Christophe Barthès, né le à Carcassonne (Aude), est un agriculteur et homme politique français.
Membre du Front national (FN) devenu Rassemblement national depuis 2018, il est élu député dans la circonscription de l'Aude lors des élections législatives de 2022.
Il est également conseiller régional du Languedoc-Roussillon puis d'Occitanie depuis 2010, réélu en 2015 puis en 2021, et conseiller municipal de Trèbes de 2014 à 2022.
Lors des élections municipales de 2026, il est élu maire de Carcassonne.
Biographie Christophe Barthès naît le à Carcassonne..
Parcours politique Débuts en politique Issu d'une famille de droite originaire d'Algérie française, Christophe Barthès s'initie à la politique auprès de sa mère, cadre locale du RPR. À ses côtés, il participe aux campagnes de Raymond Chesa, qu’il décrit comme son modèle d’homme politique. En 1993, il prend part à l’élection à l’Assemblée de Gérard Larrat. Proche de la mouvance de Charles Pasqua, il quitte le RPR en 1997, troublé par la dissolution de l'Assemblée nationale par Jacques Chirac en laquelle il voit un visant à sa réélection..
Christophe Barthès adhère à l'Union pour un mouvement populaire (UMP) pendant moins d'un an. Il vote Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle de 2002, puis adhère au Front national en 2007.
Fonctions d'élu local Il est candidat et élu aux régionales pour le FN en 2010 sur la liste de France Jamet., en 2015 sur la liste de Louis Aliot. et enfin en 2021 pour le RN sur la liste de Jean-Paul Garraud.. À la région, il siège aux commissions « Agriculture, agroalimentaire et viticulture » et « Eau et prévention des risques »..
Aux élections départementales, il se porte candidat dans le canton de Peyriac-Minervois en 2011, supprimé par la réforme territoriale, puis dans le canton de la Montagne d'Alaric en 2015 et 2021, mais le binôme qu'il forme avec Régine Pont est battu par celui présenté par le Parti socialiste.
Il est candidat aux élections municipales à Trèbes en 2014 et est élu conseiller à cette occasion. Il est réélu en 2020.
Il est également candidat pour le RN aux sénatoriales de 2020., mais n'est pas élu.
Le soir des attaques du 23 mars 2018 à Carcassonne et Trèbes, Christophe Barthès signe un communiqué intitulé « Vivre ensemble : des morts, des morts, des morts ».. Quinze jours après, il est à l’initiative d’un rassemblement à Carcassonne pour rendre hommage aux victimes. Il attribue à la gauche locale, au pouvoir dans la région, une part de responsabilité, invitant le président de Carcassonne Agglo à s’intéresser : Mediapart évoque .
En décembre 2018, après les inondations d'octobre dans l'Aude qui font quinze morts, dont six à Trèbes, il crée le comité associatif des victimes des inondations de Trèbes, dans lequel il prétend représenter les familles de victimes. Il accuse l’équipe municipale d’avoir et dépose plainte en février 2020 contre le maire de Trèbes pour « homicide involontaire et mise en danger d’autrui », un mois avant l’élection municipale à laquelle il s’est aussi porté candidat.
Élection au mandat de député Le , lors des élections législatives de 2022, il remporte le second tour de la première circonscription de l'Aude avec 53,56 % des voix. Il est élu député et succède à Danièle Hérin (LREM), alors que le Rassemblement national remporte les trois circonscriptions du département.. Il était également candidat dans cette circonscription en 2017 et s'était incliné au second tour avec 41,35 % des suffrages..
En dehors de la politique, Christophe Barthès est agriculteur et viticulteur.
Il est assigné aux Prud'hommes par son ex-collaborateur parlementaire, licencié en juin 2023., qui obtient en novembre 2024 sa condamnation au versement de deux mois de salaire.
Il lance dans l'Aude en octobre 2023 le « RPR » avec une dizaine d'élus LR. Le lancement de ce micro-parti, qui autorise la double adhésion, vise à attirer vers le RN d'anciens cadres locaux de la droite.
Le 7 juillet 2024, il est réélu député de l'Aude lors du second tour des élections législatives anticipées dans la première circonscription de l'Aude avec 61,44 % des voix.. Son suppléant est Édouard Jordan, conseiller municipal de la majorité municipale de Carcassonne, exclu du parti Les Républicains dont il était le secrétaire départemental..
Élections municipales de 2026 En , Christophe Barthès annonce sa candidature pour briguer la mairie de Carcassonne en 2026.. Le , sa liste l'emporte dans une triangulaire au second tour avec 40,4 % des voix..
Christophe Barthès annonce le 30 avril de la même année la fin de la mise à disposition gratuite des locaux municipaux de la Bourse du travail pour quatre syndicats de salariés (CFDT, Sud-Solidaires, CGT et FSU). Au cours de la même période, la municipalité résilie également la subvention et le local de la Ligue des droits de l'homme à la suite d'un recours en justice de cette dernière contre un arrêté anti-mendicité.
Prises de positions
Climato-dénialisme En avril 2023, dans les colonnes du journal Le Monde, Christophe Barthès tient des positions relativisant l'origine anthropique du dérèglement climatique : , amenant Le Monde à considérer que les sujets environnementaux restent des . L'argumentaire du député vise à opposer le au des scientifiques..
Habitué à publier sur les réseaux sociaux des commentaires moquant les écologistes, Christophe Barthès met à nouveau en cause en janvier 2024 l'existence du réchauffement climatique et l'expertise des scientifiques du GIEC en raison d'un record de froid enregistré en Suède. Le HuffPost relève à ce sujet que la confusion entre météo et climat est courante dans les milieux climatodénialistes..
Mendicité Le dimanche 29 mars 2026, à peine élu maire, il prend un arrêté anti mendicité dés son entrée en fonction. Lors de la signature, il se met en scène, laquelle n'est pas sans rappeler celle de Donald Trump.
Affaires judiciaires et polémiques
Insultes sexistes Le , avec les deux autres députés RN de l'Aude Frédéric Falcon et Julien Rancoule, il pose à Narbonne devant une pancarte sur laquelle est indiqué , insulte misogyne adressée aux élues écologistes Sandrine Rousseau et Marine Tondelier. La photo est prise par le délégué départemental RN de l'Aude, Maxime Bot. Cette première indique avoir effectué le 29 janvier , après avoir déposé plainte contre ces propos sexistes....
Intimidation de journaliste En 2024, le journal L'Indépendant rapporte que les trois candidats RN Julien Rancoule, Frédéric Falcon et Christophe Barthès, furieux que leur parti soit qualifié , ont pris à partie l'un de ses journalistes et mis fin à une conférence de presse..
Intimidations de mobilisations lycéennes
Le 31 mars 2026, L'Humanité dévoile que Christophe Barthès a infiltré un groupe Instagram de lycéens afin de les dissuader de mener une action militante dans le cadre d'une mobilisation intersyndicale et leur a envoyé un message menaçant . L'intéressé nie être l'auteur du message, prétextant un faux compte, avant que son adjoint ne le démente. Il affirme ensuite avoir agi pour prévenir une « menace à la bombe », en raison de l'utilisation d'un émoji dynamite dans la conversation, mais le journal Libération rapporte que l'émoji a été utilisé après le message du maire.
En réponse aux prises de positions polémiques et aux premières décisions du maire (arrêté anti-mendicité ; retrait du drapeau européen ; intimidation de jeunes lycéens…), un collectif de jeunes voit le jour le 31 mars au soir. Le collectif Nous Carcassonne comptabilise, en quelques jours seulement, plus de 700 adhérents. En réponse aux décisions et aux prises de position du maire le collectif saisit la Ligue des Droits de l’Homme pour l’annulation de l’arrêté anti-mendicité et pour intimidation de lycéens et donc atteinte aux droits de manifester et de liberté d’expression.
Proximité avec un policier raciste et misogyne
Début septembre 2026, le journal Midi libre rend public un enregistrement d'un policier municipal de Carcassonne, militant du Rassemblement national et membre du service d'ordre de ce parti, tenant des propos violemment racistes et misogynes. Cela provoque « un scandale national ». Le policier en question est un « proche de Christophe Barthès ». Les propos datent de fin 2025, et un rapport avait été remis au maire Christophe Barthès en mai 2026, qui n'avait alors pris aucune sanction. Après la révélation publique de l'affaire, le policier est finalement suspendu.
Murage par erreur d'un immeuble
Le 8 septembre 2026, Christophe Barthès participe au murage de l'entrée d'un bâtiment qu'il présente comme un squat. Il s'avère que l'adresse n'était en fait pas la bonne, et les employés municipaux sont ensuite obligés de démolir le mur.
Synthèse des résultats électoraux Élections législatives Année Parti Circonscription Issue Voix % Rang Voix % Rang2017 FN de l'Aude 22,82 41,35 2022. RN 32,80 53,56 2024. 49,33 61,44
Élections municipales Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
AnnéeListeCommune Sièges obtenusVoix%RangVoix%Rang2014Résultats officiels pour la commune Trèbes FN-RBM Trèbes 684 22,05 745 23,36 2020Résultats officiels pour la commune Trèbes RN 639 25,70 2026 Carcassonne 34,52 40,40
Élections sénatoriales Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste. Année Partis Département Voix % Rang Issue2020. RN Aude 61 5,54
Élections cantonales et départementales AnnéePartiCantonBinômeIssueVoix%RangVoix%Rang2011Résultats des élections cantonales de 2011 dans le canton de Peyriac-Minervois FN Peyriac-Minervois 776 14,25 2015Résultats dans le canton de Trèbes sur le site du ministère de l'Intérieur. Trèbes Danièle Esposito (FN) 39,27 46,88 2021Résultats dans le canton de la Montagne d'Alaric sur le site du ministère de l'Intérieur. RN Montagne d'Alaric Régine Pont (RN) 37,03
Références
Voir aussi Articles connexes Liste des députés de l'Aude Liste des députés de la législature de la Cinquième République
Liens externes
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