La Fédération nationale des femmes de la Côte de l'or (, NFGCW) est une organisation de femmes de la Côte-de-l'Or, une des premières organisations de femmes du Ghana, créée par Evelyn Amarteifio en 1953. Rebaptisée Fédération ghanéenne des femmes (), l'organisation est dissoute en 1960 par Kwame Nkrumah, poursuivant le contrôle du gouvernement sur les organisations de femmes du Ghana.

Histoire vignette|Timbre de 1948 de la Côte-de-l'Or. En 1953, Evelyn Amarteifio, inspirée par la , crée une organisation similaire sur la Côte de l'or :

Amarteifio consulte d'autres femmes leaders, dont Georgina Arden-Clarke, la directrice de l'Association des femmes d'Accra, diverses éducatrices, celles impliquées dans l' du Ghana et l'Association des femmes du marché d'Accra. En juillet-, la NFGCW est créée, avec Mercy Ffoulkes-Crabbe comme présidente et Fathia Nkrumah comme patronne.

Pour améliorer la situation des femmes, la fédération fait campagne pour la reconnaissance des mariages coutumiers par le gouvernement colonial. Elle dépose une pétition contre la discrimination en matière d'emploi, de mariage et d'héritage. En 1957, elle lance une publication trimestrielle, intitulée et plus tard .

D'orientation internationaliste, la NFGCW noue des contacts par le biais de la YWCA avec des organisations internationales de femmes non alignées telles que l'Union mondiale des femmes paysannes, l'Alliance internationale des femmes et la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté.

Pour garder la NFGCW politiquement non partisane, Amarteifio essaye de résister à la pression du CPP pour créer un seul groupe nationaliste de femmes contrôlé par le gouvernement. Cependant, en , la fédération perd son indépendance et est forcée de changer son nom en Conseil national des femmes du Ghana.

Désormais financée par le gouvernement de Nkrumah, l'organisation organise une conférence des femmes d'Afrique et d'ascendance africaine au Collège universitaire d'Accra en . La conférence est médiatisée à l'échelle internationale, avec le soutien de , , , Shirley Graham Du Bois. Les oratrices sont , Pauli Murray et Anna Arnold Hedgeman.

Après la conférence, le gouvernement continue à vouloir centraliser et contrôler les groupes de femmes. Le , Nkrumah dissout officiellement l'ancienne fédération, déclarant comme seule organisation nationale de femmes autorisée le nouveau Conseil national des femmes du Ghana (National Council of Ghana Women) contrôlé par le gouvernement. Ce conseil remplace la NFGCW, la Ligue des femmes du Ghana et d'autres groupes de femmes plus petits.

Notes et références

Catégorie:Organisme fondé en 1953 Catégorie:Organisme disparu en 1960 Catégorie:Association ou organisme lié aux femmes Catégorie:Association ou organisme en Afrique