Marie-Charlotte Garin, née le à Vernon (Eure), est une femme politique française.
Membre du parti Les Écologistes, elle est élue une première fois députée de Lyon dans la troisième circonscription du Rhône le , où elle avait été investie par la NUPES.
Son mandat se terminant prématurément le du fait de la dissolution parlementaire décidée par Emmanuel Macron, elle est investie par le Nouveau Front populaire dans la même circonscription pour les élections législatives anticipées qui s'ensuivent. Elle est réélue dès le premier tour, le .
Elle est particulièrement engagée sur les sujets concernant les sans-abris et les droits des femmes.
Situation personnelle et carrière professionnelle Jeunesse et études Marie-Charlotte Garin naît le à Vernon.. Fille d'un journaliste et d'une secrétaire d'ambassade., elle est issue d'une fratrie de cinq enfants et passe une partie de son enfance à Chypre avant que sa famille ne s'installe en Ardèche.
Elle est admise à l'Institut d'études politiques de Paris en 2013. Elle y copréside une association de solidarité pour les sans-abris et les réfugiés, et y obtient un master en développement international.
Parcours professionnel Marie-Charlotte Garin commence sa carrière au sein de l'ONG Handicap International, qu'elle intègre en 2018 et où elle est chargée de projet « Genre et handicap ».. Elle y rencontre Grégory Doucet, futur maire de Lyon, rejoint Europe Écologie Les Verts en 2019, et milite lors de la campagne des municipales de 2020. À la suite des élections, elle devient collaboratrice du groupe Les Écologistes au conseil municipal de la même ville, avant d'être nommée directrice de cabinet de la mairie du arrondissement de Lyon un an après...
Parcours politique Députée de la Élection et prise de fonctions
Lors des élections législatives de 2022, alors inconnue dans le paysage politique lyonnais, elle est investie dans la troisième circonscription du Rhône par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale.
Selon Rue89Lyon, elle . Régulièrement décrite comme emblématique de la « génération climat », elle se présente comme , écoféministe, et déclare vouloir faire de la planification écologique sa priorité..
Arrivée en tête au premier tour avec 43,68 % des suffrages exprimés., elle est élue députée au second tour avec 54,79 % des voix face à Sarah Peillon (LREM)..
Mandat Le , à l'occasion de la séance inaugurale de la , elle porte symboliquement dans l'hémicycle la robe qui avait valu à Cécile Duflot des sifflements jugés sexistes de la part de plusieurs députés, le , revendiquant ainsi un héritage féministe...
En juillet, avec sa collègue Ségolène Amiot, elle interpelle la Première ministre Élisabeth Borne quant à la présence de ministres tenant des propos qu'elle estime homophobes au sein du gouvernement, visant notamment les déclarations de Caroline Cayeux..
Au cours de l'année, elle est également chargée, aux côtés de la sénatrice Mélanie Vogel, d'un travail parlementaire sur le traitement des violences sexistes et sexuelles en politique, en vue d'aboutir à des propositions législatives..
En , avec deux autres députés écologistes (Sandrine Rousseau et Sébastien Peytavie), elle dépose une proposition de loi visant à instaurer un congé menstruel de treize jours par an, qui serait entièrement pris en charge par l'assurance maladie et sans délai de carence...
En , dans le cadre d'une proposition de loi sur l'accès des femmes aux postes à responsabilités dans la fonction publique, l'Assemblée nationale adopte son amendement visant à imposer la parité dans les cabinets ministériels et au cabinet de la présidence de la République.. ..
En , elle passe une nuit au gymnase de l'école élémentaire Mazenod dans le arrondissement de Lyon, qui accueille des familles sans-abri, afin d'alerter sur la situation des familles à la rue et de protester contre le rejet par le gouvernement de deux amendements, dont le sien, visant à créer dans le projet de loi de finances pour l'année 2024.. Elle interpelle également à ce sujet la Première ministre Élisabeth Borne dans une lettre cosignée par une cinquantaine de parlementaires de la NUPES, ainsi que des députés de la majorité (MoDem, Horizons et Renaissance)...
En , elle fait partie des huit parlementaires de gauche qui passent une nuit dans un campement de familles sans abri installé dans le par l'association Droit au logement...
Députée de la Élection et prise de fonctions
Appelant à l'union des partis de gauche lors de la campagne pour les élections législatives anticipées, elle soutient la coalition formée le ... Réinvestie dans la troisième circonscription du Rhône par Les Écologistes au sein du Nouveau Front populaire.., elle organise à Lyon, le , le premier rassemblement électoral de la coalition...
Le , elle est réélue dès le premier tour avec 51,51 % des suffrages exprimés...
Mandat depuis 2024 En , le rectorat de Lyon ouvre une enquête envers une institutrice après qu'elle a remis à Marie-Charlotte Garin une banderole réalisée par ses élèves appelant à . L'enquête porte sur des soupçons de manquement à l'obligation de neutralité de l'enseignante...
Elle reprend sa mission d'information parlementaire avec Véronique Riotton (EPR) entamée en et remet leur rapport sur la définition pénale du viol début 2025Rapport sur la définition pénale du viol, n° 792, déposé le mardi 21 janvier 2025 : leurs préconisations visent en particulier à expressément ajouter le consentement des personnes dans la définition pénale des agressions sexuelles dont fait partie le violCes députées veulent changer la définition pénale d’un viol et ajouter la notion de non-consentement, ouest-france.fr, 21 janvier 2025, par Pierrick BaudaisCe que contient le rapport parlementaire sur la définition du viol, lepoint.fr, 21 janvier 2025, par Juliette Vignaud : "Le critère du non-consentement a donc été ajouté à la définition, tout en conservant les éléments déjà en vigueur"Lyon. La députée Marie-Charlotte Garin veut changer la définition du viol, voici pourquoi , actu.fr, 28 janvier 2025, par Julien Damboise, Marie-Charlotte Garin dépose le , toujours avec Véronique Riotton, une proposition de loi transpartisane visant à modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles pour y intégrer la notion de non-consentement. La proposition de loi pour « modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles » est adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale le Définition pénale du viol : "la notion de non-consentement permettra de mieux couvrir l'ensemble des situations", francebleu.fr, 2 avril 2025, par Isabelle Gaudin et Philippe PeyreRapport n° 1181, au nom de la commission des lois sur la proposition de loi de Mmes Marie-Charlotte Garin, Véronique Riotton et plusieurs de leurs collègues visant à modifier la définition pénale du viol et des agressions sexuelles (842), déposé le mercredi 26 mars 2025, et aboutit à la loi n° 2025-1057 du LOI n° 2025-1057 du 6 novembre 2025 modifiant la définition pénale du viol et des agressions sexuelles, JORF n°0262 du 7 novembre 2025.
Elle est tête de liste « Avançons Ensemble » menée Bruno Bernard dans la circonscription de Lyon-Sud-Est aux élections métropolitaines de 2026. Sa liste remporte la circonscription, lui permettant d'être élue au conseil de la métropole, malgré la défaite des listes de Bruno Bernard contre les listes de droite et du centre sur l'ensemble de la métropole.
Synthèse des résultats électoraux Élections législatives Année Parti Circonscription Issue Voix % Rang Voix % Rang EELV (NUPES) du Rhône 43,39 54,79 Élue EELV (NFP) 51,51 Élue
Élections métropolitaines Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où elle est tête de liste. AnnéeListeCirconscription Sièges obtenusVoix%RangVoix%Rang 2026 LE-PS-PP-PCF--L'A-D!-G.s Lyon-Sud-Est 34,03 40,93 Publication
Références
Voir aussi Articles connexes Liste des députés du Rhône Liste des députés de la de la Cinquième République Liste des députés de la de la Cinquième République
Liens externes
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