Dimorphandra polyandra est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Fabaceae (sous-famille des Caesalpinioideae). C'est un arbre originaire d'Amérique du Sud.
Il est connu en Guyane sous le nom de Mora de Saint-Laurent (Créole), Aieoueko (Nenge tongo), mais aussi Dakama au Guyana, Anjama, Akajuran au Suriname et Faveira-Vermelha, Faveira-camurin au Brésil.
Description Dimorphandra polyandra est un arbre de taille petite à moyenne, haut de , à rameaux sulqués, subanguleux.
Les feuilles sont bipennées, avec 3-5 paires de pennes, et 7–12 paires de folioles par pennes. Les folioles mesurant de , sont coriaces, glabres et luisantes, émarginées à obtuses à l'apex, subsessiles, de forme oblongue, linéaire-oblongue-obtuse ou émarginée.
L'inflorescence est un grappe ou un épis axillaire.
Les fleurs sont rouges, avec des pétales glabres. Les staminodes sont complètement libres, laminaires ou filiformes, à apex à peine dilaté, étroitement spathulé. Les anthère sont rudimentaires, et l'ovaire velu.
Le fruit est une gousse plate, glabre, nettement falciforme à suborbiculaire, mesurant sur environ déhiscente de manière explosive le long d'une suture unilatérale allongée.
Répartition On rencontre Dimorphandra polyandra au Venezuela (Amazonas : Maroa, San Antonio, San Carlos de Río Negro), au Guyana, au Suriname, en Guyane, et au Brésil (Amazonas).
Écologie On rencontre Dimorphandra polyandra au Venezuela, dans les savanes sur sable blanc, et les caatinga du Río Negro d'altitude.
En Guyane, Dimorphandra polyandra est une espèce dominante caractéristique des habitats de « Forêts sur sables blancs à mora de Saint-Laurent et bois rouge ».
Dimorphandra polyandra présente des endomycorhizes et non pas d'ectomycorhizes alors que c'est habituellement le cas des espèces poussant sur les podzols tropicaux très pauvres.
Le tronc mort de Dimorphandra polyandra est l'hôte du champignon Phellinus amazonicus Campos-Santana & Decock.
Utilisations Le bois de Dimorphandra polyandra (densité : 0,69 à 0,77) est de couleur brun cuivré, à grain grossier, moyennement durable, sensible aux termites, plutôt stable, et peut être employé en menuiserie intérieure et extérieure, pour la charpente légère, les meubles ou la confection de caisses.
Les extraits d'écorce et de feuilles de Dimorphandra polyandra ont été testés pour lutter contre les larves d’Aedes aegypti.
Au Suriname et au Guyana, l'écorce d'une espèce proche (Dimorphandra conjugata (Splitg.) Sandwith) sert à soigner les ulcères, l'asthme et la dysenterie, pour laver les coupures et les zones infectées par la "démangeaison du sol" entre les orteils.
Protologue En 1916, le botaniste Raymond Benoist propose le protologue suivant : vignette|gauche| Holotype de Dimorphandra polyandra collecté par Benoist le 31/10/1913 à Charvein, sur le tracé de l'Acarouany en Guyane. vignette|droite| Holotype de Dimorphandra polyandra collecté par Benoist le 31/10/1913 à Charvein, sur le tracé de l'Acarouany en Guyane.
Notes et références
Liens externes
Catégorie:Caesalpinieae Catégorie:Espèce de Fabaceae (nom scientifique) Catégorie:Espèce de feuillus (nom scientifique) Catégorie:Arbre de la famille des Fabacées Catégorie:Arbre au Brésil Catégorie:Fabacée du Brésil Catégorie:Dicotylédone d'Amazonas (Brésil) Catégorie:Arbre au Guyana Catégorie:Dicotylédone du Guyana Catégorie:Arbre en Guyane Catégorie:Fabacée de Guyane Catégorie:Arbre au Suriname Catégorie:Dicotylédone du Suriname Catégorie:Arbre au Venezuela Catégorie:Dicotylédone du Venezuela Catégorie:Plante à fleurs d'Amazonas (Venezuela) Catégorie:Fabacée endémique d'Amérique du Sud