Les droits des personnes LGBTQ dans les États fédérés de Micronésie ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population. Les couples de même sexe ne sont pas éligibles aux mêmes protections juridiques que les couples mariés hétérosexuels, car le mariage et les unions civiles entre personnes de même sexe ne sont pas reconnus. En revanche, la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle est illégale depuis 2018.
En 2011, la Micronésie signe la déclaration conjointe sur la fin des actes de violence et des violations des droits de l'homme liées à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre aux Nations unies, condamnant la violence et la discrimination à l'encontre des personnes LGBT.
Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe Les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe ont toujours été légales. La majorité sexuelle est de , indépendamment du genre et de l'orientation sexuelle.
Reconnaissance des couples de même sexe Il n'existe aucune forme de reconnaissance pour les couples de même sexe, que ce soit en union civile ou mariage.
Les lois sur le mariage à Kosrae supposent que les partenaires sont de sexes différents. L'article 16.101 stipule : « Un mariage célébré dans l'État est valide si : (a) L'homme au moment du mariage est âgé d'au moins dix-huit ans et la femme d'au moins seize ans, et, si la femme est âgée de moins de dix-huit ans, le mariage a le consentement d'au moins l'un des parents de la femme ou de son tuteur ; [...]". Un propos similaire se trouve dans le Chuuk State Code.
La Constitution de Pohnpei ne traite pas du mariage, mais sa section sur les « obligations familiales » stipule: « Pour renforcer et maintenir de bonnes relations familiales à Pohnpei, selon les besoins, cette Constitution reconnaît et protège la responsabilité et l'autorité des parents sur leurs enfants».
Protections anti-discrimination Les États fédérés de Micronésie possèdent une loi anti-discrimination qui inclut l'orientation sexuelle, mais pas l'identité de genre ni le statut intersexué. Ainsi, les personnes gays, lesbiennes et bisexuelles sont protégées contre la discrimination dans l'emploi, l'éducation, les soins de santé et d'autres domaines de la vie publique, mais pas les personnes transgenres et intersexes. Selon un article de 2015 du département d'État des États-Unis, .
En 2016, la Micronésie reçoit des recommandations de cinq pays pour interdire la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle et l'identité de genreMICRONESIA: A DIVERSE REGION WITH DIVERSE LGBTI LAWS. En , le Congrès micronésien adopte la CB 20-258, qui met à jour la loi anti-discrimination du pays pour inclure l'orientation sexuelleAn Act TO AMEND SECTION 107 OF TITLE 1 OF THE CODE OF THE FEDERATED STATES OF MICRONESIA (ANNOTATED), FOR THE PURPOSE OF PROHIBITING DISCRIMINATION BASED ON SEXUAL ORIENTATION, AND FOR OTHER PURPOSES. Le projet de loi, présenté par le président Wesley Simina, reçoit le soutien de trois des quatre États (Chuk, Pohnpei et Yap, mais pas Kosrae).
L'article 107 du chapitre 1 du Code des États fédérés de Micronésie se lit comme suit :
Article 107. Discrimination fondée sur la race, le sexe, l'orientation sexuelle, la langue ou la religion ; Protection égale. Aucune loi ne sera promulguée si elle est discriminatoire à l'encontre d'une personne en raison de sa race, de son sexe, de son orientation sexuelle, de sa langue ou de sa religion, et l'égale protection des lois ne sera pas refusée.
Identité et expression de genre La Micronésie ne prévoit pas de procédure administrative ou juridique permettant aux personnes transgenres de faire reconnaître leur genre identifié dans les documents officiels.
Selon les estimations de 2017 de l'ONUSIDA, environ 4,2 % de la population transgenre micronésienne était séropositiveCountry factsheets: MICRONESIA (FEDERATED STATES OF) 2017.
Service militaire Il n'existe pas d'armée active dans les États fédérés de Micronésie, bien qu'en cas de besoin, les États-Unis soient responsables de sa défense par accord mutuel.
Conditions de vie
Histoire Dans la culture micronésienne, il n'existe pas d'identité homosexuelle au sens occidental du terme, même si des pratiques sexuelles entre personnes de même genre peuvent exister.
En 1989, l'anthropologue Ward rapporte le cas d'une jeune fille sur l'île de Pohnpei nommée Maria qui se comportait en garçon et recherchait des filles. Sa famille et ses voisins organisent une réunion où il est décidé que cette personne serait dorénavant reconnue comme garçon. On renomme la personne Mario et on la coiffe et l'habille comme un garçonZimmermann, Bonnie (2015) Encyclopedia of Lesbian Histories and Cultures, Routledge.
Les îles de Chuuk ont un terme autochtone pour désigner des personnes assignées femmes qui se comportent comme des hommes : les , similaires au mahu à Hawaï et en Polynésie française.
En , le premier événement et défilé de fierté du pays a eu lieu dans l'État de PohnpeiMicronesia senator wants to ban trans people working for government.
Opinion publique La société micronésienne tendant à être conservatrice, les personnes LGBT sont discrètes. Les démonstrations d'affection ouvertes entre partenaires de même sexe peuvent offenser. Les débats et les discussions sur des sujets LGBT tendent à rester confidentiels.
La Human Truth Foundation classe la Micronésie au rang pour les droits des LGBT. Ce classement est semblable à d'autres pays du Pacifique, tels que Palau (86), Nauru (87) et les îles Marshall (88)LGBT Rights Across the World, Which are the Best and Worst Countries?.
En 2006, un pasteur évangélique de l'Armée du salut servant comme pasteur en Micronésie a dénoncé l'homophobie et la thérapie de conversion et a déclaré sa conviction que l'orientation sexuelle était prédéterminée.
Statistiques Selon les estimations de 2017 de l'ONUSIDA, il y avait environ 340 hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) dans le pays.
Notes
Références
Micronésie Catégorie:Politique dans les États fédérés de Micronésie Catégorie:LGBT en Océanie Micronésie