Jean-Pierre Bial, né le à Collonges-la-Rouge et mort le à Meyssac, est un officier français. Il participe à vingt-et-une campagnes de Napoléon Ier de 1792 à 1814, et est blessé à quatre reprises sur le champ de bataille. Retiré du service en 1814 avec le grade de major, il devient maire de Collonges-la-Rouge puis de Meyssac. Ses carnets, rédigés pendant une période de captivité à Leipzig, constituent un témoignage éclairant de la vie militaire sous la Première République et le Premier Empire.

Biographie

Jean-Pierre Bial, né à Collonges le Une plaque commémorative est apposée en 1986 sur sa maison natale, l'ancien prieuré et actuelle maison Vauzou., est le fils de Jean Bial, intendant du prieuré de la ville et de Toinette PoignetD'un second mariage de Jean, dont la première épouse est morte en couche..

Après avoir étudié à Brive-la-Gaillarde puis dans sa ville natale, il entre dans la carrière militaire le comme lieutenant au bataillon des volontaires de la Corrèze, rapidement incorporé au régiment d'infanterie de ligne puis au régiment de ligne.

Il participe à vingt-et-une campagnes : de 1792 à 1795 dans les armées du Nord, en Belgique et Hollande ; il y est promu capitaine le ; de 1795 à 1798 dans les armées de Sambre-et-Meuse et d'Allemagne ; de 1799 à 1800 dans les armées de Hollande et de l'Ouest ; de 1800 à 1802 dans l'armée d'Italie ; de 1803 à 1805, dans l'armée des côtes de l'Océan et de 1805 à 1813, dans les campagnes de la Grande Armée en Autriche, Prusse, Pologne, Russie et Saxe. Il est nommé chef de bataillon au régiment de ligne le et atteint le le grade de major (l'équivalent actuel de lieutenant-colonel).

Il participe aux batailles de Jemmapes, d'Hondschoote, de Bergen, de Montebello, de Marengo, d'Ulm, d'Iéna, d'Austerlitz, d'Eylau, de Friedland, d'Eckmühl, d'Essling, de Ratisbonne, de Wagram, de Smolensk, de la Moskova, de la Bérézina, de Lützen, de Bautzen, de Dresde, de Leipzig, etc.

Le , au camp de Boulogne, il reçoit des mains de Napoléon Ier lui-même la médaille de la Légion d'honneur que l'empereur vient de créer. En pleine bataille de Leipzig, alors qu'il combat dans le régiment de ligne, il est nommé officier de la Légion d'honneur et créé baron de l'EmpirePas de source autre que familiale pour ce titre de baron d'Empire, quoi qu'il en soit non reconnue à la Restauration. Ce titre, comme la promotion au grade d'officier de la Légion d'honneur, n'est pas enregistré à la Grande Chancellerie, probablement en raison de la chute de l'Empire en 1814. .

Il est blessé à quatre reprises : une balle lui brise la jambe en à la bataille de Bergen ; un coup de baïonnette lui entaille la cuisse le à Heilsberg ; il reçoit un coup de fusil dans la poitrine à la bataille d'Essling le ; enfin dans la débâcle de la bataille de Leipzig le un nouveau coup de feu lui transperce la poitrine et le bras, et le laisse pour mort.

Après dix mois de captivité et de convalescence, Bial rentre chez lui en 1814 à la faveur d'un échange de prisonniers et prend sa retraite de l'armée en . Il devient brièvement maire de Collonges pendant les Cent-Jours.

Il épouse en 1817 Marie Thérèse Malepeyre, originaire de BrivesMariage du 10 février 1817, à Brives. Marie-Thérèse (ou Jeanne-Jacques-Thérèse) est née dans cette même ville le 10 septembre 1783.. Le couple a trois enfants nés entre 1818 et 1825 : Françoise, Paul et VictoireFrançoise-Thérèse-Caroline-Aimée, née le 3 avril 1818, Pierre-Paul-François-Antoine, né le 17 décembre 1820 et Victoire-Eloïse-Adèle, née le 27 avril 1825.. Jean-Pierre achète une propriété à cheval sur les communes de Collonges et de Meyssac et s'y fait construire une demeure, Bellerade, dont ses descendants adjoindront le nom à leur patronyme. Il exerce la charge de maire de Meyssac de 1830 à 1848.

Il meurt à Bellerade quatre ans après sa femme, le à l'âge de 86 ans. Il est inhumé au cimetière de Meyssac.

Postérité Ses récits de campagnes, rédigés pendant sa captivité à Leipzig, ont été publiés par un de ses descendants en 1927 puis à plusieurs reprises sous différents titres, par exemple .

Le premier chapitre, La Grande Peur de 1789, a inspiré un téléfilm de Michel Favart tourné en 1974 et diffusé sur FR3.

Décorations le (ou le ) ; le , confirmé le , sans rétroactivité ; 50px Chevalier de Saint-Louis en 1815 ; 50px Médaille de Sainte-Hélène en 1857. Voir aussi

Notes et références Notes

Notes et références

Catégorie:Naissance en mars 1773 Catégorie:Naissance en Corrèze Catégorie:Décès en avril 1859 Catégorie:Décès en Corrèze Catégorie:Décès à 86 ans Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1813 Catégorie:Titulaire de la médaille de Sainte-Hélène Catégorie:Ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Officier supérieur du Premier Empire