Chevalier Ardent est une série d'albums de bande dessinée, dont l'auteur est François Craenhals, apparue dans les pages du journal de Tintin en 1966.

Les albums sont parus aux éditions Casterman en intégrale de novembre 2013 à octobre 2016.

Les intrigues se déroulent au Moyen Âge, probablement au , et mettent en scène les aventures d'un jeune chevalier fougueux, Ardent du Walburge. Devant prouver sa valeur au service de son souverain, le roi Arthus, Ardent conquiert le domaine de Rougecogne, situé dans les Ardennes, et en fait son fief. Il est amoureux de la fille d'Arthus, Gwendoline, et est aimé d'elle, ce qui irrite le roi qui destine évidemment sa fille à un homme de haute noblesse. Certaines aventures de Chevalier Ardent entraîneront le héros bien loin de son domaine de Rougecogne, lui faisant parcourir plusieurs régions d'Europe et d'Orient.

Albums 1970 : Le Prince noir 1970 : Les Loups de Rougecogne 1971 : La Loi de la steppe 1972 : La Corne de brume 1973 : La Harpe sacrée 1974 : Le Secret du roi Arthus 1975 : Le Trésor du mage 1976 : La Dame des sables 1977 : L'Ogre de Worm 1978 : La Princesse captive. 1979 : La Révolte du vassal. 1980 : Les Cavaliers de l'apocalypse 1981 : Le Passage 1983 : Le Champion du roi 1985 : Le Piège 1987 : L'Arc de Saka 1989 : Yama, princesse d'Alampur 1991 : Retour à Rougecogne 1995 : La Fiancée du roi Arthus 2001 : Les Murs qui saignent 21. 2003 : Lettres de noblesse, Centre belge de la bande dessinée 1985 : Le Piège / Tirage de Tête sous emboitage / 1000 exemplaires

Hors séries comprenant des histoires courtes (couvertures souples) 1979 : La Tour sarrasine, édition Horus 1979 : La Salamandre, édition Horus 1979 : Le Chien des Arboë, édition Horus 1979 : Les Loups-garous, édition Horus 1981 : Sang de bœuf, édition Magic Strip, Bruxelles 1981 : Gwendoline..., édition Jonas 1986 : La Renarde, édition Bédélire Le Sillon

Hors séries - Éditions spéciales comprenant des histoires courtes 1988 : La Tour sarrasine, édition Rijperman 1988 : La Salamandre, édition Rijperman 1988 : Le Chien des Arboë, édition Rijperman 1988 : Les Loups-garous, édition Rijperman

Histoires courtes des albums hors séries 1969 : Les Loups garous (12 pages) 1969 : L'Ours cornu (12 pages) 1969 : Sang de bœuf (8 pages) 1970 : Le Chien des Arboë (18 pages) 1970 : La Tour Sarrasine (18 pages) 1970 : Le Spectre de la Motte (8 pages) 1970 : Le Pari (6 pages) 1971 : Le Farfadet (14 pages) 1971 : La Dame au yeux pers (8 pages) 1971 : La Borne (14 pages) 1972 : Comment Ardent du Walburge fut fait deux fois chevalier (16 pages) 1973 : La Salamandre (16 pages) 1973 : Le Passeur (8 pages) 1973 : La Famine à Rougecogne (22 pages) 1974 : Galagrenant le magnifique (22 pages) 1981 : Le Philtre d'amour (Gwendoline) (4 pages) 1982 : L'Envoyée (Gwendoline) (4 pages) 1984 : Le Torque (4 pages) 1986 : La Renarde (13 pages)

Repères historiques et géographiques Le cadre historique des aventures d'Ardent peut se situer au onzième siècle mais peu de renseignements précis sont donnés au fil des vingt albums, et ils sont parfois contradictoires.

Dans l'album n° 7, Le Trésor du mage (1975), l'auteur donne quelques repères quant à l'époque réelle où sont censées se dérouler les aventures de Chevalier Ardent en mentionnant des personnages ou des événements historiques. Ainsi, à la planche 5, un moine bénédictin annonce au héros que « Byzance (…) vient de consommer le schisme d'avec l'Église de Rome », puis mentionne « notre savant pape Sylvestre II », en parlant de lui comme d'un personnage du passé. Sylvestre II (Gerbert d'Aurillac, v.945/950-1003) est un personnage historique, pape de 999 à 1003. L'Église chrétienne a connu plusieurs schismes. Il s'agit probablement ici du schisme de 1054 — le plus célèbre, mais pas forcément le plus important — qui consomme la rupture entre la papauté et le patriarcat de Constantinople (Byzance).

Dans le même album (planche 26), Chevalier Ardent tombe également au milieu d'une bataille entre l'armée de l'empereur byzantin Alexis Comnène et une horde de guerriers Petchénègues. Attesté historiquement, le règne d'Alexis Ier Comnène se déroule de 1081 à 1118.

Dans l'album , La Fiancée du roi Arthus, la fiancée en question se nomme Iñes et elle est la fille du roi Fernand de Castille (planche 12). Il s'agit en fait du roi Ferdinand (Fernando) qui fut roi de Castille de 1037 à 1065. Il semble ne pas avoir eu de fille nommée Iñes. (Voir Tableau chronologique des royaumes de la péninsule Ibérique.)

Par ailleurs, dans le recueil d'histoires courtes Sang de bœuf, Chevalier Ardent mentionne l'an 1011 dans l'histoire Le Pari, concernant un de ses prédécesseurs à la seigneurie de Rougecogne.

Ces différents éléments semblent donc indiquer que Chevalier Ardent vit ses aventures dans le dernier quart du , mais d'autres indications viennent compliquer les choses. Le fief du héros, Rougecogne, est un lieu fictif, que l'auteur situe dans les Ardennes : cette localisation est attestée plusieurs fois au fil des albums. Par contre, rien n'indique expressément le nom du royaume ou de l'État où se trouve ce domaine. Le souverain régnant qui apparaît dans la série, et qui est donc le suzerain de Chevalier Ardent, est le "Roi Arthus". Il s'agit bien entendu d'un roi de fiction dont le nom fait référence à la légende arthurienne. Historiquement, à la fin du , le territoire ardennais fait partie des marges occidentales du Saint-Empire Romain Germanique sur lequel règne à cette époque l'empereur Henri IV, de la dynastie des Saliens. Mais son nom n'est jamais évoqué, dans aucun des albums. Bien que les Ardennes n'en fassent pas partie à cette époque, le contexte de l'histoire fait plutôt référence au royaume des Francs (futur royaume de France), dont les souverains réels, à la fin du XIe siècle, sont les rois Henri (1031-1060) et Philippe (1060-1108), appartenant à la dynastie des Capétiens directs.

Le roi des Francs Henri , ainsi que son épouse Anne de Kiev, sont d'ailleurs bien mentionnés dans l'album , Le Piège (1985), à la planche 4, où ils semblent être présentés comme contemporains du roi Arthus. Dans ce même album, il est aussi question d'un autre personnage historique : un grand-prince de Kiev, le roi Isiaslav (1024-1078), fils de Iaroslav le Sage. Quelques pages plus loin, à la planche 17, un personnage clame la grandeur « du plus grand roi d'Occident… le roi Arthus » alors que cette qualification était généralement celle du roi des Francs, justement. Le domaine royal du roi Arthus reste donc mystérieux.

Références

Annexes Bibliographie . . .

Liens externes

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