agrafes "Fezzan-Tripolitaine" et "Tunisie"Médaille commémorative françaisede la guerre 1939-1945Médaille pour faits de sauvetage en mer

Hommages

À Paris, son nom est inscrit sur le monument de la division blindée sur la place du 25-Août-1944. La promotion de l'école nationale des sous-officiers d'active (1965) a été baptisée en son honneur.

Références

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes

Ordre de la Libération Libération de la France

Liens externes

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