Des vertus et des vices (en grec ancien : Περὶ Ἀρετῶν καὶ Κακιῶν) est une œuvre philosophique attribuée à Aristote avec incertitude.
Présentation générale Le Des vertus et des vices est un traité de philosophie morale. Il est attribué à Aristote, bien que cela soit débattu parmi les spécialistes. Certains soutiennent que le traité est trop différent, dans les concepts qu'il met en avant, des précédents traités moraux de l'auteur, et qu'il serait donc apocryphe. Le texte montre qu'il aurait pu être écrit à la fin de l'ère hellénistique, ou au début de l'ère impériale. Arthur Schopenhauer, dans son Essai sur la liberté de la volonté, tient l'ouvrage pour authentique.
Le traité est parfois considéré comme une bonne porte d'entrée vers la philosophie morale aristotélicienne, car il est court et résume en partie sa pensée.
Résumé
Chapitre I : Division générale des vertus et des vices Aristote soutient pour commencer que , mais que . Les vertus sont, parmi les belles choses, les plus éminentes. Les vices sont les choses les plus vilaines.
Aristote revient sur la tripartition de l'âme que Platon a proposé pour adjoindre à chaque partie de l'âme des vertus et des vices. +Tripartition de l'âme de Platon, adjointe aux vertus et vices dégagés par AristoteVertuVicePartie rationnellePrudence (phronesis)DéraisonPartie passionnéeDouceur et courageIrascibilité et lâchetéPartie concupiscibleTempérance et modérationIntempérance et débaucheÂme entière
Chapitre II : La prudence, la douceur, le courage, ... La prudence est l'élément nécessaire du bonheur de l'homme. La douceur et le courage permettent de ne pas se laisser entraîner par la colère et de ne pas se laisser émouvoir. La tempérance .
Aristote définit la justice comme . Il définit également la magnanimité, qui est .
Chapitre III : L'imprudence, l'irascibilité, la lâcheté... Le Stagirite s'attarde sur les vices. La déraison est la cause des malheurs des hommes. L'irascibilité est le fait pour l'homme de se livrer à sa colère, et est ainsi contraire à la tempérance. La lâcheté, elle, .
Chapitre IV : Des caractères propres et des conséquences de chacune des vertus La prudence (phronesis) consiste à , et ainsi de savoir distinguer, dans le cours de la vie, . La mémoire et l'expérience . Le courage permet , ainsi que .
Chapitre V : Suite L'auteur revient notamment sur la tempérance, qui permet à chacun d'être toujours maître de soi, de . La justice consiste à .
La grandeur d'âme, enfin, exige de supporter la bonne et la mauvaise fortune, mais aussi de ne pas se perdre dans le luxe et le faste. Il s'agit donc .
Chapitre VI : Des caractères propres et des conséquences des différents vices La déraison a pour caractère propre de permettre de mal juger les choses, de mal réfléchir, mais aussi de . La déraison a généralement pour compagnes l'inexpérience, l'ignorance, l'absence de mémoire.
Chapitre VII : Suite Le philosophe se penche ici sur l'injustice et ses espèces, à savoir l'impiété, l'avidité sans bornes, et l'insolence.
Chapitre VIII : Caractères généraux et conséquences de la vertu et du vice Le chapitre VIII conclut le traité. Aristote soutient que . A l'image de Platon, Aristote écrit qu'.
Notes et références
Catégorie:Œuvre de philosophie morale Catégorie:Œuvre d'Aristote