Béghin préalablement CogezL'orthographe Cogez est correcte et elle est confirmée par de nombreuses publications de l'époque relatives à l'entreprise Cogez Béghin. La transformation en Coget est vraisemblablement le fait de reprises des registres sans familiarité avec la graphie minuscule très proche de ces deux lettres à l'époque et qui ne les distingue que d'une terminaison différente. L'erreur est renforcée par les faits que les orthographes Cogez et Coget cohabitent sur la commune de Thumeris et que le propre maire de Thumeries qui apparaît sur de nombreux actes d'état civils est un homonyme presque parfait, Joseph Coget, des hommes de la famille, Joseph Cogez. Béghin puis Ferdinand Béghin est une entreprise de transformation de betterave sucrière co-fondée par Antoine Ferdinand Béghin en 1826.
Elle est à l'origine de la création en 1972 de la société Béghin Say, aujourd'hui marque commerciale française de sucres appartenant actuellement au groupe coopératif sucrier français Tereos.
Avant Béghin La sucrerie Cogez Béghin est créée en 1826 La date supposée de création de l'entreprise de 1824 est issue d'une page de généalogie privée et non-sourcée à propos de Ferdinand Béghin. La date supposée de 1821 est tirée de l'ouvrage Histoire de l'entreprise et des chefs d'entreprise en France, Jean Lambert-Dansette, 1991 et constitue une source de catégorie identique - un registre industriel - mais moins fiable que la suivante éditée en 1946 et donc plus proche de la date de création de l'entreprise et cohérente avec les âges de 20 et 21 ans des protagonistes à l'époque par Joseph Cogez et son ami et futur beau-frère Antoine Ferdinand BéghinLa relation affirmée entre les deux hommes de beau-père - Joseph Cogez - à gendre - Antoine Ferdinand Béghin - n'est pas confirmée et est à l'évidence une erreur due de la tradition en cours à l'époque de la transmission du prénom du père: trois Joseph Cogez se succèdent directement et trois Ferdinand Béghin se succèdent sur 4 générations. De plus, Joseph Cogez père est un cultivateur de 54 ans qui décèdera un an après la création de l'entreprise quand les deux garçons, Joseph Cogez et Antoine Ferdinand Béghin, ont le même âge (20 et 21 ans)Confirmation du nom Joseph Cogez comme entrepreneur sucrier LilloisNom de l'entreprise en 1826Localisation de l'entreprise en 1827.
En mars 1828, la sucrerie Cogez Béghin est la deuxième du département du Nord qui en compte 7 avec 35 tonnes de sucre brut produites à l'année.
En 1848, Joseph Cogez administre effectivement la sucrerie.
Antoine Ferdinand Béghin meurt en 1867. Son fils Ferdinand Béghin lui succèdera auprès de Joseph Cogez. Il deviendra maire de Thumeries.
Joseph Cogez meurt en 1886 et Ferdinand Béghin douze ans plus tard, à seulement 56 ans, le
La sucrerie Béghin À la suite du décès de Ferdinand Béghin, d'importants investissements sont réalisés par ses fils Joseph (1871-1938) et Henri (1873-1944) pour moderniser la sucrerie de Thumeries et créer une nouvelle société nommée en sa mémoire Société des Sucreries et Raffineries Ferdinand BéghinPrésence d'un Béghin raffineur à Thumeries en juin 1899.
La production de la sucrerie de Thumeries croît de manière importante. Elle peut traiter 600 tonnes de betterave en une journée en 1900 et en traite effectivement 150 000 tonnes en 1914François Lecocq, « Les Béghin à la conquête de l'or blanc », dans Cent ans de vie dans la région, Tome 1 : 1900-1914, La Voix du Nord éditions, hors série du 17 novembre 1998, p.88-89.. Depuis 1900, et malgré un capital moins important, la sucrerie de Thumeries a une production quasiment identique à celle de son principal concurrent Français de l'époque, la société Henri Say. La crise du Corner sur le sucre égyptien provoquée en 1905 par le collaborateur et liquidateur testamentaire d'Henry Say Ernest Cronier affaiblit l'entreprise Say, l'endette temporairement et lui fait perdre sa position dominante au profit des sucreries F. Béghin.
Après la guerre, le montant des dommages de guerre attribués à la sucrerie de Thumeries s'élève à 127 millions de francs.
En 1921, Béghin est associé à l'exploitation d'une sucrerie à Corbehem.
Dans le cadre du développement de l'entreprise, Henri Béghin devient administrateur en de la nouvelle société immobilière La Maison des Ingénieurs Agronomes.
Initialement en commandite simple, la société des sucreries et raffineries F. Béghin est transformée le en une société anonyme au capital de 17 467 500 Frs ayant pour objet étendu l'exploitation des fabriques de sucre, raffineries, distilleries et la prise en charge des exploitations agricoles de Thumeries, de Beauchamp, de Corbehem, de Marquillies et de leurs annexes. La société sera transformée en une société à responsabilité limitée l'année suivante, le . Joseph et Henri Béghin en sont les gérants.
Le développement de la société pousse Joseph et Henri Béghin à investir dans la création ou l'acquisition d'entreprises. Joseph Béghin, domicilié à Thumeries dont il deviendra maire, avait cofondé avec son frère et leur collaborateur et ami l'industriel Jean Prouvost un certain nombre d'entreprises en lien direct avec l'activité sucrières. Comme la société Entrepots de Thumeries qu'ils gèrent en 1930 ou la Société d'Imprimerie de la Rue du Louvre qu'ils créent le . Mais ce sera Henri Béghin, alors domicilié à Paris, qui engagera avec Jean Prouvost une stratégie économique et politique plus globale en initiant la constitution d'un groupe économique diversifié. Ils créèrent le la société de travaux publics Les Applications du Bitume, le la Compagnie Moderne de Radiodiffusion ou encore font la .
Dans le courant de l'année 1939, à la suite du décès en janvier de son directeur François MorelIl est avéré que le site d'Arras appartient à l'entreprise Béghin. Les références faites à la sucrerie d'Arras ou à la société civile de ses obligataires dans les journaux administratifs s'arrêtent toutes à la suite de la mention du décès de son directeur en janvier 1939 malgré la bonne santé financière de l'entreprise attestée par les publications précédant le décès et laissent supposer une reprise dans la continuité et dans l'année 1939 de l'activité par Béghin , Béghin acquiert la Sucrerie Générale d'Arras fondée en 1922 à l'initiative d'un jeune négociant en vins et spiritueux du Pas-de-Calais, Edmond DuboisExistence de la Compagnie Edmond Dubois depuis 1919 à DunkerqueTémoignage de l'importance de l'entrepreneur Edmond Dubois comme interlocuteur principal lors de la création de la Sucrerie centrale d'Arras.
En 1940 la sucrerie de Thumeries possède un centre d'enseignement aux métiers de la filière
En 1967, la société Béghin présidée alors par le fils d'Henri Béghin, Ferdinand prend le contrôle d'un autre géant de l'industrie sucrière: la société Say.
En 1972, la société Béghin SA prend le contrôle de la Sucrerie centrale de Cambrai, fondée en 1872 par Jules Linard à Escaudœuvres (Nord), et fusionne avec la société Say pour constituer la société Béghin Say.
Notes et références
Articles connexes Raffinerie Béghin-Say
Catégorie:Entreprise sucrière Catégorie:Tereos