Adèle Blais, née le à Montréal (Canada), est une artiste peintre-collagiste québécoise. Elle utilise une technique mixte pour la réalisation de ses œuvres, combinant peinture acrylique et collage. Décrit par un critique new-yorkais comme du « neo pop happy »., son style artistique grandement influencé par son enfance marie la peinture et les collages texturés, incluant l’ajout de mots. et donnant un aspect littéraire à ses œuvres. Les couleurs sont obtenues à l’aide de multiples couches de peinture superposées et les formes sont fortement appuyées par des lignes contour noires qui sont omniprésentes, donnant un résultat ressemblant à un casse-tête assemblé...

Biographie

Enfance Née à Montréal (Canada), elle arrive à Sherbrooke à l’âge d’un an. Élevée par sa mère monoparentale, elle grandit dans un milieu empreint de liberté où la différence est encouragée et cultivée. et qui aura par la suite une grande influence sur son œuvre..

Carrière artistique L’artiste autodidacte. Adèle Blais pratique son art depuis 2004., d'abord à Montréal, où elle commence sa carrière artistique professionnelle et où elle vivra pendant vingt années pour ensuite revenir vivre à Sherbrooke en 2013. Ses œuvres ont été exposées à Hong Kong, Londres, Stockholm, New York, San Francisco, Miami, La Nouvelle-Orléans, Toronto, Montréal et Sherbrooke..

Représentant majoritairement des personnages féminins, c’est à la fin de l’année 2017 qu’elle se concentre sur les portraits de femmes avec sa série « Les sublimes ». Cette série est mise en avant en 2018 dans le livre auto-édité Les sublimes. Hommage aux femmes qui ont osé et c’est l’autrice sherbrookoise Nathalie Plaat, également psychologue et chroniqueuse au journal Le Devoir, qui assure l’écriture des textes poétiques accompagnant les œuvres... Dès lors, l’égalité des genres et les enjeux sur la place des femmes dans l’Histoire sont au cœur de la démarche artistique d’Adèle Blais.

C’est aussi en 2018 qu’elle débute sa série d’œuvres « FORTES » avec, toujours, les femmes et leur histoire comme point central et dont plusieurs sont les vedettes d’un second livre auto-édité du même nom en 2021. L’autrice et historienne de formation d’origine française Sophie Baudeuf signe les textes biographiques accompagnant les œuvres et Blais y signe les textes relatant sa propre histoire ainsi que son processus créatif...

Le style et de la démarche de l’artiste influence et inspire de nombreux jeunes et professeurs qui s’en inspirent pour faire des ateliers « À la manière d’Adèle Blais ». D’ailleurs, en 2024 naît une collaboration avec la médiatrice culturelle Sophie Chabot, qui s’inspire de sa démarche artistique afin de réaliser le projet « Les portes qui parlent ». À la manière d’Adèle Blais, des élèves sont amenés à faire le portrait d’aînés, favorisant les rencontres intergénérationnelles à travers l’art.

Au début 2025, Adèle Blais collabore avec la chanteuse Marie-Annick Lépine afin de créer l’œuvre « Le cœur est un rêveur ». L’œuvre orne la pochette de l’album du même nom de la chanteuse. Cette œuvre est remplie de clins d’œil à son défunt amoureux, le chanteur du groupe Les Cowboys fringants, Karl Tremblay.

Le , à l’occasion de la Journée internationale des femmes, Blais lance l’application mobile en réalité augmentée « Adèle Blais – Peindre l’Histoire », une autre façon pour elle de contrer l’oubli collectif. Une sélection de collaboratrices de renom participent au projet, telles que Marion Cotillard, Dominique Michel, Christine Beaulieu, Marie-Annick Lépine, Ingrid Falaise, Pascale Bussières, Caroline Dhavernas et bien d’autres parmi les narratrices ou autrices.

En , après avoir posé une question dans le cadre du programme de recherche citoyenne ENGAGEMENT du Fonds de recherche du Québec (FRQ), Blais se voit octroyer une subvention afin de former un duo avec la chercheuse universitaire Audrey Bélanger, Ph.D. En collaboration avec l'Université Laval, le duo fera sa recherche autour de la coconstruction et l’expérimentation d’un dispositif mariant arts visuels, culture et éducation visant à donner sens au rôle de « passeur culturel » de futures personnes enseignantes du secondaire.

Le , l’artiste inaugure la murale FORTES en plein cœur du centre-ville de Sherbrooke. Le projet, réalisé avec la collaboration du muraliste Serge Malenfant, met en lumière onze portraits de femme qui sont également intégrés à l’application mobile en réalité augmentée « Adèle Blais – Peindre l’Histoire ».

Bien que l’artiste anime ou participe à des conférences, ateliers et présentations devant public depuis plusieurs années, on note que ces activités se font de plus en plus fréquentes, en particulier au sein de collaborations avec l’Université de Sherbrooke et l’Université Laval..

Vie personnelle Elle est la conjointe de , un ancien patineur de vitesse, champion canadien de sprint qui a aussi fait partie de l’équipe canadienne de longue piste. Sa famille compte également sa grand-mère Claire Rochon Blais (1915-2018), femme d’affaires et première femme francophone à se faire élire au conseil municipal de Sturgeon Falls (Nipissing Ouest) en 1973, son oncle Jean-Jacques Blais, avocat également ancien député et ministre fédéral sous le gouvernement de Pierre Elliott Trudeau, et son grand-oncle Jean Éthier-Blais (1925-1995), écrivain, critique littéraire, diplomate et professeur, considéré comme l’un des grands écrivains de la littérature franco-ontarienne et québécoise.

Références

Liens externes

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