thumb|upright=1.1|Plaque commémorative, rue Lauriston, en hommage aux victimes de la Gestapo française. Jugée parfois gênante pour les occupants contemporains de l'immeuble, elle est l'objet de brèves polémiques à la fin des années 2000. En 2014, elle disparaît même durant un trimestre au profit d'une plaque au texte plus neutre, avant d'être réinstallée à l'identique sur exigence de la mairie de Paris. vignette|Immeuble 93 rue Lauriston. La Gestapo française de la rue Lauriston, ou la Carlingue, est le nom donné à l'une des officines de la Gestapo française, installée au 93, rue Lauriston dans le arrondissement de Paris entre 1941 et 1944, durant l'occupation du pays par les forces armées du  Reich, et responsable de nombreuses exactions sous la direction d'Henri Lafont et de Pierre Bonny.

Historique

Ce groupe rassemble des membres du milieu, comme les truands Henri Chamberlin dit Lafont (leur chef) ainsi qu'Abel Danos, quelques anciens policiers révoqués, en premier lieu Pierre Bonny. D'autres anciens policiers révoqués se retrouvent également aux côtés des malfrats de la bande Lafont : Paul Maillebuau ainsi que des inspecteurs Bérard et Pehou, ces derniers étant probablement recrutés par Bonny lui-même, ou encore Jean Bernolles. Voir .. On compte également dans la bande l'ancien capitaine de l'équipe de France de football Alexandre Villaplane.. Les liens avec l'occupant leur permettent de nombreux trafics, avec des personnages louches tels que Joseph Joanovici.

Ils sont à l’origine de la Légion nord-africaine, engagée dans la répression contre les maquis à Tulle (voir répression contre les maquis de Corrèze).

Selon le policier à la retraite Henri Longuechaud, Henri Longuechaud, Conformément à l’ordre de nos chefs, page 58, cité par Maurice Rajsfus in (page 51).. Selon David Alliot, il est plus réaliste de parler de 300 collaborateurs réguliers de la Carlingue ; si l'on ajoute les collaborateurs ponctuels ou occasionnels, le nombre de 300 à 500 est vraisemblable.

Les principaux membres ont été jugés et condamnés à mort à la Libération.

Une officine parallèle a été créée en 1942 au 3-5, rue Mallet-Stevens après l'arrestation d'Éric et Hélène Allatini.

Le 3 bis place des États-Unis a par ailleurs servi de lieu de détention, d'exécution, de stockage et de réceptionSerge Garde, Valérie Mauro et Rémi Gardebled, Guide du Paris des faits divers. Du Moyen Âge à nos jours, Le Cherche Midi, 2004, p. 258..

Personnes liées au 93 rue Lauriston Georges Boucheseiche, sorti de prison par l'inspecteur Pierre Bonny pour en faire un agent de la Gestapo française, il rejoindra le gang des Tractions Avant ; Abel Danos, malfaiteur, membre du Milieu et agent de 1941 à 1944 ; Pierre Loutrel, plus connu sous le surnom de « Pierrot le Fou », ennemi public numéro 1 ; Corinne Luchaire, actrice française, et son père Jean Luchaire, patron de presse collaborateur, participent régulièrement à des soirées organisées par la Gestapo française ; Auguste Ricord, membre, principal fondateur et trafiquant de la French connection ; Alexandre Villaplane, ancien capitaine de l'équipe de France de football, trafiquant, il rejoint la Gestapo de la rue Lauriston. Raymond Monange, il fait son entrée dans la bande à Lafont et participera comme cadre à la création de la Légion nord-africaine. Adrien Estebeteguy., surnommé « la main froide » ou « le Basque »., bayonnais d'origine, qui finira assassiné par le docteur Petiot..

Références

Bibliographie Études et essais

. . . .

. (sur le carlingue Roger Griveau) Patrice Rolli, La Phalange nord-africaine (ou Brigade nord-africaine, ou Légion nord-africaine) en Dordogne: Histoire d'une alliance entre la Pègre et la Gestapo (-), Éditions l'Histoire en Partage, 2013, 189 pages (sur Alexandre Villaplane et Raymond Monange essentiellement)

Littérature . Pascal Pesnel, Comme si le hasard avait un sens - un journal intime de Marcel Petiot, Hello Editions, 2026

Filmographie Stella, film de Laurent Heynemann, 1983 Lacombe Lucien, film de Louis Malle, 1974 Le Bon et les Méchants, film de Claude Lelouch, 1974 93, rue Lauriston, téléfilm de Denys Granier-Deferre, 2004 La douleur, film d'Emmanuel Finkiel, 2017

Voir aussi Articles connexes Brigades spéciales La collaboration policière sous Vichy Légion nord-africaine Marché noir en France pendant la Seconde Guerre Mondiale Paris sous l’occupation allemande Gestapo de la rue de la Pompe

Documentaires La Carlingue, Affaires sensibles, France Inter,

Liens externes Le sort de 1421 criminels nazis, complices et collaborateurs dont Bonny, Lafont Gestapo française publié le par Mémoires de Guerre

Catégorie:Gestapo Catégorie:Régime de Vichy Catégorie:Collaboration en France pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Organisme fondé en 1941 Catégorie:Organisme disparu en 1944 Catégorie:Paris pendant la Seconde Guerre mondiale