La mort de Genivaldo de Jesus Santos est une affaire de violence policière brésilienne lors de laquelle Genivaldo de Jesus Santos. meurt à la suite de son interpellation par trois policiers de la police routière fédérale le à Umbaúba, dans l'État du Sergipe au Brésil.
Arrêté pour le non port d'un casque sur sa motocyclette , Genivaldo de Jesus Santos obtempère. Son neveu, présent, indique aux policiers que son oncle souffre de troubles mentaux (schizophrénie). Toutefois, ce banal contrôle routier tourne au drame. Plaqué au sol, puis immobilisé, Genivaldo de Jesus Santos est menotté. Placé dans le coffre de la voiture de police, dont le hayon est maintenu fermé, une grenade de gaz lacrymogène est jeté à l'intérieur du coffre. Genivaldo de Jesus Santos meurt d'asphyxie dans cette chambre à gaz improvisée quelques minutes après malgré les protestations des badauds et son décès est constaté peu après à l'hôpital.
La scène est filmée et l'agonie de Genivaldo de Jesus Santos est partagée sur les réseaux sociaux, suscitant émoi, indignation et critiques.
Sa mort, probablement pour des raisons racistes, survenue exactement deux ans après la mort de George Floyd, fait l'objet d'une indignation internationale.
Réactions La vidéo de l'intervention policière est devenue virale sur Internet, suscitant des réactions de la part de personnalités politiques, de la société civile, d'organisations de défense des droits humains et de nombreux artistes. L'organisation non gouvernementale internationale Human Rights Watch, qui défend les droits humains et mène des recherches à ce sujet, s'est dite « consternée et choquée » par la mort de Genivaldo de Jesus Santos. Les conseillères municipales Erika Hilton et Linda Brasil, toutes deux membres du Parti socialisme et liberté, ont lancé un appel urgent aux Nations Unies pour qu'elles supervisent l'enquête. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits humains pour l'Amérique du Sud a publié une déclaration exigeant une enquête « rapide et approfondie » des autorités brésiliennes sur la mort de Genivaldo. Jan Jarab, chef du Haut-Commissariat, a déclaré que cette affaire, « choquante en soi, remet une fois de plus en question le respect des droits humains dans les actions de la police au Brésil », citant également des cas tels que le massacre de Vila Cruzeiro.
Notes et références
de Jesus Santos, Genivaldo de Jesus Santos, Genivaldo Catégorie:Homicide Catégorie:2022 au Brésil Catégorie:Violence contre les personnes handicapées