Le massacre d'Ekondo-Titi est une tuerie en milieu scolaire survenue le à l'école publique Government Bilingual High School (GBHS) à Ekondo-Titi, dans la région du Sud-Ouest du Cameroun.
Contexte
Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, où vit l’essentiel de la minorité anglophone du pays, un conflit sanglant oppose depuis 2017 des groupes armés séparatistes à l'armée camerounaise.
Fin 2017, les séparatistes déclarent un boycott scolaire, attaquent et brûlent les écoles qui refusent de fermer leurs portes. Entre et , au moins sont visées.. Certains séparatistes considèrent les écoles comme des cibles légitimes car le français y est enseigné comme une matière obligatoire..
Le , à Kumba, des hommes armés arrivent sur trois motos devant l'école Mother Francisca International Bilingual Academy et font irruption dans une salle de classe où ils ouvrent le feu sur des élèves, tuant des élèves âgés de 12 à 14 ans et blessant grièvement d'autres avant de s'enfuir.
Déroulement Le , aux alentours de 7h50, des hommes armés font irruption à la Government Bilingual High School, ouvrent le feu et lancent des explosifs dans des salles de classe, tuant trois élèves et blessant une enseignante de français, qui succombera à ses blessures.
Victimes Quatre personnes sont tuées : Celestina Fien ; Emmanuel Orume (12 ans) ; Joyceline Iken (16 ans) et Kum Emmanuel (17 ans).
Responsabilité Il n'y a pas eu de revendication immédiate de l'attaque. L'armée et des témoins accusent les séparatistes. Ces derniers nient toute responsabilité et accusent l'armée camerounaise d'avoir perpétré ce massacre.
Réactions Le , la population locale mène une manifestation à Ekondo-Titi, dénonçant les exactions commises par les séparatistes. Le même jour, le président Paul Biya réagit à la tuerie, avec la publication d'un communiqué condamnant des actes et ajoute .
Internationales : à la suite de l'attaque, le Coordinateur humanitaire des Nations unies au Cameroun, Matthias Naab condamne les violences qui ont frappé les établissements scolaires. : l’Union européenne condamné : .
: l’Ambassade de Suisse à Yaoundé condamne l'attaque et rappelle que . Elle exhorte le gouvernement et les séparatistes, .
Officielles Des leaders politiques, personnalités et artistes, réagissent à la suite de ce massacre.
Akere Muna : .
Voir aussi
Articles connexes
Massacre de Kumba Crise anglophone au Cameroun
Notes et références
Catégorie:Massacre de la crise anglophone au Cameroun Catégorie:Tuerie en milieu scolaire au Cameroun Catégorie:2021 au Cameroun Catégorie:Novembre 2021