Les droits des personnes LGBTQ en Eswatini ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population. Les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont illégales en Eswatini, bien que cette loi ne soit pas appliquée dans la pratique. Selon le rapport de 2021 Human Rights Practices Report du département d'État américain .face à des comportements discriminatoires, au harcèlement et parfois même de la violence. Pour cette raison la plupart ne font pas de coming out et restent cachés, ou déménagent en Afrique du Sud. Les personnes LGBTIQ+ font face également à un taux élevé d'infection par le HIV, l'Eswatini a le taux de prévalence de le plus élevé au monde, avec 27% de la population infectée..

Malgré tout, l'Eswatini est bien plus tolérant sur les questions LGBTIQ+ que la plupart des pays africains..

La première marche des fiertés du pays s'est déroulée en ...

Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe La sodomie est un crime en vertu de la section 252(1) de la constitution du royaume d'Eswatini, dérivant des principes et règles du Droit romano-néerlandais, appliqués en Estwatini depuis le . Ces règles et principes sont toujours en vigueur depuis le , jour de l'indépendance de l'eswatini et appliqués sous le nom de .. Les infractions au titre de cette loi sont passibles de la peine de mort ou d'une peine moins lourde à la discrétion du tribunal..

Dès le milieu du , la sodomie en Afrique du Sud est définie par ses tribunaux comme étant des

Cette définition étroite laissait de côté des relations résiduelles qualifiées de « relations sexuelles contre nature et prohibées », qualifiées d'infractions contre nature, incluant a minima des relations sexuelles entre hommes sans qu'il y ait pénétration anale, la common law n'étant pas claire sur ce point, et n'ayant apparemment jamais inclus les actes sexuels entre femmes. On ne sait pas si ces développements en Afrique du Sud ont eu une répercussion sur la common law d'Eswatini

L'association internationale Lesbian, Gay, Trans and Intersex (ILGA) affirme que la définition de la sodomie dans le pays est la même que celle de l'Afrique du Sud et que les actes sexuels entre personnes de même sexe sont légaux.. La seule façon d'abroger la loi sur la sodomie du pays est de passer par les tribunaux. En , après l'abrogation de la loi sur la sodomie du Botswana, un éditorial demande à l'Eswatini à faire de même. Cependant, l'éditorial note que les différences entre les deux pays - le Botswana étant une démocratie et l'Eswatini étant une monarchie absolue avec un très mauvais bilan en matière de droits de l'homme et où les partis politiques sont interdits - qu'il y a très peu de possibilités de discussion et de débat..

La loi sur la sodomie n'est en pratique pas appliquée. Le ministère de la Justice a répété de nombreuses fois que sa politique n'est pas de poursuivre les relations sexuelles consenties entre personnes de même sexe. Les groupes de défense des droits LGBTIQ+ se sont toutefois montrés critiques de cette approche affirmant que

À la suite de l'abrogation de la loi sur la sodomie au Botswana en , un éditorial du site web de droits humains Swazi Media Commentary, republié dans AllAfrica, a lancé un appel à l'Estwatini pour en faire autant. L'éditorial note toutefois que les différences entre les deux pays, le Botswana étant une démocratie alors que l'Estwatini est une monarchie absolue ne laissaient pas présumer favorablement d'un tel changement en Estwatini. L'auteur, Richard Rooney a pointé que l'Eswatini dispose d'un standard peu élevé en matière de droits humains, et les partis politiques sont interdits. En conséquence, il est d'avis qu'il y a peu de chance qu'il y ait des débats et des discussions comme au Botswana [Republished from: Richard Rooney (13 juin 2019) "Time for Swaziland to Follow Botswana's Lead and Decriminalise Gay Sex", Swazi Media Commentary: Information and commentary in support of human rights in Swaziland]. Le monarque du royaume a la réputation d'être fortement opposé à l'abrogation de la loi anti-sodomie, il a été rapporté qu'il a décrit l'homosexualité comme étant « satanique »Swaziland government reaches out to gays Mambaonline.com. Comme le monarque doit obligatoirement autoriser toutes les lois passées par le parlement avant qu'elles ne soient appliquées, les tribunaux seront sans doute le lieu le plus approprié pour l'abrogation de la loi.

Reconnaissance des couples de même sexe Il n'y a pas de reconnaissance légale des relations entre personnes du même sexe...

Adoption Les couples de même sexe n'ont pas le droit d'adopter des enfants. En revanche, les parents adoptifs hétérosexuels peuvent être célibataires, mariés ou divorcés.

Protections contre les discriminations En 2012, le Mgwagwa Gamedze a rejeté l'appel du groupe de travail des Nations unies pour les questions LGBTIQ+ d'établir des lois visant à protéger les personnes LGBTIQ+Govt to decide on gay relationships The Swazi Observer. Gamedze a affirmé qu'il y avait si peu de personnes homosexuelles en Eswatini qu'il ne voyait pas la nécessité d'adopter une telle législation.

En , le Comité des droits de l'homme des Nations unies a soumis une série de questions au gouvernement eswatinien concernant les droits des personnes LGBTQI+. Le Comité souhaitait connaître les mesures mises en place pour « protéger les personnes contre la discrimination et la violence fondées sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre, notamment en matière de logement et d'emploi, et pour promouvoir la tolérance »Swaziland questioned over LGBTI rights Mambaonline.com. En outre, le Comité a remis en question l'adhésion de l'Eswatini au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui protège les activités sexuelles consensuelles privées entre adultes, et s'est dit préoccupé par le fait que la violence contre les personnes LGBTQI+ est répandue.

Discours de haine L'article 10.2(2) sur la violence et les discours de haine des Directives de 2017 sur les services de radiodiffusion, publiées par la Commission des communications d'Eswatini (ESCCOM), stipule que « les titulaires de licences de services de radiodiffusion ne doivent pas diffuser de contenu qui, jugé dans son contexte, cautionne, encourage ou glorifie la violence ou des comportements illicites fondés sur la race, l'origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l'orientation sexuelle, l'âge ou un handicap mental ou physique. » Ces directives s'appliquent à tous les fournisseurs de services de radiodiffusion et de télévision.

L'article 8(1)(d) des Lignes directrices de 2022 sur la radiodiffusion (contenu) stipule que « Le titulaire de licence doit veiller à ce qu'aucune émission de sa station ne soit susceptible d'inciter à la violence, de perpétuer la haine ou de diffamer une personne ou une partie de la communauté, en raison de sa race, de son origine ethnique, de sa nationalité, de son sexe, de son orientation sexuelle, de son âge, de son handicap, de sa religion ou de sa culture. » Ces lignes directrices s'appliquent à tous les radiodiffuseurs et fournisseurs de services de contenu.

Notes et références

Catégorie:Droit LGBT en Eswatini