Le pont Barbier était un pont de bois situé à Paris et traversant la Seine, qui n’existe plus aujourd’hui.
Situation et accès vignette|gauche|redresse|La Seine au niveau de la rue de Beaune. Ce pont se situait dans le prolongement de la rue de Beaune.
Origine du nom Il a porté différents noms : « pont Barbier » (du nom de son constructeur, Louis Le Barbier), puis « pont Sainte-Anne » (en l’honneur de la reine Anne d'Autriche), « pont des Tuileries » et, plus communément, « pont Rouge » car il était recouvert d’une couche de minium,
Historique Après avoir assisté à un accident du bac qui traverse la Seine dans le prolongement de la rue du Bac au cours d'une promenade, Louis XIII décide la construction d'un pont à cet emplacementPierre Lavedan, Histoire de l'urbanisme à Paris, Paris, Hachette, 1975, ..
En 1632, Pierre Pidou, secrétaire de la Chambre du roi et premier commis de Louis Le Barbier, entreprend la réalisation d'un pont en bois à péage à cet endroit. Ce sera le « pont Barbier », du nom de Louis Le Barbier, l’un des premiers promoteurs immobiliers de Paris. Louis Le Barbier conclut un marché avec un maître-charpentier, Robert Chuppin, pour la somme de livres tournoisJean Delay, Avant Mémoire I. D'une minute à l'autre, Paris, Gallimard, coll. « Folio », , 1992 , .Évelyne Saint-Paul, « Le quai Malaquais au : formation d'un paysage urbain », Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France, 1986, . Lire en ligne.. La construction dure six mois. L’entrepreneur obtient les droits de péage pour 80 ansÉdouard Fournier, Histoire de la butte des Moulins, 1877, sur gallica.bnf.fr..
Le pont est très fréquenté mais les carrosses ne peuvent l'emprunter ; seuls peuvent passer les piétons, les cavaliers et les bestiauxBrigitte Gournay, Vie et histoire du arrondissement, Hervas, 1986, .. Cependant, certains s’indignent du péage, à tel point qu’un jour, un voyageur, « plus prompt à mettre la main à l’épée qu’à la poche », tue le préposéÉdouard Fournier, Chroniques et légendes des rues de Paris, 1893, sur gallica.bnf.fr..
Le , plusieurs arches du pont sont rompues. En 1656, il connaît un début d’incendie et, le , il est emporté par les glaces lors de la débâcleEusèbe Girault de Saint-Fargeau, Dictionnaire géographique, industriel et commercial de toutes les communes de France, 1844-1846, sur Gallica.. Madame de Sévigné rapporte cette destruction et écrit : « Le pont Rouge partait pour Saint-Cloud. » Le pont y perd huit de ses arches.
Il est remplacé entre le et le par un pont en pierre entièrement financé par le roi Louis XIV, ce qui lui vaut son nom de « pont Royal. ».
Description Parfois qualifié de « vilain pont de bois », il comptait, selon les sources, dix ou douze arches. On trouvait, à chacune de ses extrémités, une petite cabane en bois où se percevait le péage. Au-dessus de la porte figurait en lettres d’or l’inscription « Pont Sainte-Anne ». Les pilotis, le parapet et le tablier étaient peints en rougeLucien Hoche, Paris occidental, - : ses rues, leur passé, leurs passants, 1912, sur gallica.bnf.fr..
Notes et références
Bibliographie Henry-Louis Dubly, Ponts de Paris à travers les siècles, Paris, Henry Veyrier, 1973 , . Marcel Prade, Les Ponts monuments historiques, Poitiers, Librairie ancienne Brissaud, 1988 , .
Annexes
Articles connexes Liste des ponts de Paris Louis Le Barbier
Liens externes Adam Pérelle, « Perspective de la ville de Paris vue du pont Rouge (estampe) », 1685, sur Gallica. Albert Flamen, « Veuë du Louvre et pont des thuilleryes du Costé de la Grenouillerie (dessin) », 16..., sur Gallica. « Vue d’optique représentant le pont Marie et le pont Rouge (estampe) », 1750, sur Gallica.
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