est un album de la chanteuse et pianiste de jazz franco-américaine Cécile McLorin Salvant, publié le chez Nonesuch Records.

À propos de la musique Si Cécile McLorin Salvant est associée au jazz, l'album dépasse ces frontières, présentant des styles assez variés. , naviguant entre pop, world et folk. Pour autant, selon la chanteuse : ..

L'album traite du thème des fantômes, de la nostalgie et du désir. Il est marqué par deux décès : celui de l'ancien batteur de son trio Lawrence Leathers, mort brutalement en 2019, et celui de sa grand-mère, disparue après l'enregistrement. Pourtant le disque n'est jamais sombre.

Sur les douze morceaux de l'album, Cécile McLorin Salvant signe sept compositions, qui sont les morceaux les plus remarquables de l'album. C'est son premier album où il y a plus de compositions originales que de reprises ..

C'est son premier album signé chez Nonesuch Records ., et également son premier album à ne pas être enregistré avec un groupe particulier : plusieurs musiciens et ensembles instrumentaux se succèdent.

À propos des morceaux vignette|alt=Une femme Noire, crane rasé, des lunettes, des boucles d'oreilles en coquillage, en train de chanter| Cécile McLorin Salvant en 2019. L'album est construit en miroir, dans lequel chaque chanson répond à une autre, comme un jumeau, un fantôme positif ou négatif. est au cœur de l'album., et l'album s'ouvre et se termine avec du sean-nós, un style de chant traditionnel irlandais. La première chanson, de Kate Bush, est ainsi liée à la dernière, , un chant traditionnel irlandais. Les deux chansons sont enregistrées dans une église, en hiver, par un froid glacial. est inspirée par le roman éponyme d'Emily Brontë, que McLorin Salvant a relu pendant le confinement.

Suit un medley associant , une chanson extraite du Magicien d'Oz en version avant-garde, avec , une ballade de Gregory Porter. Le morceau-titre, , évoque le blues de l'amour perdu. Le morceau tire des éléments de l'americana et du R&B, et évoque une .

Le morceau le plus long de l'album, , une chanson de Sting, commence par un duo entre la chanteuse et le pianiste Sullivan Fortner, puis évolue en une sorte de tango avec un solo de Alexa Tarantino à la flûte.

est le morceau le plus expérimental de l'album, qui débute en duo avec , avant que ce dernier passe à l'orgue, dans un motif circulaire à 7 temps qui évoque Steve Reich. Le morceau est influencé par les () baroques, en vogue au et au début du en Angleterre, dans lesquelles, en général, des personnages féminins expriment la folie causée par un amour impossible.

, une composition de la chanteuse enregistrée en piano trio avec Aaron Diehl, peut évoquer Sarah Vaughan. Sur , Cécile McLorin Salvant est seule au piano. est une chanson issue de L'Opéra de quat'sous de Kurt Weill, sur laquelle McLorin Salvant montre son goût pour le contraste, faisant passer sa voix du murmure intime à la théâtralité rigolarde.

met en musique une lettre du photographe Alfred Stieglitz à la peintre Georgia O'Keeffe. a l'intensité d'une chanson écrite par Norah Jones et chantée par Joni Mitchell. On y entendu une citation de Colette, qu'elle chante à la fin de la chanson avec ses nièces.

Réception critique

L'album est salué par la critique (JazzTimes. )

Frank Alkyer de DownBeat écrit : . Philippe Renaud (Le Devoir) ajoute : .

Pistes

Musiciens

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