Henri Voordecker ou parfois Henry Voordecker, né en 1779 à Bruxelles et mort en 1861 dans la même ville, est un peintre belge connu surtout pour ses représentations de pigeons et autres volatiles domestiques.

Biographie

Henri - ou Henricus dans son acte de baptême rédigé en latin - Voordecker est néActe annexé à son acte de mariage : Bruxelles, paroisse Saint-Géry, tel que transcrit ce 1er nivôse l’an sept de la République Française une et indivisible. 1779. L’an mil sept cent soixante dix neuf le vingt quatrième jour du mois d’août est né et baptisé Henri fils légitime de Pierre Voordecker et d’Agnes Rega, conjoints. Parrain Henri Peys Marraine Jeanne Françoise Nauts. le au Marché au Charbon à Bruxelles et fut baptiséBruxelles, acte de baptême de la paroisse Saint-Géry du 24 août 1779. Henricus filius legitimus Petri Voordecker nati in Eynthout in Campinia et Agnetis Rega nata in ophoven prope trajectum ad mosam conj. natus hoc mane hora sexta op de kolemert. Suscept. Henricus Peys in de vollestraet et joanna Francisca Nauts op de kolemert. Signatum peter Voordecker, Henricus Peys, jenne françoise Nauts, j de Zadaleere Pastor. le même jour à Saint-Géry. En réalité, ses parents n'étaient pas originaires de Bruxelles. Son père, Pierre - ou Peter comme il le signait - Voordecker, épicier à la rue d'Anderlecht en 1798, était né à Eynthout en Campine et sa mère, Agnes Rega, naquit à Ophoven près de Trait-sur-Meuse. Pierre Voordecker obtint la bourgeoisie de BruxellesJan Caluwaerts & Hugo simonart, Bourgeois de Bruxelles, tome III, 1695 - 1795, p. 453 : Voordeckers, Petrus, ° Eindhout, fs Joannes & Catharina Nicasi, 15 - 9 - 1758. dès 1758, et il fut rejoint par son frère Dominicus, épicier In de Slagh à la rue de Flandre, qui obtint cette bourgeoisieJan Caluwaerts & Hugo Simonart, op.cit. p. 453 : Voordecker, Dominicus, ° Eindhout, especier, fs Joannes & Catharina Nicasy, In de Slagh, Vlaamse Steenweg, 28 - 9 - 1776. en 1776. Pierre Voordecker épousa Agnes Rega à Bruxelles, à Saint-NicolasBruxelles, registre des mariages de la paroisse Saint-Nicolas, 15 maij (1770) juncti sunt petrus voordeckers et agnes rega coram dominico voordeckers et jacobo dousin ac me pg (...) de wint, pr Si Nic.B:, en 1770. Il est mort à BruxellesBruxelles, acte de décès n° 937 du 24 pluviôse an VII, Agnes Rega, 62 ans, et Louise Voordeckers, 22 ans, toutes deux domiciliées à la rue d'Anderlecht, déclarent le décès de Pierre Voordeckers, épicier, âgé de 69 ans, natif de Einthout, époux de la première comparante, et fils des feus Jean Voordeckers et Catherine Nicasi, qui est mort avant-hier à 7 h et demie du soir, en son domicile à la rue d'Anderlecht. en l'an VII et son épouse est morte à BruxellesBruxelles, acte de décès, le 17 août 1808 est morte Agnes Rega, veuve de Pierre Voordeckers, fille des feus Chrétien et Cornélie Meuleners. en 1808.

Henri Voordecker, alors qualifié de dessinateur et domicilié chez sa mère, épousa à BruxellesBruxelles, acte de mariage n° 125 du 9 janvier 1805. Les témoins étaient Guillaume Chapel, fabricant, au Marché aux Poulets à Bruxelles, Jean Baptiste Guldentops, Jean Baptiste Voordecker, topographe résidant à Bruxelles, Alexandre Heyvaert, orfèvre à Bruxelles. Pour ce mariage, tant les parents de la mariée que la mère du marié donnèrent leur consentement par acte notarié, cette dernière, résidant à Bruxelles, section 8, n° 983, par acte passé pardevant le notaire Jean Corneille Torfs à Bruxelles. le , Marie Jeanne Guldentops, lingère, qui était néeAlost, registre des baptêmes de la paroisse Saint-Martin. 19 7bris 1777 Baptisata est maria joanna filia legitima joannis Baptista Guldentops filii martini et maria theresia Covens filia Caroli Susceperunt joannes Straetmans et maria Catharina Van hoverstraeten. à Alost en 1777 et était la fille du négociant Jean Baptiste GuldentopsJean Baptiste Guldentops est mort à Alost, veuf de Marie Thérèse Covens, le 10 mai 1827, et était le fils des feus Matthieu et Marie De Molin. et de son épouse Marie Thérèse CovensCe nom est bien Covens, et non Corens comme souvent écrit par les scribes de l'état civil bruxellois.. Marie Jeanne Guldentops mourut fin à BruxellesBruxelles, acte de décès n° 2438. Marie Jeanne Guldentops est morte le 24 novembre 1821. et Henri ne se remaria pas, traversant quatre décennies de solitude accompagné de son art, et assumant seul la responsabilité de ses jeunes enfants.

On leur connaît deux enfants qui seront artistes-peintres :

Marie Louise Voordecker, artiste peintre, née à Bruxelles le , qui épousa à BruxellesBruxelles, acte de mariage n° 478 du 2 mai 1857. Les parents du marié étaient Jean François Wauwermans et Anne Thérèse De Noter. Les témoins étaient François Voordecker, peintre à Bruxelles, Charles Balthazar Wauwermans, greffier près de la cour d'appel, à Bruxelles, Henri Emmanuel Wauwermans, lieutenant du génie, à Gand, Paul Parys, rentier à Saint-Josse-ten-Noode. le le négociant Jean François Wauwermans, déjà veuf d'Eulalie Françoise Cousine morte en 1849, né à Bruxelles le et résidant à Gosselies. Elle est morte à Molenbeek-Saint-JeanMolenbeek-Saint-Jean, acte de décès n° 1141 du 9 novembre 1871. Elle est dite sans profession, tout comme son mari âgé de 69 ans. le à 9 heures du matin au domicile conjugal du n° 73 du Quai du Hainaut. Louise fut professeur d'art à la cour du roi Léopold Ier et peignait principalement des fruits et des fleurs. Son oeuvre fut parfois aigrement critiquéeJournal L'Indépendance belge, 15 octobre 1845, page 1 : Les fruits de Mlle Voordecker ne sont pas mûrs et ne semblent pas destinés à le devenir. La couleur n’a pas la transparence qui fait voir la chair et le jus sous la première enveloppe. La mousse sur laquelle sont posés les fruits et la tablette de pierre qui les supporte, sont ce qu’il y a de mieux dans le tableau. mais aussi apprécié par des connaisseursJournal de Bruxelles, 7 août 1848, page 2 : L’annonce de la clôture de l’exposition de l’Hôtel-de-Ville, fixée à lundi 7 courant à trois heures, a engagé les souscripteurs habituels en retard, à visiter le salon ; la commission a pu acquérir ainsi un neuvième tableau, il représente un groupe de pêches et d’autres fruits dû au pinceau facile de Mlle Voordecker.. François Henri Voordecker, artiste peintre, né à Bruxelles le , qui épousa en 1871 à BruxellesBruxelles, acte de mariage n° 828 du 17 juin 1871. Les parents de la mariée étaient Pierre Charles François Joseph Penay et Elisabeth Renson, rentière, celle-ci résidant à Verviers. Les témoins du mariage étaient François Wauwermans, à Saint-Gilles, sans profession, Louis Renson, à Battice, propriétaire, Frédéric Closset, à Xhendelesse, négociant, et Théodore Penay, à Verviers, négociant. Il habitait alors au n° 4 de la rue de la Paille à Bruxelles, et cela depuis 1866. Léontine Caroline Joséphine Penay, rentière, veuveLéontine Penay était veuve de Gustave Edmond Boventer, professeur, né à Vaals, mort le 29 avril 1868 à Huy, âgé de 43 ans., née à Battice le et résidant à Huy. Il mourut à GeelGeel, acte de décès n° 310 du 12 septembre 1895. Franciscus Henricus Voordecker est mort le 12 septembre 1895 à huit heures du matin, dans la demeure de Hubertus Walschots, agriculteur, âgé de 42 ans. le . François Voordecker fut un peintre de genre et un portraitiste. Il exposait déjà en 1839, et en 1842, il exposa un tableau ambitieux qu'un critique jugea très sévèrementJournal L’Émancipation, politique, commerciale, religieuse et littéraire, 9 juillet 1842, page 2 : Monsieur François Voordecker a exposé un tableau d’histoire représentant : l’ordre donné par le prophète Jérémie à Soraius, fils de Nerias. (…) Nous croyons que M. Voordecker a voulu réaliser trop tôt une telle œuvre. pendant que d'autres critiques éreintaient également le jeune artisteJournal de Bruxelles, 6 septembre 1842, page 3 : M. François Voordecker, dont le père s’est fait un nom honorable dans un genre secondaire, exposa en 1839 une Charité. Aujourd’hui, il a fourni au salon un Christ au Tombeau (n° 662). Cet ouvrage pèche surtout par un ton général vert et livide qui couvre non-seulement le corps du Sauveur, mais l’œuvre tout entière. Nous ne pouvons que recommander des études sérieuses à M. Voordecker, s’il veut se tenir dans la route où il est entré et obtenir des succès réels dans la grande peinture historique..

En 1812, avec son épouse, Henri Voordecker habitaitAntoine Massin, Bruxelles, Qui est qui en 1812 : Henri Voordeckers (sic), 33 ans, époux de Jeanne Guldentop (sic), artiste peintre, domicilié section 8, Éperonniers, n° 300, né à Bruxelles, ainsi que Jeanne Guldentop, 33 ans, domiciliée section 8, Eperonniers 300, née à Alost et réside à Bruxelles depuis 1800. à la rue des Éperonniers. Ensuite, et depuis 1816 L'Echo du Parlement, dans son édition du 7 décembre 1861 relatant les funérailles d'Henri Voordecker, écrit également que C’est avec un sentiment de regret et de vénération que l’on visitait aujourd’hui l’atelier où Voordecker a travaillé pendant quarante-cinq ans, rue de la Putterie. Son dernier tableau, inachevé, se trouve encore sur le chevalet, et rien d’après le désir persistant de l’éminent et vieil artiste, n’avait été changé dans le local occupé par son atelier depuis près d’un demi-siècle., là où également son épouse expiraEn 1821, son épouse est morte à la rue de la Putterie, mais le numéro de maison donné est le n° 466., il habite et travaille à la rue de la Putterie, au n° 25. Il passa ainsi toute sa vie au cœur de Bruxelles, à deux pas de la Grand-Place.

Henry Voordecker est élève de Jean-Baptiste De Roy.

Il peint des paysages, des animaux et des sujets domestiques simples. Au Salon de Bruxelles de 1813, il obtient un prix d'encouragement pour son tableau Un coup de vent au coucher de soleil, sujet du paysage imposé aux artistes..

À partir de 1816, il devient un ami de Jacques-Louis David. En 1842, le roi et la reine des belges, ainsi que la reine d'Angleterre, lui font d'honorables commandes. La reine Victoria avait notamment acheté un tableau, représentant des pigeonsVoyez ., pour l'offrir à son mari le prince Albert à l'occasion de son anniversaire le . En 1841 également, le Journal de BruxellesJournal de Bruxelles, 8 mars 1841 mentionne que le Roi et la Reine ont visité l'exposition de la Société royale de Philanthropie, au temple des Augustins. LL.MM. ont été reçues par M. le bourgmestre Van Volxem (...). Dans la galerie de tableaux dont M. Navez a fait les honneurs, S. M. a examiné les productions de nos artistes avec une bienveillante attention : celles de MM. Voordecker, Bovie, Marneff, Delvaux, etc., ont attiré particulièrement l'attention des augustes visiteurs. Lors du Salon de Bruxelles de 1857, la grande-duchesse Marie Nikolaïevna de Russie acquiert une de ses œuvres..

Henry Voordecker meurtBruxelles, acte de décès n° 5499. Du quatrième jour du mois de décembre l’an mil huit cent soixante-et-un, à dix heures du matin, Acte de décès de Henri Voordecker artiste peintre, chevalier des ordres de Léopold et de la Couronne de chêne des Pays-Bas, décédé le trois du mois à quatre heures du matin, rue de la Putterie, s(ecti)on 7, n° 25, âgé de quatre vingt deux ans, trois mois, neuf jours, né à Bruxelles, domicilié même maison, veuf de Marie Jeanne Guldentops, fils de Pierre Voordecker et d’Agnès Rega, conjoints décédés. Sur la déclaration de Jean François Wauvermans, gendre négociant, âgé de cinquante sept ans, et de François Voordecker, fils, artiste peintre, âgé de quarante trois ans, domiciliés en cette ville et ont signé. Dont acte dressé en la Maison communale par Nous, soussigné, Henri Vandermeeren, Officier de l’Etat Civil de la Ville de Bruxelles, duquel acte il leur a été donné lecture (suivent les signatures). le à Bruxelles à son domicile de la rue de la PutterieVoyez le lien ..